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    Les populistes italiens veulent puiser dans les réserves d’or de la banque centrale

    gold.fr

    Pour combler le déficit du budget italien, le gouvernement populiste au pouvoir à Rome va-t-il vendre les lingots d'or de la Banque centrale italienne ? C'est ce que prétend le quotidien la Stampa, et Matteo Salvini approuve : le dirigeant de la Ligue trouve que c'est une bonne idée.

    Une idée qui va à l'encontre des principes de base d'une banque centrale. Son rôle est de veiller au bon fonctionnement des flux monétaires. Et en cas de crise financière majeure, elle doit intervenir. C'est dans cette situation extrême qu'elle pourrait envisager de vendre une partie de ses réserves d'or, parce que le métal précieux est un moyen de paiement en dernier recours, une monnaie universelle toujours reconnue et qui a le mérite de s'apprécier quand les marchés ou la monnaie papier s'effondrent. Au quotidien le stock d'or fait partie du portefeuille qu'une banque centrale se doit de conserver pour maintenir la confiance dans la solvabilité du pays. La banque d'Italie détient d'ailleurs les quatrièmes réserves d'or au monde. En céder une partie enverrait un mauvais signal à la zone euro, comme si Rome était prêt à dilapider cette assurance vie pour boucher les trous.

    Pourquoi le gouvernement italien serait prêt à prendre ce risque?

    D'abord parce que cela lui éviterait d'augmenter la TVA en 2020, ce qui apparait aujourd'hui comme la seule option réaliste pour équilibrer les comptes publics en restant dans les clous fixés par la zone euro mais une option pas très compatible avec les engagements de cet attelage populiste. Ensuite parce qu'il y a en Italie un terrain propice à la polémique sur les réserves d'or. Il y a dix ans Silvio Berlusconi, alors président du Conseil, a essayé en vain de taxer ces réserves. L'idée de toucher à cet or a rejailli cet automne du côté du mouvement 5 étoiles. « Pourquoi les Italiens doivent vendre leurs bijoux de famille et pas l'Etat ? » s'interroge Beppe Grillo son chef de file.

    Et c'est maintenant la Ligue qui fait de la surenchère.

    Le conseiller économique de Matteo Salvini, le député Claudio Borghi a expliqué publiquement être l'auteur d'un amendement encore à l'étude qui pourrait donc autoriser les ventes d'or. Son premier objectif, assure t'il, n'est pas de puiser dans ce stock qui fait tant fantasmer les Italiens pour régler les dépenses publiques. Ce qu'il souhaite, c'est de rappeler dans la loi que ce n'est pas la banque centrale mais bien l'Etat et donc in fine le peuple italien qui est propriétaire de ces réserves. Mettre la main sur cet or, c'est aussi lancer une nouvelle attaque contre l'indépendance de la banque centrale, déjà accusée ce week-end par Matteo Salvini d'être responsable de la crise des banques italiennes.

    Comment les autres banques centrales gèrent leur stock d'or?

    Depuis une dizaine d'années elles sont plutôt acheteuses. Après avoir surmonté la crise de 2008, elles ont ressenti le besoin de se préparer à l'éventualité d'une nouvelle crise, en renforçant cette sécurité. Elles achètent aussi de l'or pour diversifier leur portefeuille, cela peut être ce qui a motivé les achats importants de la Russie, du Kazakhstan et de la Turquie en 2018. Une année où les banques centrales se sont ruées sur l'or. Elles en ont acheté 650 tonnes. L'un des rares pays à avoir massivement cédé son or l'an dernier, c'est le Venezuela qui d'après l'opposition, aurait vendu 73 tonnes à la Turquie et aux Emirats Arabes Unis.

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