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    Une base chinoise dans le Haut-Badakhchan à la frontière pakistano-afghane?

    Quelques dizaines, voire des centaines de soldats chinois seraient stationnés sur une base secrète avec environ 25 bâtiments à la frontière avec l’Afghanistan, non loin du Pakistan. RFI/Latifa Mouaoued

    Le quotidien américain Washington Post a révélé le 18 février l’existence d’une base militaire chinoise sur le territoire du Tadjikistan, dans la région du Haut-Badakhchan à la frontière avec l’Afghanistan et non loin du Pakistan. Une base avec environ 25 bâtiments ou quelques dizaines, voire centaines de soldats chinois seraient stationnés. Cette base était-elle totalement secrète ?

    De notre correspondant pour l’Asie centrale,

    La base n'est pas vraiment détruite, même si les autorités chinoises comme tadjikes refusent de confirmer l’information. Mais nos confrères du Washington Post ont rencontré des militaires chinois sur place, sur le marché de Mourghab, pas très loin de cette base, où ils étaient venus s’approvisionner en viande de yak.

    Personnellement, j’en ai entendu parler en janvier 2015, par des diplomates occidentaux. Et ils me décrivaient ce que le Washington Post raconte, à savoir une base située à la frontière avec la Chine et l’Afghanistan, au niveau de ce fameux corridor de Wakhan, cette étroite bande de terre qui avait été découpée à la fin du IXe siècle pour éviter que les empires russe et britannique, qui contrôlaient l’Inde alors, n’aient de contacts directs, géographiques.

    A quoi sert-elle ?

    A observer une frontière poreuse, notamment dans le cadre du retrait américain d’Afghanistan, à partir de 2014. C’est un lieu où passe aussi la drogue produite en Afghanistan. Mais cette frontière est surtout délicate du point de vue chinois, puisque c’est celle de sa région autonome du Xinjiang, province turcophone, musulmane, en délicatesse avec Pékin qui a très peur que celle-ci ait des velléités séparatistes.

    D’où, depuis deux ans, une politique d’internement des Ouïghours et autres musulmans qui forment la majorité du Xinjiang. Il y a des centaines de camps dits de « rééducation », dans une politique d’assimilationnisme forcée qui confine au génocide culturel.

    Le Xinjiang est aussi une région très stratégique, puisque c’est la porte de sortie terrestre du grand projet de nouvelles routes de la soie du président Xi Jinping, qui vise à irriguer le monde des produits « made in China ».

    Qu’est-ce que cela dit de la présence chinoise en Asie centrale ?

    Que Pékin investit le domaine sécuritaire dans la région. Jusqu’à présent, elle ne marchait pas sur ce qui était considéré comme le domaine réservé de la Russie, ancienne puissante tutélaire, coloniale, de l’Asie centrale.

    J’avais été marqué en 2015 de voir par exemple un grand bâtiment tout neuf, financé par la Chine, et appelé la « maison des officiers », construit juste en face du ministère de la Défense tadjik à Douchanbé.

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