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    A la Une: le mariage raté entre Siemens et Alstom

    La Commission européenne a mis son veto au projet de fusion entre le français Alstom et l’allemand Siemens dans les transports. REUTERS/Staff/Files

    Ils ne vieilliront pas ensemble… Et on s’y attendait. « Comme prévu et comme le règlement l’y autorise depuis 1989, pointe Libération, la Commission européenne a mis son veto hier au projet de fusion entre le français Alstom et l’allemand Siemens dans les transports. Les deux entités, qui avaient annoncé leur mariage en septembre 2017, travaillaient depuis à la création d’un “Airbus du rail” européen aux 15,3 milliards de chiffre d’affaires et 62 000 salariés. »

    Pourquoi ce niet de Bruxelles ? Libération rapporte les propos de la commissaire en charge de la Concurrence, Margrethe Vestager : « “la Commission européenne a interdit la concentration parce que les entreprises n’étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence que nous avons relevés”, a-t-elle expliqué, afin de justifier cette décision prise au terme de l’étude de plus de 800 000 documents. “En l’absence de mesures compensatoires suffisantes, a ajouté la Danoise, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse”. » Et Libération de constater encore que « les concessions faites par les deux groupes, avec des promesses de cessions équivalant à 4 % de leur chiffre d’affaires, n’auront donc pas suffi à infléchir la décision de Bruxelles. »

    Commentaire du journal : « ce veto à la fusion Alstom-Siemens illustre une politique de concurrence exercée dans un cadre uniquement européen, qui n’a pas évolué depuis les années 90. La Commission est-elle schizophrène ?, s’interroge Libération. Alors qu’elle ne cesse de vanter les mérites de la mondialisation, elle persiste à juger la concurrence dans un cadre strictement européen, voire national, comme si le reste du monde n’existait pas. »

    L’Europe : le bisounours de la mondialisation ?

    Et « du côté des deux gouvernements concernés (français et allemand), relève La Voix du Nord, c’est haro sur la commissaire danoise. [...] La nouvelle “Dame de fer” de Bruxelles, saluée lorsqu’elle met Google et Apple à l’amende, prend un visage moins sympathique lorsqu’elle applique la règle de la “concurrence libre et non faussée”. [...] Mme Vestager pense aux consommateurs, la France et l’Allemagne à leurs industries, deux logiques inconciliables, s’exclame le quotidien nordiste. Les deux gouvernements l’accusent d’ouvrir la porte au concurrent chinois CCCR [...] Comment l’empêcher d’arriver à grande vitesse demain sur nos marchés ? La question est posée. »

    Du coup, Le Figaro s’agace… « À quelques mois d’élections à haut risque, les mésaventures d’Alstom (et de Siemens) ont le grand mérite d’ouvrir un débat crucial : face au colosse américain et au rouleau compresseur chinois, l’Europe va-t-elle enfin se doter d’une politique industrielle et commerciale qui protège ses marchés et ses emplois ? Va-t-elle enfin réviser sa doctrine de la concurrence pure et parfaite sur son seul territoire, qui interdit l’émergence d’acteurs européens de taille mondiale ? En un mot, va-t-elle cesser d’être le bisounours de la mondialisation et se concentrer enfin, comme les autres, sur la défense de ses intérêts ? »

    En effet, renchérit La République des Pyrénées, « qui peut croire, hormis les “souverainistes”, que le village gaulois peut durablement ne compter que sur ses propres forces dans un monde où les empires, américains, chinois ou émergents ont toute latitude pour exercer leur puissance ? »

    Deux conceptions de l’économie

    Pour L’Humanité, aucun regret, bien au contraire… « La fusion du ferroviaire avec Siemens ne s’accompagnait d’aucun projet industriel du nouvel ensemble, mais répondait à une logique financière et de chasse aux doublons, dénonce le quotidien communiste. Des milliers d’emplois seraient restés sur le carreau. La décision européenne, pourtant inspirée par le dogme de la concurrence libre et non faussée, constitue un soulagement. »

    En fait, avance La Croix, « ce sont deux conceptions de l’économie européenne qui se profilent derrière le débat autour de la fusion Alstom-Siemens [...]. Dans un cas, on privilégie une industrie européenne travaillant prioritairement pour les 500 millions d’habitants de l’UE. Dans l’autre, on accompagne des entreprises qui plongent dans la compétition mondiale et rivalisent avec les géants chinois ou américains. [...] Si, pour préserver le niveau de concurrence intérieure, il faut empêcher les entreprises européennes de jouer dans la cour des grands, il convient alors, estime La Croix, de créer simultanément des barrières pour protéger l’UE des incursions des géants. Mais, en ce cas, nos champions locaux en subiraient des rétorsions dans leur développement hors frontières. Autrement dit, il faut choisir entre des inconvénients. »

    La Cour des comptes : des chiffres et pas d’humanité ?

    A la Une également, cet avertissement de la Cour des comptes…

    Avertissement rapporté, entre autres, par Le Monde :

    « Les 10 milliards d’euros de mesures pour le pouvoir d’achat annoncées par Emmanuel Macron et le ralentissement de la croissance font peser la menace d’un nouveau dérapage du déficit et de la dette, selon le rapport de la juridiction financière. [...] C’est probablement, pointe Le Monde, la mise en garde la plus sévère de la Cour des comptes depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. »

    « Les gouvernements ont beau passer, le constat que dresse chaque année la Cour des comptes demeure, relève L’Alsace : l’État dépense toujours plus d’argent qu’il n’en récolte. »

    La Montagne fait entendre sa différence : « la Cour des comptes se comporte comme si la conduite de la Nation relevait de la seule gestion rigide des dépenses dépourvue d’humanité et déconnectée du terrain, tout ce que les Français reprochent aux élites. Il est donc temps, estime La Montagne, de faire de la politique et de ne pas prendre ce rapport au pied de la lettre. »

    Venezuela : pro-Guaido et pro-Maduro en chiens de faïence…

    Enfin, ce reportage sur le Venezuela à lire dans Libération… Reportage qui nous emmène dans les arcanes du pouvoir et du contre-pouvoir…

    En effet, relatent les envoyés spéciaux du journal, « l’Assemblée nationale, tenue par l’opposition depuis 2015, et la Constituante, créée en réaction en 2017 par les soutiens du président élu, cohabitent au sein du Palais fédéral législatif de Caracas dans un climat de plus en plus électrique. [...] Ici, on se toise sans se parler, on cohabite sans l’accepter. » Et pas question pour les parlementaires pro-Guaido et pro-Maduro de « débattre ensemble ».

    Dans son éditorial, Libération réaffirme son credo : « il n’est d’autre moyen de sortir de cette confrontation - qui risque de déboucher sur une guerre civile - que de convoquer une élection présidentielle sincère et contrôlée. Tout le reste est palinodie et atermoiement tactique. »

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