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    A la Une: est-ce la fin du mouvement des Gilets jaunes ?

    Acte XIV de la manifestation des «gilets jaunes» sur les Champs Elysées, samedi 16 février. REUTERS/Benoit Tessier

    Semaine après semaine, la mobilisation faiblit, le mouvement s’étiole et les revendications laissent place aux insultes et aux violences… C’est le constat dressé par nombre de journaux ce lundi.

    Ainsi pour La Croix, « la lente décrue du mouvement des gilets jaunes se poursuit. S’il est trop tôt pour en annoncer la fin, on constate que les manifestations du samedi déclinent et que le soutien de l’opinion s’est renversé. Trois mois après son surgissement, cette vague de colère et de fatigue sociales s’est fragmentée au gré des divisions internes et des réponses de l’exécutif, notamment sur le pouvoir d’achat. Elle reste marquée par des actions violentes et des expressions de haine qui dénaturent l’élan originel. »

    L’Est Républicain enchaîne : « les trois mois du début de la mobilisation des Gilets jaunes ont confirmé qu’une partie de ceux qui manifestent n’ont plus rien à voir avec le peuple présent sur les ronds-points le 17 novembre. Le bilan des derniers jours illustre les dérives avec des meneurs planqués derrière des masques, des foulards et cagoules pour en découdre. Toujours portées pacifiquement par quelques-uns, les revendications initiales appelaient une société plus juste, plus équitable, plus cohérente, moins fracturée. Un débat est lancé pour y répondre. Les plus radicaux n’en veulent pas. »

    Des insultes, encore des insultes…

    « Marre de cette haine ! », s’exclame Le Parisien en première page.

    « Le moment que nous vivons est d’une gravité que notre classe politique serait bien inspirée de marquer en affichant une condamnation sans faille des incidents de ces derniers jours. Le mouvement originel des Gilets jaunes et les revendications légitimes qu’il relayait n’ont plus rien à voir avec le précipité de haine et de bêtise qui s’exprime aujourd’hui. »

    « Hier encore, constate Le Journal de La Haute Marne, même si la sortie dominicale et le soleil printanier qui l’a accompagnée ont offert un tout autre visage que la violence des dernières semaines, c’est l’une des figures emblématiques du mouvement, Ingrid Levavasseur, qui a dû être exfiltrée du cortège. Des insultes, encore des insultes… qui non seulement décrédibilisent ceux qui les ont lancées, mais font passer au second rang les revendications initiales. La colère n’excuse pas tout. Surtout quand, au fil des semaines, on ne sait même plus de quelle colère on parle. »

    « Un défouloir, peste Le Midi Libre. Après les samedis de violences qui ont brouillé le message des Gilets jaunes, leur mobilisation moindre laisse plus de place aux parias de la République. Antisémites, xénophobes et autres casseurs des extrêmes trouvent ici un écran à maculer de leurs vomissures intolérables. »

    Indignation générale

    Ce 14e samedi de mobilisation, avant-hier, a été marqué par l’agression verbale dont a été victime le philosophe et académicien, Alain Finkielkraut… L’indignation est générale ce matin dans la presse.

    « Dans le quartier de Montparnasse, la bêtise haineuse a visé de ses cris et de ses insultes l’auteur du Cœur intelligent, dénonce Le Figaro. "Retourne à Tel-Aviv", "Sioniste de merde"… un groupe de manifestants a montré le visage hideux du pogrom. Cette meute, forme vivante de la violence désinhibée qui habite aujourd’hui les réseaux sociaux, profanait le beau mot de "peuple". Twitter s’était fait chair. En face, poursuit Le Figaro, un homme d’élite tenait tête avec sang-froid, avec allure aussi. Nous avions là le duel de la raison et de la compulsion, de la pensée et de l’épiderme, de la tenue et du débraillé, de la civilisation et de la barbarie. »

    Certes, reconnait Le Courrier Picard, « sur les plateaux, dans ses emportements, dans ses opinions même, Finkielkraut est quelquefois insupportable. Mais c’est parce qu’il est juif que Finkielkraut a été pris à partie en pleine rue. Ce n’est pas pour ce qu’il dit, ni ce qu’il pense, c’est pour ce qu’il est. [...] C’est à dégueuler. »

    L’Union hausse le ton : « s’il faut répéter tous les jours que la haine mine la République, que l’ensauvagement des mots et des actes sape ce qui fait notre société qui conjugue l’humanisme et les libertés, on doit le faire. S’il faut s’insurger et dénoncer, au quotidien, ces injures glaçantes éructées par des individus enragés dont l’obsession est de blesser, de salir, d’humilier, de parquer puis d’exclure du champ social ceux qui, parce qu’ils pensent, dérangent, il n’y a pas à hésiter. Ces vomissures antisémites adressées à l’académicien et philosophe Alain Finkielkraut ne sont qu’un pitoyable exemple de cette onde de choc qui, plus que jamais depuis trois mois, bouscule la France et s’en prend à ses valeurs cardinales. Jusqu’où peut aller l’ignominie ? »

    Curée dans la curie ?

    A la Une également, l’Eglise catholique : accablée par les scandales sexuels à répétition va-t-elle faire son mea culpa ?

    « A partir de jeudi s’ouvre à Rome un sommet d’ampleur, pointe Libération : plus d’une centaine d’évêques du monde entier seront réunis pour parler des scandales d’abus sexuels sur mineurs. Une première au sein des instances catholiques. » Apparemment, commente Libération, « le pape François s’est décidé à agir. Cet homme qui avait montré dès son entrée en fonction une relative ouverture d’esprit en affichant et en exprimant une solidarité sans faille avec les plus démunis, et notamment avec les migrants, était resté jusqu’à récemment sourd aux appels désespérés des victimes de prêtres pédophiles et à tous ceux qui attendaient de lui qu’il tape du poing sur la table. Manifestement, il a compris que le monde avait changé et que la société ne tolérait plus le moindre écart. »

    Alors, s’interroge Libération, « la réunion de Rome ira-t-elle jusqu’à reconnaître les délits et à présenter des excuses aux victimes, comme celles-ci le réclament ? A envisager de mettre un terme au célibat des prêtres, source de frustration sexuelle pouvant générer les pires dérives ? Ne nous emballons pas. Le monde a beau avoir changé, il faudra sans doute d’autres réunions de ce type avant que des réformes d’ampleur soient annoncées. Ce qui est sûr, c’est qu’à l’heure de la transparence tous azimuts, l’omerta n’est plus tenable. »

    En tout cas, l’Eglise catholique est sur le bon chemin, se félicite La Presse de la Manche : « François a décidé de frapper fort, et de ne plus reculer, Aucun clerc, aucun prélat, fut-il cardinal et influent, n’est intouchable. À Rome, mais désormais dans chaque pays, dans chaque diocèse, la lutte est engagée. Des prélats conservateurs au Vatican ont tout tenté pour étouffer le scandale. Mais François a raison, conclut le quotidien normand, le scandale serait de ne pas rechercher la vérité. Vouloir l’étouffer n’est plus possible. C’est courageux et c’est tant mieux pour les victimes. »

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