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    La Roumanie opposée à nomination de L. Codruţa Kövesi cheffe du parquet européen

    Laura Codrusta Kovesi, l'ex-cheffe du parquet anticorruption roumain, en février 2018. AFP/Daniel Mihailescu

    L’ancienne cheffe du parquet anti-corruption de Roumanie, Laura Codruţa Kövesi, est la cible d’attaques continues de son propre pays contre sa candidature au poste de cheffe du futur parquet européen. Elle a été démise de ses fonctions en juillet à l’incitation du parti PSD au pouvoir, malgré la résistance du président Klaus Iohannis et elle est désormais sous le coup d’une mise en examen. En revanche, elle semble continuer à bénéficier d’un soutien certain à Bruxelles.   

    De notre correspondant à Bruxelles,

    Depuis que Laura Codruţa Kövesi a alerté elle-même les médias de sa mise en examen, l’affaire a rapidement franchi les frontières de la Roumanie. L’inculpation de l’ancienne cheffe de la DNA, le parquet national anti-corruption, fait des vagues au sein même des institutions européennes. Il semble que personne ne veut croire qu’il puisse s’agir d’autre chose que d’une cabale, d’une action purement politique.

    Laura Codruţa Kövesi a expressément reçu le soutien du Parti Populaire européen, le groupe le plus important du Parlement européen, un soutien clair selon le vice-président du PPE qui précise toutefois qu’un soutien politique trop appuyé serait en contradiction avec la nécessité d’avoir justement un processus de sélection apolitique.

    Laura Codruţa Kövesi, la candidate la plus en vue

    Elle est extrêmement bien placée et on peut même dire qu’elle fait la course en tête. Le comité indépendant chargé de la sélection vient de transmettre sa liste restreinte au Parlement et au Conseil européen qui représente les 28 capitales. Et Laura Codruţa Kövesi semble se placer au premier rang des trois candidats finalement retenus après un long parcours d’obstacles, devant les candidats de l’Allemagne et de la France. Il faut dire qu’on lui prête dans l’Union européenne de grandes qualités professionnelles, ensuite qu’elle a déjà reçu par le passé de plusieurs capitales des marques de soutien très nettes, par exemple de la part de la France qui l’a décorée de l’ordre du Mérite puis de la Légion d’honneur ou de la Suède qui l’a décorée de l’ordre de l’Étoile polaire et enfin qu’elle a, à plusieurs reprises, été montrée en exemple par la Commission européenne pour le travail exemplaire du parquet anti-corruption roumain sous sa direction.

    Une cabale contre-productive

    Apparemment plus que jamais, le ministre autrichien de la Justice a même déclaré que Laura Codruţa Kövesi aurait le soutien de son pays. La campagne du gouvernement roumain à son encontre semble particulièrement contre-productive puisque le ministre roumain de la Justice a été jusqu’à écrire à ses 27 homologues pour dénigrer sa candidature. Cette lettre semble avoir eu un effet contraire à celui qui était recherché puisque les capitales seraient maintenant convaincues qu’il s’agit d’une cabale politique. Le parquet européen qui sera créé en 2020 aura justement entre autres pour mission de lutter contre la corruption et Laura Codruţa Kövesi pourrait bien bénéficier du vote du Parlement européen et des capitales tant l’impression générale est que le gouvernement roumain actuel veut mettre à bas les instruments nationaux de lutte anti-corruption

    La Roumanie sous le feu des critiques

    À tel point d’ailleurs que le président de la Commission européenne avait douté de la capacité de la Roumanie de prendre les rênes de l’Union européenne pour six mois. Et le fait qu’elle exerce la présidence tournante de l’UE depuis janvier n’a pas ralenti les critiques de la Commission qui a été ce mercredi jusqu’à rappeler l’importance d’un appareil judiciaire indépendant et professionnel. Et le président roumain Klaus Iohannis résume le mieux la situation quand il avertit le gouvernement d’arrêter les initiatives qui éloignent la Roumanie de sa trajectoire européenne.


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