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    Les femmes dans le Fespaco-Samba Bathily (Mali)-Amy Sow (Mauritanie)

    Denise Epoté. © RFI/Pierre René-Worms

    Afrique en marche, les têtes d’affiche de Denise Epoté, de TV5MONDE avec Assane Diop, fait un détour par Ouagadougou, la capitale burkinabé où s'est refermé hier soir le 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision, le FESPACO. Et en tête du palmarès ce dimanche, l'action des femmes durant ce FESPACO du cinquantenaire.

    Difficile de dire combien il y avait d’actrices, de productrices, de costumières, de maquilleuses et de critiques de cinéma lors de ce FESPACO 2019. Après tout qui à part la gente féminine, même dans ce secteur dominé par l’image, a le sentiment d’être invisible? L’unique information que toutes les femmes ont retenue c’est que cinquante ans après la création du festival, aucune femme n’a remporté la distinction suprême, l’étalon d’or de Yennenga.

    L’unique femme à avoir inscrit son nom dans les annales du festival panafricain est Alimata Salambare. En 1969, la jeune journaliste a eu l’insigne honneur de présider le premier comité d’organisation de la semaine du cinéma africain. Une biographie signée Yacouba Traoré est consacrée à cette pionnière. « Alimata Salambere Ouedraogo, itinéraire et leçons de vie d’une femme debout ».

    Si les jeunes réalisatrices voient en cette femme un modèle, elles déplorent et ont fait savoir qu’elles souhaitaient que les choses changent. La productrice Fatou Kandé Senghor a réuni au sein de l’assemblée des Yennenga toutes les professionnelles qui veulent faire bouger les lignes. Être présentes dans tous les secteurs de la production cinématographique. Une inclusion défendue par la première dame du Burkina Faso, Sika Kabore.

    Autre action menée par les femmes du 7ème art, « les cinéastes non alignées ». Cela fait trois ans que ce collectif réuni autour de Rahma Behnamou El Madani dénonce la marginalisation des professionnelles. Loin d’être une situation propre aux réalisatrices du continent, le constat est mondial. A preuve, au sommet du box-office de l’industrie cinématographique moins de 5% des films sont réalisés par des femmes. Instituez des quotas, disent en cœur les professionnelles du 7e art permettrait d’amorcer la pompe. Rendez-vous en 2021 à Ouagadougou pour dresser un bilan.

    Samba Bathily, Afrolutions et Afrochampions

    ►Au Mali un autodidacte qui n'en est pas moins un brillant entrepreneur. Samba Bathily a en effet fondé et dirige «Africa développement solutions», une firme spécialisée dans l'énergie solaire et présente aujourd'hui dans plus d'une quinzaine de pays.

    Développer des solutions à un moindre coût, c’est ce qui a fait le succès de Samba Bathily auprès des nombreux décideurs qu’il rencontre. Lui qui a fait le pari de l’énergie solaire pour électrifier le continent a à son actif l’installation de 100 000 lampadaires photovoltaïques qui illuminent 17 capitales africaines. Quelque 15000 mini réseaux devraient alimenter les villages, les écoles et les dispensaires. Des solutions africaines avec une main d’œuvre africaine, clame le directeur général. Les techniciens sont formés à la Solar Academy Structure installée à Bamako mais que l’entrepreneur devrait démultiplier ailleurs. A Samba Bathily on doit également le développement d’une autre énergie propre, l’énergie hydraulique. En Guinée, il a participé au montage financier des barrages de Kaleta et de Souapiti. Situé sur le fleuve Konkouré à une centaine de kilomètres de Conakry, le barrage de Kaleta devait mettre la capitale à l’abri des nombreux délestages qu’elle connaît. En amont du barrage de Kaleta et considéré comme le plus grand barrage hydroélectrique jamais construit en Guinée, les travaux du barrage de Souapiti devraient s’achever cette année. Ses 450 mégawatts permettront de garantir le développement industriel du pays. Un développement dont Samba Bathily se félicite lui qui affirme qu’en Afrique ce ne sont pas les projets qui manquent se sont les financements.

    Amy Sow, une plasticienne engagée

    Pour refermer le podium cette semaine, une plasticienne mauritanienne, Amy Sow, qui utilise son art pour dénoncer les violences infligées aux femmes dans son pays.

    Enfant, les coloriages d’Amy Sow lui ont toujours valu les compliments de son entourage. Mais faute de formation, elle deviendra costumière. Elle n’est pas peu fière de dire qu’elle a été chef costumière du film « Timbuktu » de son compatriote Abdhéramane Sissako. Film aux sept Césars. A 42 ans, Amy Sow vit désormais de son travail de plasticienne. Ses revenus lui ont permis d’acquérir un terrain pour y construire à partir de matériaux de récupération l’espace Art Gallé. Entre calligraphie et photographie, les toiles d’Amy Sow dénoncent les violences que les femmes endurent. Sur la centaine de plasticiens que compte le pays, Amy Sow est aujourd’hui la seule dont les toiles sont exposées à l’étranger.


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