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    A la Une: « La France, vigilante face à l’incertitude en Algérie… » 

    La diaspora algérienne s'est rassemblée en masse sur la place de la République à Paris pour protester contre un 5e mandat de Bouteflika le 3 mars 2019. RFI/Laura Martel

    C’est le titre affiché en Une du Figaro ce matin… Juste à côté d’une photo de Carlos Tavares, le patron de PSA, qui dénonce – tout sourire – « le diktat de l’Europe » sur la voiture électrique… Mais La France, oui, vigilante face à l’incertitude en Algérie estime Le Figaro qui livre un dossier complet, revenant par exemple - comme nombre d’autres journaux - sur les manifestations de la diaspora algérienne ce week-end à Paris, Marseille, Toulouse notamment… Car au pays « malgré la contestation grandissante », Abdelaziz Bouteflika « un président usé qui ne comprend plus son peuple », peut-on lire, a fait déposer par procuration sa candidature hier auprès du Conseil Constitutionnel algérien pour briguer un 5ème mandat.

    Mais il « promet », en cas de victoire le mois prochain, une élection anticipée à laquelle il ne participera pas.

    Ce que le Journal de la Haute Marne voit d’ailleurs pour sa part comme une « mini-reculade qui a peu de chance de faire baisser la tension »...Mais si la France est « attentive », reprend le Figaro eh bien, pour autant elle est bridée « par la relation complexe avec son ancienne colonie », estime-t-il, car « plus encore que le Rwanda, l’Algérie ne souffre, dans sa relation avec Paris, aucun écart. Fut-il verbal » estime le quotidien…

    Le Figaro qui  nous invite à « regarder la réalité en face ».

    Les autorités françaises surveillent « mais sans intervenir » de peur d’être taxées d’ingérence… De toute façon, pense de son côté Le Républicain Lorrain « Nos gouvernements successifs ont ainsi toujours ménagé le pouvoir algérien, quitte à s'essuyer les pieds sur les droits de l'Homme »… Or analyse l’édito du Figaro, « qu’elle le veuille ou non, la France est désormais en première ligne » et le quotidien continue « la non-ingérence est un paravent diplomatique bien commode, et compréhensible », oui, mais en face « l’alternative qui consiste à dire Bouteflika plutôt que le chaos n’est plus tenable » contrebalance l’édito avant d’estimer que « la volonté du peuple algérien de tourner la page est dans la logique des choses ». « L’Algérie est un pays riche qui vit dans la misère »… « La jeunesse est assoiffée de justice sociale et liberté contre un régime corrompu et clanique. » Et ce ne sont pas les reportages du Monde réalisés à Alger et Oran, où les manifestants expriment leur dégoût du système, qui diront le contraire… Mais attention prévient Le Figaro, ailleurs les printemps arabes ont montré que le romantisme de la libération cédait rapidement à la pire des menaces : à savoir « l’hydre islamiste »…

    Quoiqu’il en soit, La Montagne, s'interroge.

    Le quotidien régional pose la question: « Comment le camp présidentiel algérien, s'exonérant de construire une alternance, peut-il, encore une fois, espérer que la jeunesse algérienne vote pour un cadre-photo ? La croit-il figée dans un traumatisme des années 90 qu'elle n'a pas vécu ? La peur du chaos, souvent agitée, ne sert plus de repoussoir quand un pays rêve d'une deuxième indépendance » ce sont toujours ici les mots de La Montagne…

    La presse française qui pense également à la santé.

    Si dans le corps de son journal, Libération consacre une double page à ce qu’il juge être une candidature « fantôme » d’Abdelaziz Bouteflika, c’est aujourd’hui sur le trafic de médicaments que s’attarde Libé, y consacrant sa Une et un dossier complet… Le quotidien nous alerte : « un médicament sur dix vendu dans le monde est faux. Un « business illégal », malheureusement « en plein essor » et qui « menace d’abord les pays les plus pauvres. Beaucoup en Afrique notamment où la production et la vente de faux remèdes entraînent la mort, chaque année, de quelque 100 000 personnes selon l’organisation mondiale de la santé. »

    Libération, sa correspondante Margot Chevance plus exactement, livre un reportage au Sénégal. On y apprend par exemple que dans la capitale Dakar, « les faux médicaments s’achètent entre les échoppes », mais que c’est Touba, « deuxième pôle économique sénégalais, aux mains de la puissante communauté religieuse des mourides, qui est le cœur du trafic »… Mais pour contrecarrer ce business criminel, Libération relève une mesure qui est « la preuve que l’Union européenne peut avoir une réelle utilité ».

    Eh oui, il y en a une : l'UE vient de renforcer sa législation et d’adopter un nouveau code informatique... « Apposé depuis quelques semaines sur toutes les boîtes de médicaments vendues en Europe, Il permet d’attester que le produit n’est ni contrefait ni détérioré. » Mais Pour Libé, il faut de toute façon une « action internationale concertée », incluant impérativement les grands laboratoires pharmaceutiques qui, pour préserver leurs brevets, jouent parfois un rôle un peu trouble en entretenant la confusion entre médicaments trafiqués et médicaments génériques...

    Si l'Union européenne a une utilité réelle ici, elle peut par ailleurs avoir honte de son traitement du cas de Samos...

    Ça, c'est l'analyse du quotidien catholique La Croix qui titre une Une saisissante, sans tomber pour autant dans le pathos ou le sensationnalisme, loin de là... « Samos, la honte de l'Europe » peut-on lire en lettre blanches, au dessus d'une photo montrant une mère de famille qui tend un verre d'eau à son enfant en bas âge... Tous deux fixent l'objectif, comme pour nous interpeller simplement - oui c'est ça, ils nous interpellent - à l'image des 4.000 demandeurs d'asiles qui sont « cantonnés » sur cette île grecque de Samos, « dans des conditions abjectes » dénonce La Croix, en reprenant le terme employé par l'ONU pour qualifier cette situation... Des oubliés de l'Union européenne que La Croix est allée rencontrer dans le camp qu'ils occupent, entassés les uns-sur les autres... Des oubliés qui réclament aujourd'hui la fermeture du hostpot crée ici dans le sillage de l'accord conclu avec la Turquie pour tarir les flux migratoires et de la fermeture des frontières en mars 2016...

    Et pendant ce temps-là, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : « le grand écart de l'évaluation de la fraude fiscale ».

    Le quotidien économique Les Echos nous apprend en effet en Une que le sujet revient avec insistance dans le grand débat national, organisé par Emmanuel Macron face au mouvement des « gilets jaunes »... On lit également que « faute de candidat à sa présidence, l'observatoire d'évaluation de la fraude fiscale annoncée en septembre par le ministre de l'Action et des Comptes Publics Gérarld Darmanin, n'a toujours pas vu le jour... Et pourtant il faut vraiment l'évaluer ce montant de la fraude fiscale » estiment Les Echos, car « c'est également un incontournable des programmes populistes ». Tiens donc ! Et quand le syndicat Solidaires des Finances publiques donne l'estimation la plus courante entre 80 et 100 milliards d'euros une députée La République en marche, Bénédicte Peyrol, pour ne pas la citer, évoque dans un rapport la même fourchette hausse selon Les Echos, mais en partant de 2 milliards seulement... Le grand écart effectivement.

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