GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 14 Août
Jeudi 15 Août
Vendredi 16 Août
Samedi 17 Août
Aujourd'hui
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Macron veut réinventer la PAC quand Bruxelles prévoit de la rétrécir

    Emmanuel Macron lors de son discours à l'ouverture du Salon de l'agriculture, porte de Versailles, a prononcé un plaidoyer pour une réforme de la PAC, le 23 février 2019. CHARLES PLATIAU / AFP

    En visite ce week-end au Salon de l'agriculture, la grande fête annuelle de la ferme en France, le président Emmanuel Macron a interpellé les Européens en déclarant vouloir réinventer la politique agricole commune.

    Il la veut « plus protectrice, plus pragmatique, plus ambitieuse ». Plus, plus, plus... alors qu' il sait bien que la Commission a prévu de faire avec moins. Son projet de budget actuellement en cours de négociation entre les Etats membres implique une réduction de 5% de l’enveloppe dédiée à la PAC à partir de 2021.

    L'enveloppe se contracte parce que les Etats membres ne sont pas d’humeur à dépenser plus au moment où la taille du gâteau rétrécit avec le départ des Britanniques. Ils veulent même consacrer davantage à de nouvelles missions comme les migrations, la défense, le terrorisme ; il faut donc diviser le gâteau en un plus grand nombre de parts.

    Depuis la publication de ce document en juin dernier la France milite pour le maintien du futur budget de la PAC au niveau actuel. Pour des raisons nationales évidentes: les paysans français en sont les premiers bénéficiaires. Sans aide européenne, la moitié des exploitations seraient aujourd'hui dans le rouge.

    Paris a déjà rallié une vingtaine de pays à sa cause

    Mais il faudra trouver un consensus à 27. Et le temps est compté. Les Etats membres veulent se mettre d'accord avant le scrutin européen qui aura lieu le 26 mai prochain. Officiellement l'Allemagne a fini par se rallier à la position française. Et cela compte dans la discussion puisque c'est le premier pays contributeur de l'Union. Mais c'est aussi un pays très regardant sur le bon usage de ses euros, et qui verrait d'un bon oeil une renationalisation d'une bonne partie des aides allouées au niveau européen. Dans l'esprit de ce que propose déjà la Commission. Pour compenser la diminution de 15% des subventions allouées au développement rural, le deuxième pilier de la PAC, Bruxelles demande aux Etats de mettre la différence. Cela convient tout à fait à Berlin, ses finances sont excédentaires mais en revanche pas vraiment au gouvernement français qui a déjà tant de mal à rester dans les clous européens.

    Emmanuel Macron a aussi appelé à l'unité des Européens face à l'extérieur

    Si la France est le premier bénéficiaire de la PAC, c'est aussi la première puissance agricole en Europe, très présente à l'international et donc très sensible aux à-coups des marchés mondiaux. Les céréaliers français ont vu par exemple se réveiller ces derniers temps de redoutables concurrents à l'Est : les Russes galvanisés par les sanctions occidentales sont en train de leur tailler des croupières.

    Et puis Emmanuel Macron a pointé une faiblesse historique des éleveurs européens: ils importent 70% de leurs besoins en soja et oléagineux. Un héritage du début de la PAC, dans les années 60, Washington a fait pression pour laisser entrer le soja américain libre de droit sur le marché européen et depuis, le client européen est sollicité chaque fois qu'il est utile. L'an dernier par exemple les importations de soja américain ont bondi, pour compenser la défection des Chinois, Berlin a souscrit sans broncher à cette demande américaine.

    Pour Angela Merkel le sort de la voiture allemande compte davantage que celui de l'éleveur français. Pas sûr que les Européens soient vraiment unis pour retrouver leur souveraineté en la matière.

    ►En bref

    Huawei le géant chinois des télécoms a dévoilé hier son smartphone pliable

    Une présentation faite à Barcelone pour le World Mobile Forum qui démarre ce lundi. Le Chinois emboîte donc le pas à Samsung qui a dévoilé la semaine dernière un premier modèle à écran flexible. Sûr de sa technologie, il fait de la surenchère, en le proposant à 2600 dollars, bien plus cher que le modèle coréen.


    Sur le même sujet

    • Salon de l'Agriculture

      France: au Salon de l'agriculture, Emmanuel Macron appelle à «réinventer» la PAC

      En savoir plus

    • France

      Le marathon d'Emmanuel Macron pour rassurer au Salon de l'agriculture

      En savoir plus

    • France

      Salon de l'agriculture: un secteur en meilleure forme

      En savoir plus

    • Chronique Agriculture et Pêche

      Les enjeux de la 56e édition du Salon de l'agriculture

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.