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    Algérie: la fin d’une époque?

    Les manifestants dans les rues d'Alger le 1er mars 2019, pour protester contre un 5e mandat du président Bouteflika au pouvoir depuis 20 ans, le ©REUTERS/Zohra Bensemra

    Le Monde en Questions revient cette semaine sur les manifestations qui ont éclaté en Algérie, contre la volonté du président Abdelaziz Bouteflika de se représenter pour un 5e mandat à l’élection présidentielle du 18 avril prochain. Assiste-t-on à la fin d’une époque ?

    Quelle que soit l’issue de la mobilisation actuelle, on assiste clairement à l’éclatement d’un système à bout de souffle – ce qui ne veut pas dire que ce système, dominé par l’appareil militaire et par un parti, le FLN, ne trouvera pas en lui les ressources pour se réformer.

    Mais il est confronté depuis une semaine à une critique aussi soudaine qu’inattendue. C’est la décision du président Bouteflika, le 10 février dernier, de se représenter pour un 5e mandat, qui a mis le feu aux poudres.

    À Alger et dans les grandes villes du pays, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dire leur opposition à cette perspective, alors que le chef de l’État est dans un état de santé plus que préoccupant – et que c’est souvent un cadre le représentant qu’on installe dans des réunions auxquelles il est incapable d’assister.

    Face à ces manifestations qui l’ont surpris, et malgré la censure imposée à des journalistes qui se sont mis à réclamer une vraie liberté de travail, le pouvoir réagit pour l’instant avec une fermeté contrôlée. Les forces de l’ordre dispersent les manifestants à coup de gaz lacrymogènes, mais ont visiblement des instructions pour protéger à tout prix les lieux de pouvoir, et pour éviter tout dérapage – notamment la mort d’un manifestant.

    Face à une mobilisation grandissante de la société civile, le pouvoir semble donc jouer la montre – en aucun cas pour l’instant n’est évoquée la possibilité d’accéder à la demande des manifestants. Tout simplement parce qu’il n’a pas de Plan B –symptôme terrible d’un système verrouillé, fossilisé, dirigé par un leader vieillissant qui n’a pas préparé sa succession.

    Cet homme, très diminué depuis un AVC en 2013, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, a pourtant été choisi par les différents clans qui se partagent le pouvoir en Algérie. Car il représente le plus petit dénominateur commun pour eux.

    D’ici dimanche, date limite de dépôt des candidatures auprès du Conseil Constitutionnel, le FLN va-t-il désigner une autre personnalité ? Le temps est compté. Où va-t-il, contre vents et marées, maintenir cette candidature absurde d’Abdelaziz Bouteflika ? On verra bien.

    Autre question qui se pose : ce mouvement anti-candidature va-t-il, peut-il, se structurer politiquement et présenter de nouvelles demandes ? Jusqu’ici, la revendication est unique et circonscrite, ce qui empêche le pouvoir d’instaurer l’état d’urgence.

    Mais on sent bien que la contestation plus globale d’un pouvoir sclérosé, corrompu, antidémocratique n’est pas loin. Les deux prochains jours vont donc être importants.

    L’idée des dirigeants est de tenir jusqu’au 18 avril, en affublant Bouteflika d’un vice-président qui, une fois au pouvoir, tentera d’organiser une transition en douceur, convoquera une conférence nationale pour donner un peu d’air à une société très jeune qui n’en peut plus – pas de libertés, peu de travail , et un système de redistribution assis sur la rente pétrolière, qui est en crise depuis 2014.

    Au point où on en est, soit le système arrive à gagner du temps et à se sauver en se modernisant, soit c’est l’implosion et le grand saut dans l’inconnu. Dans un pays ou l’islamisme n’a pas dit son dernier mot.


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