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    Brexit et malaise européen

    Daniel LEAL-OLIVAS / AFP

    Comme chaque semaine, nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. Retour sur le Brexit cauchemardesque que la Grande-Bretagne est en train de vivre, puisque rien n’est acté à 40 jours du départ prévu de l’Union européenne, le 29 mars prochain. Et la question posée est la suivante : ce Brexit très compliqué est-il aussi le révélateur des contradictions et des faiblesses de l'Union européenne ?

    La réponse est oui. Car si on prend un peu de recul vis-à-vis des péripéties incroyables de ce processus de Brexit, on voit que le problème qui se pose à la Grande-Bretagne, mais qui se poserait à tout membre de l'Union européenne confronté à la même situation, est finalement simple. Ce problème, qui traverse peu ou prou, à un moment ou à un autre, tout état de l'Union européenne, c’est la tension entre le désir de souveraineté nationale et le souhait d'appartenir à un ensemble plus vaste qui garantit la prospérité et la paix.

    Un dilemme jamais tranché

    C'est un dilemme, jamais encore résolu, qui remonte aux origines mêmes du projet européen : ce projet est-il un simple assemblage de nations souveraines qui acceptent de coopérer et de mieux commercer ensemble - un grand ensemble de libre-échange et c'est tout ? Ou bien s'agit-il de la mise en commun progressive, lente et compliquée, de politiques étrangères, économiques, monétaires et sociales ? Au prix d'un renoncement à certaines parcelles de souveraineté nationale pouvant déboucher au final sur une fédération d'Etats qui ferait de l'Union européenne une puissance politique capable de parler aux États-Unis, à la Russie, à la Chine, sur un pied d’égalité ?

    Entre ces deux options, le choix n'a jamais été vraiment fait. Pire encore. A partir de la première option, l'Union européenne a avancé peu à peu vers la deuxième, à tâtons et, élément aggravant, sans réelle adhésion des différents peuples de l'union : mise en place de l'euro, marché unique, petites avancées dans les politiques sociales, de défense, de politique étrangère - trop importantes pour les eurosceptiques, trop timides pour les européistes. Quant aux peuples - oublieux des bienfaits initiaux de la construction européenne - la paix, la prospérité, ils ont eu le sentiment, parfois justifié, de décisions prises sans eux, voire contre eux, et ont commencé à grogner contre les technocrates de Bruxelles éloignés et déconnectés de leurs préoccupations.

    Une Europe qui ne fait pas rêver

    Les élections européennes ont un peu corrigé ce déficit démocratique avec un rôle accru pour le Parlement européen - mais de manière insuffisante. L'Europe ne fait pas rêver et elle apparaît à certains, comme les Britanniques en 2016, comme une entité désincarnée qui menace la culture et l'identité d'un peuple. Le problème, et on le voit depuis des mois avec les Britanniques, c’est que sortir de l’Union européenne, détricoter ce qui a été signé durant des années, ce n’est pas si simple, notamment dans le domaine commercial et financier.

    Alors que faire ?

    On peut vouloir quand même quitter l’Union, mais on sait désormais que c’est un chemin de croix. Ce sont les positions des partis populistes qui ont le vent en poupe à quelques semaines des élections européennes du 26 mai. On peut vouloir ramener cette Union à une simple organisation de coopération entre nations souveraines – et là aussi ce serait compliqué. On peut enfin pousser vers davantage de fédéralisme – et c’est bien sûr la plate-forme des partis et dirigeants pro-européens. Mais veulent-ils vraiment aller au point de donner aux institutions européennes autant de pouvoir que le pouvoir fédéral aux Etats-Unis par exemple? Non, et c’est le casse-tête, l’éternelle faiblesse qui ronge la construction européenne.

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