GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 16 Avril
Mercredi 17 Avril
Jeudi 18 Avril
Vendredi 19 Avril
Aujourd'hui
Dimanche 21 Avril
Lundi 22 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    La «Ligue du LOL» ou la théorie du couperet

    C'est sur Facebook que la «Ligue du LOL» a vu le jour. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/File Photo

    La « Ligue du LOL », une affaire de cyberharcèlement qui a amené près de 1 000 journalistes à signer une tribune dans « Le Monde » pour lutter contre le « sexisme systémique qui ronge la profession ».

    Après Me Too, c’est un nouveau phénomène qui touche une trentaine de journalistes, graphistes et publicitaires accusés d’avoir participé à des degrés divers, il y a près de dix ans, à une entreprise de cyberharcèlement à l’encontre de femmes ou de minorités.

    Tout est parti d’un article du site Checknews de Libération et intitulé « La "Ligue du LOL" a-t-elle vraiment existé et harcelé des féministes ? ». LOL, comme laughing out load, « rire aux éclats », un acronyme sensé signifier ce dont on peut rire et se moquer dans le monde alors naissant des réseaux sociaux.

    Derrière cette « ligue du LOL », un groupe Facebook avec des jeunes gens qui ont fait et défait les réputations des premiers âges numériques. On y retrouve des journalistes de Libération, des Inrockuptibles, de Slate ou de Télérama, qui ne sont d’ailleurs pas tous impliqués de la même façon. Certains ont participé directement, en fabriquant des photomontages pornographiques ou de faux appels téléphoniques de pseudo-recruteurs de la télé. D’autres se sont contentés d’être passifs, laissant faire ce qui s’apparente à du harcèlement contre des jeunes femmes. Comme dans l’affaire Balance ton porc, l’article de Libé a ouvert la boîte de Pandore et des noms de harceleurs, liés à l’univers des médias, ont commencé à apparaître sur Twitter. Le gouvernement a justement annoncé cette semaine une loi après l’été pour lutter contre le cyberharcèlement.

    Les rédactions ont réagi en mettant à pied les protagonistes, le temps d’établir leurs responsabilités. Les faits ont été jugés suffisamment graves aux Inrocks pour qu’une procédure de licenciement soit engagée à l’encontre de David Doucet, le rédacteur en chef. Dans les écoles de journalisme aussi, à Grenoble ou à Lille, des pratiques discriminatoires ont été observées.

    On peut alors se demander si ces jeunes journalistes ou étudiants qui harcèlent ou ont harcelé en meute des gens qui ne sont pas comme eux n’obéissent pas à une logique de prise de pouvoir. Ne visaient-ils pas à éliminer d’éventuels concurrents, comme dans le livre Le Couperet de Donald Westlake ?

    Car alors tout se tient : un groupe de jeunes hommes blancs, diplômés, ont compris que le numérique était pour eux une opportunité en or. Ils pouvaient s’imposer dans des rédactions déboussolées par internet à condition de collectionner les abonnés sur Twitter, de soigner leur réputation, de maîtriser le buzz, mais aussi se débarrasser de gêneurs ou de gêneuses en les fragilisant ou en les ringardisant. Pour cela, il leur fallait, en toutes occasions, se soutenir et fermer les yeux sur le sexisme ou le racisme induit par certains comportements.


    Sur le même sujet

    • Internet

      Cyber-harcèlement: vague d'indignation autour des méfaits de la #LigueDuLOL

      En savoir plus

    • Corée du Sud / Justice

      #MeToo en Corée du Sud: un ex-procureur condamné pour abus de pouvoir

      En savoir plus

    • Etats-Unis

      Etats-Unis: les bonnets roses de la «marche des femmes» défilent à New York

      En savoir plus

    • Le double visage de Julian Assange

      Le double visage de Julian Assange

      Cette semaine dans la Chronique des médias, il est question de la bataille qui s’engage avec l’arrestation de Julian Assange, au Royaume-Uni. C’est par nature la question …

    • Des élections européennes face à l’infox

      Des élections européennes face à l’infox

      Des médias cherchent à juguler la prolifération des infox, les fausses informations, à l’occasion des élections européennes. Le service public français est notamment …

    • «Libération» en ébullition

      «Libération» en ébullition

      Le quotidien français « Libération » est en ébullition depuis la révélation d’une enquête du parquet financier sur un forum qui s’est tenu à Libreville, au Gabon, en …

    • Christchurch: massacre en live

      Christchurch: massacre en live

      La tuerie de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 15 mars dernier, a été filmée par le tueur pour être visionnée sur les réseaux et les forums des suprémacistes blancs. …

    • Journaliste, une profession sous pression

      Journaliste, une profession sous pression

      Les Assises du journalisme se sont tenues cette semaine à Tours. C’est l’image d’un métier précarisé et aux conditions de travail de plus en plus difficiles qui est ressortie.

    • Manifestations algériennes, du silence à la protestation

      Manifestations algériennes, du silence à la protestation

      Nous parlons des manifestations algériennes qui ont réuni des centaines de milliers de personnes vendredi, selon Le Monde, et que les médias officiels ne peuvent plus …

    • Decathlon, à fond la polémique

      Decathlon, à fond la polémique

      La commercialisation, puis le retrait, par la firme Decathlon d’un hijab de course a suscité une polémique cette semaine. La marque a dû renoncer à cette commercialisation …

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.