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    A la Une: 20 jours pour convaincre

    Palais présidentiel de Dakar, Sénégal. Photo RNW.org/ Flickr/CC BY-ND 2.0

    C’est parti depuis hier au Sénégal pour la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 24 février.

    « Top départ pour 20 jours de promesses », s’exclame Walf Quotidien en première page.

    « Démarrage en fanfare », constate pour sa part Enquête.

    « Plein gaz vers le palais de la République pour un mandat aux relents de pétrole qui alimente toutes les convoitises, commente le quotidien dakarois. Depuis le quinquennat avorté, la guerre de tranchées est déclenchée avant la grande bataille du 24 février. Une précampagne pour jauger des forces prêtes à en découdre. Des adversaires qui s’effondrent dans les traquenards des justiciers de service. Des cols blancs qui sautent sur les mines des scandales politicofinanciers. Des innocents lynchés par les infox, des gouvernants pris en grippe dans les mailles fatales des réseaux sociaux. Les citoyens, en étau, sont pris en otage par une classe politique qui vocifère comme un tonneau vide et dont le tintamarre est amplifié par des media de bas étage. (…) Sacrilège !, s’exclame encore Enquête. Une élection présidentielle sans le PS et le Pds sur les gradins ou sur le banc de touche. Karim en exil et Khalifa au frigo, l’ombre de Wade planera comme un drone en rase campagne. A l’heure des choix ultimes, la classe politique aura révélé toutes ses facéties, conclut le quotidien dakarois : ancrage, transhumance, ralliement, virevolte, pirouette… bref, toutes les ruses, astuces aussi audacieuses que surprenantes qui présagent de joutes électorales animées par des prestidigitateurs. Après le déséquilibre des moyens et l’équilibre de la peur, osons espérer une campagne apaisée et pacifique. »

    Une élection dominée par les libéraux

    Il faut dire, précise Le Monde Afrique, qu’une « nouvelle configuration politique se dessine », dans le pays. En effet, « pour la première fois depuis l’indépendance, aucun des grands partis traditionnels ne participera au scrutin. (…) Exit le Parti socialiste (le PS), présent à tous les scrutins depuis l’indépendance du Sénégal en 1960. (…) Exit également le Parti démocratique sénégalais (le PDS) d’Abdoulaye Wade qui concourt au suffrage universel depuis l’ouverture au multipartisme en 1978, tout comme l’Alliance des forces du progrès (l’AFP) de Moustapha Niasse et le FSD-BJ de la famille Dièye qui ont brigué tous les scrutins depuis 2000. (…) Des cinq candidats qui se présentent devant le suffrage universel, trois sont héritiers du PDS, précise encore Le Monde Afrique. »

    Dernier en date, Madické Niang, exclu du parti en octobre 2018 pour s’être lancé en solo après l’invalidation de la candidature de Karim Wade. Pour autant, l’ancien avocat de Maître Wade revendique l’héritage de son mentor et défend un libéralisme social proche de celui de son mentor. Tout comme Madické Niang, le président sortant, Macky Sall, mais aussi Idrissa Seck étaient membres du Parti démocratique avant de créer leur organisation, respectivement l’APR et Rewmi. Une élection dominée donc par les libéraux.

    Deux nouvelles têtes

    « Face à eux, deux visages nouveaux, pointe Le Monde Afrique. Celui d’Ousmane Sonko et d’Issa Sall, tous deux pour la première fois devant le suffrage des Sénégalais. Le discours aux relents nationalistes d’Ousmane Sonko – encore inconnu du public il y a peu –, prône une rupture avec le système et semble séduire de plus en plus. Enfin dans cette nouvelle configuration, on trouve un parti d’obédience religieuse avec Issa Sall pour leader. Si au Sénégal, la religion n’a jamais été absente de la politique, c’est pourtant la première fois qu’un parti déclare son appartenance à une confrérie. »

    Alors dans cette configuration inédite, « que de supputations pour les analystes », estime le site d’information Senego. « La question fondamentale est comment obtenir la majorité absolue dans un trio de vainqueurs (potentiels) : Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko ou une échappée sociétaire d’un Madické Niang ou d’un Issa Sall qui fera le plein des voix des talibés moustarchidines. Le sortant Macky Sall est forcé au partage des voix, pointe encore Senego. Il ne disposera pas de la majorité absolue requise pour passer au premier tour. »

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