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    A la Une: l’Algérie de la révolte est en apnée

    Le portrait du président algérien Abdelaziz Bouteflika, à Alger, le 11 février 2019. RYAD KRAMDI / AFP

    L’Algérie retient son souffle dans l’attente du dépôt ou non de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la prochaine élection présidentielle. Alors que les candidats ont en effet jusqu’à ce soir pour déposer leur dossier au Conseil constitutionnel, tandis que, depuis une dizaine de jours, la rue algérienne n’a cessé de charrier une marée humaine qui gronde pour tenter de contrer un cinquième mandat du président sortant, son directeur de campagne a été limogé hier.

    Que se passe-t-il en Algérie, et que peut-il se passer ? L’hebdomadaire Courrier international apporte des éléments de réponse à ces deux questions, puisés dans le journal Maghreb émergent, selon lequel l’Algérie est dirigée par une « poignée de prédateurs qui se cachent derrière le caprice d’un vieil homme malade qui, dit-on, tient à mourir président. Un peuple entier pris en otage pour assouvir un caprice », dénonce ce journal cité par Courrier International.

    Et Maghreb émergent de prévenir : « Si l’armée intervient au moment du dépôt du dossier de candidature, cela signifie(rait) que le clan présidentiel tente un passage en force. Une opération suicide qui soulèvera la colère des Algériens. L’état-major a la possibilité d’agir en amont, par le dialogue, afin que ce cinquième mandat soit annulé. Le rejet des Algériens est un argument imparable à mettre sur la table », énonce-t-il encore.

    Courrier international a également trouvé cette remarque prédictive dans le journal algérien El-Watan : « Ce que les Algériens viennent de vaincre, c’est la peur (…) le cinquième mandat n’aura pas lieu (…) le vent du printemps algérien a commencé à souffler, et rien ne l’arrêtera. »

    De son côté, l’hebdomadaire Politis prédit que « les revendications sociales et économiques pourraient rapidement suivre, tant domine le sentiment que les richesses du pays sont accaparées par une petite clique », estime Politis.

    Alors, Marianne se demande si l’on ne s’achemine pas « vers la troisième guerre d’Algérie ». Avec ce qui s’y passe, le pays pourrait « plonger dans une nouvelle guerre civile », redoute cet hebdomadaire. Une guerre qui « pourrait bien alors traverser la Méditerranée. Nous n’en avons pas fini avec l’Algérie », soupire Marianne.

    Docteur Boutef et mister Hyde

    La presse magazine n’est en tout cas pas tendre cette semaine avec le président algérien. Pour l’occasion, L’Obs a ressorti « les archives secrètes » le concernant. « C’est en Machiavel imbu de lui-même et corrompu que ces documents confidentiels dépeignent celui qui, en 1963, prend la tête de la diplomatie algérienne, à 26 ans seulement. » Un personnage « dénué de scrupules », pointe L’Obs.

    Cet hebdomadaire évoque aussi « plusieurs assassinats politiques ordonnés à Alger (et qui ont) été orchestrés dans les ambassades » du temps où Bouteflika dirigeait la diplomatie algérienne. L’Obs cite encore un télégramme diplomatique en date du 17 mai 1983, et selon lequel « la corruption de Bouteflika était de notoriété publique », rapporte ce journal.

    « Bouteflika a symbolisé à son avènement la fin de la guerre civile des années 1990 et la défaite improbable des islamistes, rappelle Le Figaro Magazine. Bouteflika incarne aujourd’hui le chantage exercé par une camarilla d’affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien "Moi ou le chaos". Quand on parle de l’Algérie, le spectre du général de Gaulle n’est jamais loin », énonce encore Le Fig Mag.

    L’opportuniste algérien

    Dans les manifestations en Algérie en tout cas, une nouvelle figure est apparue, celle de l’homme d’affaires et politicien controversé Rachid Nekkaz. Et dans l’hebdomadaire Le Point, Kamel Daoud écrit tout le mal qu’il en pense. Selon cet écrivain algérien, auteur notamment de Meursault, contre-enquête (Actes Sud), Rachid Nekkaz, c’est « Forrest Gump », du nom de ce héros sévèrement autiste à qui tout réussit dans un célèbre film hollywoodien.

    « Ainsi, sous le regard stupéfié de tous, le concurrent le plus inattendu de Bouteflika est un homme venu d’ailleurs. Son raz de marée est réel et, de ville en ville, il draine les foules qui le portent, se filment avec lui, hurlent son nom. "Nekkaz, nous ne sommes pas bien". Va-t-il gagner ? Non », prédit Kamel Daoud, selon qui Rachid Nekkaz est « une image d’Internet devenue réelle, un avatar qui s’est incarné ; Bouteflika est une réalité qui est devenue une image, un pseudonyme. Entre les deux, le second est le plus virtuel », analyse ce romancier dans Le Point.

    La France défie les Gafa

    En France, c’est confirmé, la taxe sur les « Gafa » va voir le jour. Bruno Le Maire le confirme en effet ce matin dans Le Parisien Dimanche. Etant rappelé que les « Gafa » sont les Google, Amazon, Facebook et autre Apple, ces géants du numérique qui délocalisent leurs profits vers des paradis fiscaux pour échapper à l’essentiel de l’impôt sur les sociétés en France, le ministre de l’Economie précise dans ce journal qu’un projet de loi sera par lui présenté mercredi prochain pour taxer les « très grandes entreprises » réalisant un chiffre d’affaires « sur leurs activités numériques de 750 Millions d'euros au niveau mondial et un chiffre d’affaires en France de plus de 25 M€. » Cette nouvelle taxe sur les Gafa pourra rapporter selon lui « 500 millions d'euros par an ». En l’état, Critéo serait la seule entreprise française assujettie à cette taxe, pointe Le Parisien Dimanche.

    Perrine Laffont, la boss du ski

    Coup de chapeau enfin à la championne olympique française Perrine Laffont, qui, pour la deuxième année consécutive, a remporté hier la Coupe du monde de ski de bosses. Perrine Laffont ? « Une grosse bosseuse », lance Paris Match. Skis aux pieds pourtant, elle est manifestement tous sauf grosse, Perrine, mais ici, l’expression utilisée par cet hebdomadaire signifie qu’elle travaille beaucoup pour réussir.

    « Vingt-sept ans après le turbulent Edgar Grospiron, Perrine redonne des couleurs tricolores à cette discipline acrobatique. A tout juste 20 ans, ce petit gabarit (1,64 mètre) a déjà le palmarès d’une grande », souligne ce magazine dans lequel la championne, tout sourire, rayonne tout à la fois de bonheur et de beauté.

    L’article a été rédigé avant le nouveau sacre de Perrine Laffont hier, mais Paris Match ne s’y est pas trompé, et signale, que le président lui a remis la Légion d’honneur et que le sprinter Usain Bolt lui a offert un Mathusalem le champagne, soit une bouteille de 6 litres. Seulement voilà, « Perrine n’a pas encore trouvé le temps d’ouvrir la bouteille : "Je cherche l’occasion", lâche la jeune fille à Paris Match ». Depuis hier en tout cas, elle en tient une. Une de plus.

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