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    Le torchon brûle entre l'exécutif italien et le gouvernement français

    Par
    Le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio lors d'un meeting du Mouvement 5 étoiles à Rome, le 20 octobre 2018. REUTERS/Max Rossi

    Une « nouvelle provocation » qui n’est « pas acceptable », voila le commentaire du quai d’Orsay ce mercredi après la visite express de Luigi Di Maio en France. Le vice-président du Conseil italien et leader du Mouvement 5 Etoiles s’est affiché sur Twitter en compagnie d’une délégation de « gilets jaunes » parmi lesquels des candidats aux élections européennes sur la liste d’Ingrid Levavasseur. Un nouveau pique à destination de Paris de la part du mouvement populiste italien. Comment expliquer cet intérêt de Luigi di Maio envers le mouvement des « gilets jaunes » ?

    Le Mouvement 5 étoiles s’est toujours présenté comme « la voix du peuple » contre les élites. Le budget voté en fin d’année dernière était même « le budget du peuple », avait claironné Di Maio, et le parti antisystème a besoin de garder une dynamique en puisant dans la révolte populaire. Quitte à regarder chez son voisin : la France.

    « Le vent du changement a franchi les Alpes », a commenté le dirigeant populiste dans son tweet aux côtés des « gilets jaunes ». Il y a un mois, il lançait un « ne faiblissez pas ! » aux « gilets jaunes » sur le blog du 5 étoiles, cultivant sa ligne antisystème. Mais si Di Maio regarde de l’autre côté des Alpes, c’est aussi pour reprendre du souffle, car son parti est en grande difficulté. Hier, un des principaux instituts de sondages du pays mettait la formation de Matteo Salvini 9 point devant le mouvement de Di Maio. La base électorale du 5 étoiles s’érode depuis plusieurs semaines et critiquer la France permet de détourner le regard sur les difficultés du mouvement.

    Les fractures se multiplient au sein de la coalition au pouvoir

    Dans cette campagne électorale, l’allié devient de jour en jour un rival. De plus en plus de cadres du 5 étoiles ne cachent plus leur agacement face aux comportements de Matteo Salvini. Une commission sénatoriale se prononcera à la fin du mois sur l’opportunité de lever l’immunité parlementaire de Salvini, accusé de séquestration de migrants par un tribunal sicilien. De plus, le Sénat est dominé par le 5 étoiles, ce qui crée des tensions avec la Ligue.

    Autre point de friction, la ligne Lyon-Turin. Salvini est pour, le M5S farouchement contre. Le rapport de force entre les deux formations au pouvoir semble sur le point de basculer. Des élections locales dimanche 10 février dans les Abbruzzes seront d’ailleurs un bon baromètre.

    Salvini, quant à lui, ambitionne de reformer le centre-droit de l’an dernier avec Silvio Berlusconi, ce qui affaiblira encore plus le M5S.

     La France, véritable défouloir pour le Mouvement 5 étoiles

    Côté 5 étoiles, on fait feu de tout bois pour critiquer le voisin français. Souffler sur les braises du sentiment anti-français semble devenu un programme à part entière. Depuis deux semaines, les piques envers la France n’ont pas manqué : Di Maio a dénoncé l’exploitation coloniale des pays d’Afrique à travers le maintien du franc CFA, quelques jours plus tard, c’est le sous-secrétaire aux Affaires étrangères Manlio di Stefano qui raillait Emmanuel Macron en le qualifiant très diplomatiquement de « petit sexe » pour s’être rangé derrière l’Europe dans la crise vénézuélienne, et puis il y a eu aussi cette remarque stupéfiante du ministre des Infrastructures et des Transports Danilo Tonnineli : « Qu’est ce qu’on s’en fout d’aller à Lyon ».

    Le 5 étoiles ne veut donc pas lâcher sa cible préférée. L’idylle entre Luigi di Maio et les « gilets jaunes » ne semble en tout cas pas terminé puisque le Mouvement 5 étoiles a annoncé un nouveau rendez-vous pour les prochaines semaines, qui devrait cette fois-ci se tenir à Rome.


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