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    Pour l'archevêque de Kinshasa, «le président Tshisekedi va dans la bonne direction»

    L'archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo Besungu, le 24 décembre 2018 pour la messe de la Nativité. REUTERS/Baz Ratner

    En République démocratique du Congo, l’archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, estime que la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle du 30 décembre est un « déni de vérité », mais que ses premières mesures vont dans la bonne direction.

    RFI : Pourquoi dites-vous dans votre déclaration du 2 mars que les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ont été un « déni de vérité » ?

    Mgr Fridolin Ambongo : Nous reprenons là les conclusions de l’observation électorale que nous avions organisée pendant les élections. Et il était clair que le résultat publié par la Céni ne correspondait pas du tout à ce que nous avions observé. Pour nous, c’est un déni de vérité.

    Un « déni de vérité », cela veut dire mensonge, non ?

    Tout à fait. Cela signifie que ce qui a été proclamé ne correspond pas à la vérité des urnes.

    Alors s’il y a eu mensonge, qui a gagné pour de vrai la présidentielle du 30 décembre ?

    Mais le résultat de l’observation a été rendu public. Il est clair que monsieur Martin Fayulu avait obtenu beaucoup de pourcentages, au-delà de 60. Je crois que cela est un fait qui a été établi, même si la notion de vérité des urnes dérange certaines personnes. Mais la vérité est têtue.

    Donc la vérité, c’est que Martin Faylu a gagné la présidentielle du 30 décembre ?

    C’est ce qui a été observé par notre service.

    Et à l’issue de l’annonce de la victoire de Félix Tshisekedi, vous avez eu cette première réaction, c’était sur France 24 : « Ma peur est qu’il n’y ait pas de changement, que ce soit le même système qui continue »…

    Mais c’est justement ce que nous avons mis en évidence dans notre message parce que, une chose c’est la vérité des urnes. Le résultat proclamé ne correspond pas à la vérité. Ça, c’est une chose. Mais autre chose, c’est la réalité. La réalité aujourd’hui, c’est qu’il y a quelqu’un qui est aux affaires et nous devons composer avec lui. Nous avons donné le message en disant aux nouveaux dirigeants que, même si les élections se sont passées de cette manière-là, ils peuvent transformer le mal en bien, et se mettre au service du peuple. Nous avons recommandé aux nouveaux animateurs de rompre avec les vieilles pratiques qui ne mettaient pas le peuple au centre de leurs préoccupations.

    Est-ce à dire que vous avez moins peur aujourd’hui que lors de votre déclaration à France 24, le 22 janvier 2019 ?

    Je dois dire que la vérité, c’est que les premiers pas du président Félix Tshisekedi vont dans la bonne direction. Les mesures qu’il a prises jusqu’à maintenant vont dans la bonne direction. Naturellement, le gouvernement n’est pas encore formé. Nous ne connaissons pas encore exactement l’équilibre des forces entre les instances qui seront au Parlement et au gouvernement. Donc nous restons prudents.

    Vous dites que les premières mesures du président Tshisekedi vont dans la bonne direction. A quelles mesures pensez-vous ?

    Pour le moment, on ne peut le juger que sur sa déclaration d’intention générale. Le premier discours qu’il a donné jusque-là va dans la bonne direction. Il a commencé quand même à refaire les relations entre notre pays et la communauté internationale, notamment la question des visas, la maison Schengen [réouverture sous le nom de Centre européen des visas]. Il s’est engagé à faciliter la libération des prisonniers, le retour des exilés. Sur le plan social, il annonce des mesures et, si ça entre effectivement en application, je crois que cela pourrait générer le développement du pays.

    Et le blocage des comptes publics par Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président Tshisekedi, afin d’empêcher les ministres sortants de partir avec la caisse ?

    Je peux comprendre que monsieur Kamerhe, après quelques semaines dans ses fonctions, s’est rendu compte qu’il y a risque. Et si c’est vraiment pour protéger le patrimoine national, je ne peux que soutenir sa décision.

    Dans votre déclaration du 2 mars, vous dites que « le peuple congolais ouvre la voie à l’alternance pacifique ». Voulez-vous dire qu’avec Félix Tshisekedi, il peut y avoir alternance ?

    Ce qui s’est passé, c’est que le peuple s’est exprimé pour une alternance démocratique. Et là, nous saluons la maturité citoyenne de notre peuple. Ce qui a été proclamé ne correspond pas exactement à la volonté du peuple, mais nous reconnaissons quand même qu’il y a une forme d’alternance. Et là, nous pensons que cela va dans le sens où, si c’est vraiment consolidé, ça peut renforcer la démocratie au Congo. Mais il y aurait encore des pas à faire.

    Vous dites que, pour l’instant, chez Félix Tshisekedi, il n’y a que des paroles, pas d’actes. Est-ce que le futur Premier ministre, issu de la majorité pro-Kabila, ne risque pas d’empêcher ce que vous désirez, c’est-à-dire l’alternance ?

    Effectivement, nous avons un peu quelques soucis de ce côté-là parce que nous saurons quelles sont les marges de manœuvre du nouveau président quand le gouvernement sera composé. C’est pourquoi j’ai dit, attendons d’abord la nomination du Premier ministre, attendons la composition du nouveau gouvernement, c’est là que nous verrons s’il y a un changement en profondeur ou si c’est tout simplement une alternance de façade. Mais notre souhait, c’est que maintenant le président de la République ait aussi tous les attributs du président de la République pour pouvoir conduire sa politique.

    Donc vous donnez une chance à Félix Tshisekedi ?

    Tout à fait. Nous ne pouvons que l’encourager, nous ne pouvons que le soutenir, parce que l’intérêt supérieur du peuple veut qu’aujourd’hui nous puissions soutenir l’action du président Tshisekedi qui va dans la bonne direction.


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