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    A “la Une”, Di Maio-Salvini, le combat des chefs

    Matteo Salvini, à droite, et Luigi Di Maio, à gauche. REUTERS/Tony Gentile/File Photo

    Deux pays, deux presses, mais une analyse largement partagée de part et d’autre des Alpes, c’est ce qui saute aux yeux, ce matin, à la lecture des journaux français. Lesquels, pour l’occasion, se font volontiers l’écho de leurs confrères transalpins, pour expliquer à leurs lecteurs que c’est tout simplement la concurrence entre Matteo Salvini et Luigi Di Maio qui est en toile de fond du clash diplomatique entre la France et l’Italie.

    Témoin le journal Le Parisien. Après avoir souligné que, « de l’affaire Battisti à la crise migratoire en passant par les Gilets jaunes ou les liens entre la France  et l’Afrique, Luigi Di Maio et Matteo Salvini ne manquent pas une occasion de tirer à boulets rouges sur le gouvernement français », ce quotidien relaie l’inquiétude de l’éditorialiste du journal italien Corriere della Sera qui se posait hier la question : « Où va-t-on ? » dans cette crise.

    Témoin encore Le Figaro, à la Une » duquel la « rivalité » Di Maio-Salvini vient expliquer cette tension diplomatique, sans précédent depuis 1940, entre Paris et Rome, après que l’ambassadeur de France dans la Ville Eternelle ait été rappelé en France. Le Figaro qui fait donc sienne deux analyses de la presse italienne, celle du quotidien La Repubblica, lequel soulignait hier qu’en trois jours, le vice-premier ministre, Luigi Di Maio, a « tourné le dos aux États-Unis et à tous les pays occidentaux sur le Venezuela, puis a provoqué la plus grave crise avec la France depuis la Seconde Guerre mondiale… En échange, il a obtenu la une des journaux et des JT » ; mais aussi celle du journal romain La Stampa, lequel signalait, lui, que « « Di Maio et son allié Di Battista sont partis à la chasse aux voix, et c'est l'Italie qui paie ».  

    Alors, oui, deux pays, deux presses, mais une seule voix, qui joue l’apaisement car l’Europe, enjoint Le Figaro, doit « réconcilier gouvernements et peuples autour d'un nouvel élan commun. Face à une Amérique trumpienne et une Chine ambitieuse, il y a urgence. Après la désastreuse affaire Alstom- Siemens, cette empoignade entre voisins termine mal la semaine. Le drôle de spectacle européen ne peut que désorienter les électeurs », redoute ce quotidien français.

    Peur sur les élections européennes

    Les électeurs… autrement dit ceux des élections européennes de mai prochain. C’est bien l’enjeu, et c’est ça qui préoccupe la presse française. Même si elle ne l’écrit pas noir sur blanc, on sent bien que ce scrutin à venir est dans sa ligne de mire.

    Alors, que fallait-il faire ? « Fallait-il rappeler notre ambassadeur à Rome ? », se demande ainsi Le Journal de la Haute Marne. Dubitatif, ce quotidien du nord-est de la France a comme un doute. « Rien ne dit que cela calmera les ardeurs vindicatives du gouvernement italien, bien au contraire », énonce Le Journal de la Haute Marne.

    A l’inverse, Hubert Védrine, trouve dans Libération que ce rappel de l’ambassadeur de France à Rome est certes une « réplique » qu’il juge « un peu vive, un peu spectaculaire », mais cet ancien ministre français des Affaires étrangères la trouve « excellente ». Et puis chaque chose en son temps, semble dire Hubert Védrine à Libé, « après les élections européennes, il faudra bien sûr rétablir une relation plus apaisée, notamment autour d’une meilleure gestion concertée des flux migratoires ».

    Reste que, pour une bonne partie de la presse française, cette crise demeure encore aujourd’hui une source d’inspiration stylistique. Pensez, Rome, l’Italie.. Il y a de quoi s’en donner à cœur joie. Et La Presse de La Manche ne s’en lasse pas, qui dénonce cette « commedia Dell'arte avec les deux duettistes italiens ».

    Enfin dernier regard, plus désabusé celui-là : quoi de mieux qu’une bonne crise extérieure pour détourner le regard des crises intérieures ? C’est celui que porte le journal La Montagne sur ce clash diplomatique franco-italien. « Macron a tapé du poing sur la table. Entre pays latins, on sait bomber le torse. La compétition larvée entre Di Maio et Salvini n'aide pas à la mesure. Et puis, tant qu'on regarde chez les voisins, on fait diversion sur les voyants économiques intérieurs ». Mauvais esprit La Montagne ? A chacun sa vérité.

    Les « gilets jaunes » ne préviennent plus

    D’autant qu’aujourd’hui en France, c’est l’acte XIII des « gilets jaunes », autrement dit le treizième samedi consécutif de manifestations dans tout le pays. Avec une particularité soulignée par Le Figaro ce samedi : « les manifestants ne veulent plus se concerter avec les préfets pour mettre au point des parcours et des horaires de manifestation. En tout cas, ceux qui se pliaient à ces règles. La police manquera ainsi des rares éléments de prévisions mis à sa disposition ».

    Alors, que va-t-il se passer aujourd’hui en France ? « À Paris, les Champs-Élysées resteront un point de ralliement privilégié, mais aussi la place de la République. En province, Toulouse focalise l'attention, avec des appels à en faire l'« épicentre » de la contestation, ou encore un champ d'expression pour la « désobéissance civile », prévient Le Figaro

    Fièvre tropicale à Caracas

    Au Venezuela, les étudiants rejoignent la fronde anti-Maduro. A Caracas, l’université « a basculé », pointe Le Figaro « en Une », rejoignant d’autres universités dans le pays. Les étudiants mènent la lutte contre le régime », souligne ce quotidien, sur une photo de l’autoproclamé président par intérim Juan Guaido, se faisant acclamer par une foule en liesse dans l’auditorium de l’Université centrale de Caracas.

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