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    A la Une: la montée inquiétante des actes antisémites

    A Bar-le-Duc, un cimetière israélite vandalisé le 29 octobre 2010. Djampa/wikimedia.org

    + 74% : le chiffre remplit à lui seul la première page de Libération. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur dévoilés hier, 541 actes contre les Juifs ont été signalés en 2018, soit une augmentation, donc, de 74% par rapport à 2017.

    Comment expliquer cette montée de l’antisémitisme ? Libération tente d’apporter une réponse : « on a diagnostiqué, il y a une dizaine d’années, le développement d’un 'nouvel antisémitisme', lié à la montée de l’intégrisme islamiste, aux préjugés qui prévalent dans certains quartiers populaires, aux dérives d’un antisionisme qui cache mal une hostilité viscérale envers les Juifs. Il est toujours à l’œuvre, à coup sûr. Mais les flambées précédentes étaient souvent liées à des spasmes du conflit du Moyen-Orient. Rien de tel en 2018, pointe Libération : il faut craindre que la résurgence du mal ait aussi d’autres racines. La brutalisation du débat public, la montée des partis extrêmes et, surtout, le succès de la 'fachosphère', qui draine, sans pratiquement aucun contrôle, des audiences de plus en plus larges sur la toile. Il est renforcé par un travers de plus en plus répandu, à dessein ou inconsciemment : le complotisme, qui devient une figure de style banale. Entre conspirationnisme et antisémitisme, le cousinage est étroit. Ceux qui professent le premier favorisent le second. »

    « Toutes les haines semblent se libérer »

    Le Figaro fait peu ou prou la même analyse : « ces dernières années, la haine antijuive était surtout le fait d’individus issus de l’immigration maghrébine. De jeunes ignorants à l’esprit pollué par la montée de l’islamisme, entre les pseudo-prêches des prédicateurs Internet, les rumeurs malsaines colportées sur les Juifs dans les quartiers et les informations en sens unique rapportées du conflit israélo-palestinien. (…) Faudrait-il maintenant que les regards se tournent ailleurs ?, soupire Le Figaro. Dans le climat actuel d’antiparlementarisme, de rejet des élites et des institutions, dont la colère des Gilets jaunes n’est que le symptôme, toutes les haines semblent se libérer, toutes les violences, prêtes à s’exprimer. Et dans la brèche ouverte par les théories du complot qui courent les rues prospèrent forcément les amalgames les plus infâmes, les stigmates de l’antisémitisme. »

    Attention aux raccourcis trop rapides, prévient pour sa part L’Humanité : « l’immense crise sociale que nous connaissons depuis l’émergence des gilets jaunes aurait comme encouragé certains comportements, dans la mesure où l’extrême droite a tenté d’en profiter pour diffuser ses slogans. Toutes les études démontrent pourtant, pointe le quotidien communiste, que la 'porosité' est infinitésimale et ne correspond en rien à la réalité des statistiques : sur les neuf premiers mois de 2018, les actes contre les juifs étaient déjà en augmentation de 69%. Les responsables de ces ignominies, quels qu’ils soient, n’ont ainsi rien à voir avec la colère sociale actuelle. »

    Contrôler, punir, éduquer !

    En tout cas, que faire ? Comment lutter contre ce poison ?

    Pour Le Monde, « ce nouvel accès d’antisémitisme doit nous pousser à une mobilisation déterminée. A court terme, celle-ci passe par un plus grand contrôle des réseaux sociaux, qui sont le vecteur privilégié et le plus accessible pour diffuser le fléau. Des mesures pour renforcer les obligations et les responsabilités des plates-formes numériques ont été annoncées en mars 2018 par le gouvernement. Il est indispensable de ne pas relâcher cet effort. Parallèlement, poursuit Le Monde, il faut intensifier la prévention et la pédagogie au sein de l’éducation nationale auprès de générations qui n’entretiennent plus le même rapport mémoriel et historique à la Shoah. Il faut surtout que chacun d’entre nous lutte contre l’indifférence, la tentation de la banalisation et prenne conscience que nous sommes en présence d’un mal qui ronge la République de l’intérieur. »

    En effet, renchérit L’Union, au « cocktail explosif de l’antisémitisme, il faut urgemment opposer la trilogie: contrôler, punir, éduquer. Contrôler davantage les réseaux sociaux, punir plus vite et plus lourdement les fautifs, éduquer davantage cette génération pour qui la Shoah évoque au pire une imposture, au mieux… rien. »

    Et La Croix de conclure : « nous sommes tous concernés. Les attaques et les injures contre les juifs sont scandaleuses en tant que telles. Mais elles sont aussi – depuis toujours – le signe le plus sûr de la dégradation du lien social au sein d’une collectivité. Combattre sans réserve l’antisémitisme, c’est combattre toutes les formes de rejet ou de haine. Ce n’est pas un hasard si, en même temps que cette poussée de l’antisémitisme, on assiste à d’autres manifestations d’aversion pour des élus, des professions ou des religions. Les juifs sont en première ligne face à la haine. Nous sommes juste derrière. »

    Une démission liée à l’affaire Benalla ?

    A la Une aussi, l’hémorragie au sein de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron…

    Après le départ du conseiller parlementaire Stéphane Séjourné, parti s’occuper de la campagne pour les élections européennes, après le départ de Sylvain Fort, la plume du président, le conseiller spécial Ismaël Emelien a fait savoir lundi qu’il quitterait l’Elysée à la fin du mois.

    Et « l’hémorragie pourrait ne pas s’arrêter là, relève Libération, si les départs du chef de la cellule diplomatique, Philippe Etienne, du directeur de cabinet, Patrick Strzoda, voire du secrétaire général, Alexis Kohler, devaient se confirmer : c’est donc quasiment toute l’équipe qui entoure le Président qui va devoir être reconstituée. »

    Alors, « officiellement, poursuit le journal, Ismaël Emelien quitte l’Elysée pour assurer la promotion de son prochain livre, un 'manifeste du progressisme' coécrit avec un autre conseiller élyséen sur le départ, le jeune normalien David Amiel, jusqu’alors chargé de la politique économique dans le cabinet présidentiel. »

    Mais en fait, cette démission pourrait être liée à l’affaire Benalla…

    En effet, précise Mediapart, « les derniers développements de l’enquête judiciaire sur le 1er Mai (la manif où Benalla a joué les gros bras), notamment les bornages téléphoniques, laissent penser que le conseiller spécial du président de la République s’est vu remettre par Benalla, un CD-Rom contenant des images obtenues illégalement de la préfecture de police de Paris. »

    Des images ensuite diffusées sur plusieurs comptes Twitter proches de la présidence et qui étaient censées atténuer la responsabilité de Benalla dans cette affaire. Or, une enquête judiciaire a été ouverte sur la fuite de ces images et Ismaël Emelien pourrait bien devoir rendre des comptes à la justice…

    Le PSG en route vers les quarts…

    Enfin, le PSG a battu Manchester United hier soir 2 à 0.

    « Comme dans un rêve », s’extasie L’Equipe. « Le PSG réussit le coup parfait à Manchester et prend une option sur les quarts de finale de la Ligue des champions. »

    « Paris frappe fort », lance Le Parisien. « En l’absence de Neymar et Cavani, blessés, Mbappé et Kimpembe ont fait la différence. »

    Reste à éviter une éventuelle remontada au match retour…

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