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    Gabon: un code pétrolier plus attractif

    Raffinerie Sogara de Port-Gentil. La grève des salariés de l'ONEP a paralysé la production de pétrole au Gabon, touchant du même coup toute l'économie du pays Creative Commons/AchilleT

    Au Gabon, le secteur pétrolier, poumon de l’économie nationale s’essouffle énormément. En 2014, pour espérer maximiser ses revenus, Libreville avait adopté un nouveau code des hydrocarbures qui prévoyait davantage de prélèvements fiscaux auprès des entreprises du secteur. Cependant, ce code jugé trop coercitif par les compagnies pétrolières a ralenti les investissements et fait fuir certains opérateurs. Sous la pression du FMI et de la Banque mondiale, le Gabon a compris qu’il fallait un nouveau code plus souple. C’est ainsi qu’un nouveau code des hydrocarbures vient d’être adopté.

    La révision du code pétrolier de 2014 était devenue un des chantiers prioritaires du gouvernement. Charles Tchen, ancien Directeur général de Shell Gabon, devenu l’un des meilleurs experts indépendants du secteur, se souvient que le code de 2014 était devenu une arme de destruction massive de l’économie gabonaise.

    « Le code de 2014 n'était pas du tout attractif, depuis son entrée en vigueur aucun contrat pétrolier n'a été signé entre les compagnies pétrolières et l'état gabonais. Le nouveau code est une bonne chose pour le pays, car il améliore les conditions fiscales, rallonge la durée d'exploration et annule l'impôt sur les sociétés qui était dans le précédent code. »

    Le nouveau code a été révisé avec l’assistance du FMI et de la Banque mondiale. Pascal Houagni Ambourouet, le ministre du Pétrole qui a supervisé les travaux est convaincu que le Gabon devient plus attractif.

    « Nous avons supprimé l'impôt sur les sociétés de 35%, et en baissant la fiscalité, nous allons retrouver les investissements étrangers à travers l'exploration de notre bassin sédimentaire. Ce qui permettra au Gabon de garantir sa place dans ce secteur. Je pense que les conditions sont réunies pour faire en sorte que le Gabon reste l'un des grands pays pétroliers de l'Afrique subsaharienne. »

    Le nouveau code est un grand pas mais cela ne suffit pas, insiste Charles Tchen.

    « Il y a aussi les autres conditions, les problèmes que nous avons avec les administrations comme les douanes et les impôts. Il faut les résoudre pour que le pays redevienne attractif. »

    Après avoir atteint son PIC en 1997 avec 18 millions de tonnes, la production pétrolière gabonaise décline dangereusement. Le ministre Houagni Ambourouet reste cependant convaincu que l’après-pétrole au Gabon n’est pas pour demain.

    « Je pense que l'avenir du pétrole gabonais est prometteur et nous mettons en place les conditions nécessaires pour la valorisation de ce nouveau code des hydrocarbures. »

    Dans les jours à venir le Gabon envisage de lancer une grande opération de marketing pour attirer des nouveaux investisseurs dans son secteur pétrolier.

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