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    Inquiétudes sur la liberté de la presse en Ukraine

    Un studio de la chaine Souspilné média en Ukraine (capture d'écran). suspilne.media

    Une vague d'inquiétudes pour la liberté de la presse en Ukraine. A moins de deux mois d’une élection présidentielle très disputée. Le chef de la première chaîne de télévision publique « Souspilné » a été limogé la semaine dernière. Un renvoi sans prévenir, pour des raisons qui sont encore tenues secrètes. Il avait réformé la chaîne possédée par l’Etat pour la rendre indépendante du pouvoir politique. Beaucoup voient donc son renvoi comme un acte de censure. A-t-il vraiment été limogé pour des raisons politiques ? Pour en parler, Sébastien Gobert est notre correspondant à Kiev.

    Tout porte à le croire… Compte tenu du contexte de la campagne électorale, et des conflits qui ont opposé ce directeur, Zourab Alasania, à des anciens politiciens. Il a été renvoyé au mépris des procédures établies, par une décision prise à huis clos. Les seuls éléments qui ont filtré, c’est qu’on reproche à Zourab Alasania de ne pas suffisamment avoir couvert des évènements politiques où est apparu le Président, Petro Porochenko. La présidence dément avoir influencé la décision.

    L’onde de choc est assez importante, car la chaîne Souspilné est considérée comme l’une des grandes réformes qui a suivi la révolution de Maïdan de 2014. La télévision publique était auparavant la voix officielle du gouvernement. Un effort commun de la société civile et des donateurs internationaux étaient parvenus à la découpler du politique. L’idée étant de développer du contenu de qualité, objectif et équilibré, qui fasse de la chaîne publique un nouveau France 24, ou un nouveau BBC. Mais c’est peut-être aussi au titre de ces réformes de fond que Zourab Alasania aurait été limogé: certains lui reprochent des mauvaises décisions, même des erreurs financières. On ne sait pas encore pourquoi exactement il a été renvoyé. Mais l’affaire est prise très au sérieux en Ukraine.

    Elle a même poussé un groupe de journalistes indépendants à créer un groupe de lutte contre la censure d’Etat. Sur quoi cela peut-il déboucher?

    Oui, vous évoquez « l’Initiative 34 », en référence à l’article 34 de la Constitution de l’Ukraine, qui garantit la liberté d’expression. Pour l’instant, cela reste un groupe informel, mais ses inquiétudes sont relayées par de nombreux représentants de la société civile, même par le ministre des Affaires étrangères. Il faut noter que l’affaire intervient dans un climat délétère: les attaques, y compris les attaques physiques, se multiplient contre les tenants de la liberté d’expression en général, c’est-à-dire les journalistes, les groupes anti-corruption et les défenseurs des droits de l’homme. Le limogeage de Zourab Alasania, champion de l’indépendance des médias ces dernières années, est très mal accueilli.

    On dit de cette campagne qu’elle est la plus manipulée, et la plus chère de l’histoire de l’Ukraine depuis son indépendance en 1991. Cela peut expliquer ces pressions contre les journalistes. Voit-on d’autres risques sur le terrain?

    Il faut dire que l’enjeu de l’élection est considérable, dans un pays en guerre et en grave crise économique. Petro Porochenko veut être réélu, mais il fait face à plus de 30 candidats, un record. Et il est moins bien placé que l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko ou même un outsider, l’acteur Volodymyr Zelenskiy.

    La campagne est donc très tendue. La police nationale a rapporté plus de 100 incidents liés à la campagne, les candidats s’accusent déjà de fraudes en tout genre, et de pression sur les médias. Il est fort possible que Souspilné soit la nouvelle victime de la campagne électorale.

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