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    Les peuples des Balkans unis dans les contestations

    Les manifestants dans le centre de Banja Luka le 30 décembre 2018 qui réclament justice après la mort de David Dragicevic en mars 2018, retrouvé mort suite à des blessures qui ne correspondrait pas à un suicide. STR / AFP

    Albanie, Serbie, Monténégro, les manifestations se succèdent et se ressemblent, mais la vague de contestation ne cesse d’enfler d’un pays à l’autre des Balkans.

    de notre correspondant régional,

    Pour résumer la situation, peut-être faudrait-il partir de la Republika Srpska, l’entité serbe d’une Bosnie-Herzégovine toujours divisée où des manifestations d’une ampleur inédite réclament depuis près d’un an justice et vérité pour David Dragicevic, un jeune homme assassiné dans des circonstances toujours inexpliquées en mars dernier. Le mouvement, qui a pris la forme d’une contestation radicale du régime autoritaire de Milorad Dodik, a été violemment réprimé fin décembre mais se poursuit toujours.

    En décembre, ce sont les étudiants albanais qui se sont révoltés contre la réforme de l’université et l’intrusion du secteur privé dans le monde universitaire et qui ont partiellement fait plier le gouvernement social-démocrate d’Edi Rama. Les facultés sont toujours occupées et le mouvement se poursuit alors que l’opposition conservatrice a aussi décidé d’occuper la rue. Jeudi dernier, les députés du principal parti d’opposition ont même décidé de démissionner collectivement.

    En Serbie, c’est aussi l’autoritarisme du régime du président Vucic qui est contesté dans la rue depuis trois mois. Les manifestations ont commencé le 8 décembre à Belgrade et se sont étendues à tout le pays. Des rassemblements ont lieu désormais chaque fin de semaine, le vendredi ou le samedi, dans u nsoixantaine de villes.

    Enfin, au Monténégro, c’est un scandale de corruption impliquant le DPS, le parti du président Milo Djukanovic qui a mis le feu aux poudres. Deux rassemblements ont déjà eu lieu à l’initiative de la société civile et des médias indépendants et une grande manifestation est prévue ce samedi soir à Podgorica, la capitale du petit pays.

    Certains commencent déjà à parler de « printemps des Balkans »…

    L'expression circule de plus en plus, mais les prochaines semaines diront si elle est fondée. Une grande vague de contestation avait déjà saisi la région en 2013-2014, mais sans donner de résultats bien tangibles. Au contraire, l’échec de ces mobilisations s’était soldé par une vague d’exode sans précédent, les jeunes diplômés étant les premiers à quitter la région pour tenter de trouver de meilleures conditions de vie à l’étranger.

    Tous les pays de la région connaissent-ils des problèmes similaires ?

    Fondamentalement oui. Tous ces pays sont candidats à l’intégration européenne, mais cette perspective a bien peu de chance de se concrétiser dans les prochaines années. Dans le même temps, tous connaissent un chômage structurel massif, tandis que les salaires demeurent désespérément faibles. Enfin, ils connaissent des régimes de plus en plus autoritaires, qui restreignent toutes les libertés fondamentales et pratiquent un clientélisme exacerbé : pour obtenir un emploi, il est bien souvent indispensable d’avoir la carte du parti au pouvoir, que ce soit en Albanie, en Serbie ou au Monténégro.

    C’est contre cet avenir bouché que les gens se révoltent, et ils le font à l’écart des partis politiques et des oppositions constituées, souvent accusées d’être aussi corrompues que les formations au pouvoir et de faire partie du « système ». Les régimes en place se prétendent tous « pro-européens » et jouissent d’une étonnante complaisance de la part de Bruxelles, malgré les libertés qu’ils prennent avec les règles fondamentales de l’Etat de droit. La politique européenne dans les Balkans se résume trop souvent à une recherche de la « stabilité » à tout prix, qui conduit à des compromissions avec des régimes bien peu démocratiques, au point que beaucoup parlent de « stabilocraties » bénéficiant d’un blanc-seing européen. C’est peut-être ce carcan qui est en train d’exploser même si, pour l’instant, les alternatives politiques ont encore du mal à s’esquisser.


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