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    A la Une: la démocratie au défi au Sénégal comme au Nigeria

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Ces scrutins vont-ils se résumer à une pure formalité pour les présidents sortants ? A lire certains commentaires ici ou là en Afrique, c’est tout de même l’impression, il faut bien l’avouer, que l’on retire de cet exercice somme toute convenu en cette veille d’élection.

    Ainsi, au Sénégal, « l’œil du scribe » que publie le quotidien EnQuête s’évertue à décrire un « sprint final » qui n’a de sprint que le nom. Aussi, dans un style volontairement fleuri, le chroniqueur d’EnQuête marque à sa manière sa distance avec l’événement en faisant mine de le commenter comme depuis la tribune de presse d’un stade. Ou d’un hippodrome :

    « Parti plus tôt et mieux entrainé, Macky semble imbattable et sûr de sa victoire. Idy, sorti de sa torpeur et dopé à l’orange, surfe sur une vague monstrueuse pour tenter un périlleux triple saut victorieux. Sonko, comme un missile patriote, en vitesse de croisière, est propulsé avec succès vers le palais. Madické, sur un tapis volant, espère atterrir avec bonheur au sommet de la République. El Hadj Issa, qui avait trébuché à Tamba, accélère à fond la caisse pour un exploit retentissant. » Volontairement excessif, le message est transparent, comme la chronique d’une victoire annoncée.

    Au Nigeria, bien que reporté in extremis la semaine dernière, le scrutin est également loin de soulever l’enthousiasme. Sans faire de détails, le journal burkinabè Wakat Sera le résume - tout comme le précédent, au Sénégal - à un choc entre les « pots de terre contre les pots de fer ». Ainsi, au Nigeria, ce confrère ouagalais résume le choix des électeurs, entre le président sortant Muhammadu Buhari et son challenger Atiku Abubakar, à désigner « entre deux maux », le moindre. Alors, dans un ultime soupir, Wakat Sera lance cette exhorte : « Pourvu que la démocratie triomphe, que ce soit à Dakar ou à Abuja. »

    « On le voit bien, résume l’Observateur Paalga, au Nigeria et au Sénégal, d’une présidentielle à l’autre, on a deux présidents en sursis qui ont des certitudes et des angoisses différentes quant à leur sort face aux résultats des urnes. Entre un Muhammadu Buhari qui pèche par excès d’angoisse et de méfiance et un Macky Sall débordant de certitudes et de sérénité, on attend de voir », temporise cet autre journal ouagalais. Lequel, comme son confrère Wakat Sera, espère que ces deux scrutins « tiennent la promesse d’une Afrique de l’Ouest qui expérimente avec un certain succès l’enracinement de la démocratie ».

    Kabila, le parrain

    En RDC, voilà maintenant quatre semaines que le président Tshisekedi est au pouvoir, et toujours pas de gouvernement. Et cette cohabitation à la Congolaise entre l’ancien et le nouveau chef pousse Cas Info à se demander si Kabila n’est pas le « président Bis ».

    Désabusé, ce journal kinois souligne que « moins d’un mois seulement après son départ du palais de la Nation le 25 janvier dernier, Joseph Kabila fait déjà parler de lui en République démocratique du Congo. Énormément. Et pour cause, l’ancien président (…) que certains avaient, peut-être un peu trop vite, envoyé à la retraite, est revenu de façon fracassante sur la scène politique kinoise ».

    Comme le résume en conséquence Cas Info, « Joseph Kabila a peut-être perdu la présidence mais pas le pouvoir ». Du reste, bien qu’officiellement battu, l’opposant Martin Fayulu ne s’y est pas trompé, lui qui « ne cible pas » Félix Tshisekedi, mais celui qu’il considère comme le « véritable tenant du pouvoir », pointe ce confrère congolais. Lequel lâche dans un soupir : « On le croyait parti, Joseph Kabila continue à faire parler de lui. Jusqu’où ? », se demande encore Cas Info.

    Le Potentiel n’écrit guère autre chose en se demandant si Félix Tshisekedi possède « des atouts pour s’émanciper de l’emprise de son prédécesseur dont l’ombre trop encombrante plane visiblement sur sa tête ».

    Et comme, ici, poser la question, c’est tout de même un peu y répondre, Le Potentiel prédit que « l’actuel président de la République n’aura pas les mains libres pour conduire son action à la tête de l’État. La tâche est donc ardue, le défi colossal et les enjeux de taille. Soit il s’émancipe et tire les conséquences, soit il fait profil bas à son prédécesseur et trahit le peuple qu’il qualifie comme étant sa base. » Le dilemme de Tshisekedi, en somme...

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