GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 17 Février
Lundi 18 Février
Mardi 19 Février
Mercredi 20 Février
Aujourd'hui
Vendredi 22 Février
Samedi 23 Février
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • L'Equateur annonce avoir obtenu des crédits de 10,2 milliards de dollars du FMI et de la Banque mondiale
    • Bangladesh: un incendie fait 41 morts dans la capitale (officiel)
    • Foot: Manchester City s'impose sur la pelouse de Schalke 04 (2-3) en match aller des huitièmes de finale de la Ligue des champions
    • Foot: l'Atlético de Madrid domine la Juventus (2-0) en match aller des huitièmes de finale de la Ligue des champions
    • France: Macron demande la dissolution de trois associations d'extrême droite, dont Bastion Social
    • Macron: une proposition de loi pour lutter contre la haine sur internet déposée «dès le mois de mai»

    A « la Une », moins de « gilets jaunes », plus de violence

    Des «gilets jaunes» manifestent face à l'Assemblée nationale, où un homme a eu la main arrachée, semble-t-il par une grenade GLI-F4 des forces de l'ordre, le 9 février 2019. Zakaria ABDELKAFI / AFP

    Cette violence en hausse a en effet marqué le treizième samedi consécutif de manifestations des « gilets jaunes » hier en France. Si leur mobilisation était en recul, de violents heurts ont en effet émaillée la journée, tels que les affrontements qui ont opposé manifestants des droite et gauche extrêmes dans la ville de l’ex-ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

    Plus grave, devant l’Assemblée nationale, à Paris, un manifestant qui prenait des photos a eu la main arrachée par l’explosion d’une grenade lancée par les forces de l’ordre.

    Sans omettre, avant-même ce nouveau samedi des « gilets jaunes », la tentative d’incendie criminel de la résidence du président de l’Assemblée nationale en Bretagne, dans l’ouest de la France. Dans un entretien au Journal du Dimanche, Richard Ferrand se dit « choqué (et) inquiet », soulignant le caractère inédit, selon lui, de cette violence « sous la Vème République », avant d’estimer que « la limite » a été « franchie ».

    Les armes non-létales sont-elles mortelles ?

    Une fois encore, la question des armes non-létales utilisées par les forces de l’ordre est posée cette semaine. Et le débat s’envenime. « Malgré un nombre important de blessés depuis le 17 novembre (…) le gouvernement n’envisage aucun encadrement plus strict de l’usage de la force par sa police, et récuse toute interdiction des lanceurs de balles de défense et des grenades de désencerclement », énonce ainsi l’hebdomadaire Politis.

    Dans la presse étrangère aussi, cet usage et ces armes non létales employées par les forces de l’ordre en France ne manquent pas d’étonner. L’hebdomadaire Courrier international relève ainsi ce « titre choc » du journal allemand Die Welt remettant en cause le caractère non-létal desdites armes : « Les armes mortelles de la police française » !

    Courrier international relève aussi cet autre article relevé dans Die Zeit, autre journal allemand, et dans lequel on peut lire ceci : «  La France est le seul pays de l’Union européenne à utiliser des grenades au gaz lacrymogène GLI-F4 à coque dure lors de manifestations », ajoutant que « même les très controversées balles en caoutchouc dur du LBD 40 ne sont utilisées que dans deux autres pays européens, en Pologne et en Espagne, à des fins de démonstration ». Pour expliquer cet usage, Die Zeit écrit que « le président Macron fait peu pour enrayer le phénomène : il ne peut pas se permettre de se mettre à dos la police », rapporte Courrier international.

    Le non-référendum de Macron

    Comment sortir de cette crise des « gilets jaunes » ? La semaine dernière, ici-même, vous évoquiez « le référendum de Macron ». Mais ce matin, cette idée semble avoir du plomb dans l’aile. Dans l’entretien qu’il a accordé au JDD, Richard Ferrand invite à ne pas agiter cette idée de référendum « comme un fétiche », déclarant qu’il s’agit d’une option « parmi de nombreuses autres ».  

    2017, le retour

    Justement, si une élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, sur quel résultat pourrait-elle déboucher ? C’est l’hebdomadaire Marianne qui a posé la question. Et c’est l’institut de sondage Ifop qui y a répondu. Le résultat ? C’est « l’électrochoc », lance « en Une » ce magazine.

    Si donc le premier tour de l’élection présidentielle était organisé ce dimanche, Emmanuel Macron obtiendrait « 30 % d’intentions de vote, 6 points de plus qu’en 2017 ». Il serait suivi par « Marine Le Pen (27 %). Les autres sont loin derrière, Jean-Luc Mélenchon (12%) rend plus de 7 points par rapport à la dernière présidentielle (et sortirait) laminé de cette crise des « gilets jaunes » », s’effare Marianne ; « les citoyens se partagent de plus en plus entre ceux qui, par peur du chaos, se rallient à un président qui n’a fait qu’étaler ses limites (…) et ceux qui, sans forcément adhérer au projet de ce parti, ont retrouvé dans le vote Rassemblement national cette fonction de vote protestataire qu’on disait avoir été remplacé par un vote d’adhésion ».

    Macron préfère la marine

    Selon ce sondage Ifop pour Marianne, au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait par 56 % des voix contre 44 % pour Marine Le Pen, étant rappelé qu’en 2017, le premier avait battu la seconde avec 66 % des suffrages exprimés, contre 33 %. Comme le souligne cet hebdomadaire « l’écart se réduit dangereusement entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Au second tour, le président de la République (perdrait) 10 points ». En vingt mois, ça n’est pas rien, en effet.  

    Mais il y a pire encore pour Marianne. « Car c’est là le vrai coup de tonnerre : au second tour, près d’un Français sur cinq préfère(rait) voter blanc que choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ». Conclusion de ce journal, la stratégie du président est un jeu « profondément dangereux ».

    Mélenchon, le Robespierre chimérique

    D’autant que, comme on l’a vu, Jean-Luc Mélenchon, qui s’effondre dans les sondages, est encore épinglé à « la Une » cette semaine.. sous les traits de Robespierre. Après l’avoir été à « la Une » du Journal du Dimanche, le voilà hissé à celle de L’Obs, qui a détourné pour l’occasion un célèbre portrait de l’Incorruptible, en le retouchant à peine. Aucune équivoque possible, l’homme qui regarde le lecteur de cet hebdomadaire sous sa perruque poudrée a chaussé ses lunettes. C’est bien le chef de « la France insoumise ».

    Pourquoi cette couverture de magazine qui a fait sensation cette semaine dans les kiosques ? « Obsédé par la Révolution française, le chef des « insoumis » rêve de renversement de la « monarchie républicaine » et multiplie les analogies historiques, explique L’Obs. (…) Il s’identifie plus que jamais à son héros : Robespierre (…) À l’instar de son maître, Mélenchon se pose en incarnation suprême de ce peuple en révolte ».

    Lequel peuple lui rend mal ses intentions. « Dans les sondages, la cote de Mélenchon plonge (…) Le partisan du dégagisme est déjà dégagé ! », formule L’Obs d’une très littéraire allitération. « L’homme qui se rêve en Robespierre est pourtant sincèrement exalté par ce mouvement horizontal, apartisan, qui refuse tout leader et dans lequel il retrouve jusqu’à ses propres slogans : la hausse du smic, le rétablissement de l’ISF, l’assemblée constituante », remarque encore ce magazine en expliquant cette stratégie qui consiste à « fédérer le peuple contre l’oligarchie, les 99 % contre les 1 %, un « nous » contre un « eux ». Elle acte la fin du clivage droite-gauche qui structure la vie politique française depuis 1789 ».

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.