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    La Zone de libre-échange africaine peine à entrer en vigeur

    Le nouveau président en exercice de l'Union africaine, le chef d'Etat égyptien Abdel Fatta el-Sissi, le 11 février 2019, à Addis-Abeba, Ethiopie. REUTERS/Tiksa Negeri

    La zone de libre-échange africaine sera l’une des priorités du Président en exercice de l’Union africaine, l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi. C’est en tout cas le discours public qu’il a tenu la semaine dernière, en clôture du 32e sommet de l’Union africaine. Cette zone de libre commerce a été officiellement actée en mars dernier lors d’un sommet extraordinaire à Kigali. C’était l’un des projets phares de la présidence du Rwandais Paul Kagame. Selon la Commission de l’Union africaine, 52 membres sur 55 ont signé l’accord. Mais l’important dans le droit international c’est la ratification. Et là, on ne compte plus que 18 pays, bientôt 19 avec la ratification attendue de l’Ethiopie. Or il en faut 22 au moins pour établir cette zone de libre-échange.

    Le 21 mars l’UA fêtera les un an de l’accord trouvé à Kigali pour établir la zone de libre-échange. Un anniversaire que le Commissaire pour le Commerce et l’Industrie, Albert Muchanga compte bien célébrer avec les 22 ratifications sur son bureau.

    « Quand vous êtes en famille, les un an d’un bébé c’est une source d’excitation. »

    Avec les 22 ratifications, l’accord entrerait en vigueur un mois plus tard. Fin avril donc. L’idée serait ensuite de lancer dans les faits la zone de libre-échange en juillet au sommet de Niamey. Mais il y a encore du chemin à parcourir.
    D’abord convaincre les plus grandes économies de ne pas céder aux sirènes protectionnistes. A commencer par le Nigéria. Mais cela n’inquiète pas trop Albert Muchanga.

    « Quand nous étions au Caire en décembre dernier à l’occasion de la foire de commerce intra-africain, il y avait un jour pour chaque pays afin de présenter ses produits. Il y avait un jour du Nigéria et ce jour-là le nombre d’exposants était parmi les plus importants ce qui montre le niveau d’engagement. Donc les entreprises nigérianes sont intéressées. Nous devons leur laisser du temps pour finaliser leur consultation nationale sur le sujet. »

    Mais pour convaincre, il va aussi falloir tomber d’accord sur ce qu’on appelle les règles d’origine. Savoir à partir de quand un produit est considéré comme fabriqué dans un pays membre de la zone de libre-échange.
    Pourquoi est-ce important ? Pour éviter que des pays importent massivement des produits, les assemblent ou fassent de simples petites modifications et disent « voilà, c’est fabriqué chez nous ». Et avec ces produits inondent le marché intérieur panafricain. Puisque, par définition, dans une zone de libre-échange, ils ne seront plus taxés. Et sur ce point tout le monde n’est pas d’accord...

    Garder les règles d’origine simples et transparentes c’est l’avis de cette experte de la Banque africaine de développement. Que partage la plupart de l’Afrique de l’Ouest. Mais pas l’Afrique du Sud et l’Egypte, qui vient de prendre la présidence de l’Union pour un an. Mais d’après la Commission, 80 % des négociations sont terminées sur ce point. Cette zone de libre-échange fait espérer Gabriel Negatu, le directeur Afrique de l’Est de la Banque africaine de développement.

    « Cela aidera aussi le continent à amortir les chocs dus aux velléités protectionnistes que l’on voit dans le monde aujourd’hui. »

    D’après la BAD, la zone de libre-échange africaine pourrait faire bondir de 15 % le commerce intracontinental et 2,8 milliards de dollars, dans l’hypothèse la moins optimiste. Et 131 milliards dans le meilleur des cas.


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