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    A la Une: Félix Tshisekedi en quête de légitimité

    Félix Tshisekedi, le nouveau président de la Republique démocratique du Congo, lors de sa prestation de serment à Kinshasa, le 24 Janvier 2019. REUTERS/OLIVIA ACLAND

    Le nouveau président congolais entame ce mardi 5 février sa première tournée à l’étranger. Elle le mènera en Angola, au Congo-Brazzaville et au Kenya. Selon un membre de son entourage cité par le site d’information Politico, « cette tournée consiste à relancer les relations avec ces pays avant le sommet de l’Union africaine prévu à la mi-février. »

    « Selon la présidence, précise Cas-Info, autre site d’information congolais, cette tournée devrait permettre au président de la République de consolider la coopération entre la RDC et ces pays partenaires. À noter que l’Angola et la République du Congo font partie des pays voisins de la RDC qui ont félicité Félix Tshisekedi pour son élection. Et Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, est le seul à avoir fait le déplacement de Kinshasa pour son investiture. »

    Composer avec ses voisins et renouer avec les Occidentaux

    En fait, analyse Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « auprès des pays de la région, Félix Tshisekedi peut trouver un appui pour consolider son pouvoir… et sa légitimité, très fragile en interne. »

    En effet, « le rapport de force est très défavorable pour l’actuel président, corseté par un appareil étatique entièrement noyauté par des proches du président sortant. Pour contourner le verrouillage du pays par le système Kabila, Félix Tshisekedi devra composer avec ses voisins, pointe Afrikarabia, et aussi renouer des relations de confiance avec les Occidentaux. Un revirement qui sera délicat pour le nouveau camp présidentiel qui a fustigé l’ingérence étrangère dans le processus électoral et qui a accusé son concurrent Martin Fayulu d’être le candidat de l’Occident et du monde des affaires. Mais Félix Tshisekedi n’a plus le choix, relève encore Afrikarabia. Une fois installé dans le fauteuil présidentiel, la carte du soutien régional et international constitue sans doute la seule option du président congolais pour s’imposer à la tête de l’Etat congolais… et tenter d’y rester. »

    Vers un audit des comptes publics ?

    Il est vrai que le nouveau président de la RDC est corseté autant sur le plan politique que financier… En effet, relève Le Potentiel à Kinshasa, « le mal est profond. Et on a en mémoire les révélations du professeur Luzolo Bambi, conseiller spécial de Joseph Kabila en charge de la lutte contre corruption, qui faisait état l’année dernière d’une fuite des recettes évaluées à 15 milliards de dollars par an. Autant dire que tous les fonds mobilisés par les trois traditionnelles régies financières n’atterrissent pas forcément dans le compte du Trésor. Une bonne partie de ces recettes prennent une destination inconnue. »

    Du coup, poursuit Le Potentiel, « le président Tshisekedi doit au préalable procéder à un audit des comptes. Il ne peut se contenter des beaux chiffres que lui présente la BCC, la Banque centrale du Congo. Car, derrière des chiffres attrayants, il y a bien des cadavres dans le placard. »

    Et le quotidien kinois de prévenir : « Il ne faut pas oublier que les (récentes) grèves à répétition, qui risquent de se répandre dans d’autres secteurs de la vie nationale, constituent un message clair envoyé au chef de l’Etat. Le peuple, qui l’a élu le 30 décembre 2018, l’attend au tournant. Or, il ne peut pas répondre à leurs nombreuses revendications s’il n’est pas assuré d’avoir des moyens conséquents. En attendant de tendre la main aux partenaires extérieurs – ce qui passe inévitablement par la signature d’un accord formel avec le Fonds monétaire international – c’est à l’intérieur de la RDC que le chef de l’Etat doit se retourner. A ce niveau, il s’agit de limiter toutes les fuites au niveau du Trésor. »

    De généreuses primes de départ…

    Enfin, autre caillou dans la chaussure pour Félix Tshisekedi : les avantages à vie octroyés aux anciens membres du gouvernement, signés de la main du Premier ministre sortant Bruno Tshibala. Des avantages qui font polémique ; jusqu’à 5 000 dollars d’indemnité et des billets en business class. « Plutôt que l’annulation réclamée par les contempteurs de la mesure, le gouvernement s’est justifié, relève Jeune Afrique. Mais sans convaincre ses détracteurs. »

    Hier, pointe Le Potentiel, « l’ACAJ, l’Association congolaise pour l’accès à la justice, a recadré le pouvoir sortant en recommandant l’annulation pure et simple de cette mesure ». Et le quotidien congolais de préciser que « ce dossier qui soulève un tollé général dans l’opinion publique sera porté à la connaissance du chef de l’Etat pour une issue finale ».

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