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    A la Une: l’Algérie où «le pouvoir reste droit dans ses bottes, la rue aussi»

    Des étudiants manifestent à Alger contre la candidature du président Bouteflika à la présidentielle, en Algérie, le 5 mars 2019. REUTERS/Zohra Bensemra

    Le constat est signé du site d’information Tout sur l’Algérie pour qui on est décidément bien loin d’un renoncement à un 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Preuve en est, selon TSA, le message transmis hier par le président algérien à ses concitoyens. Le site relève qu’une fois encore, l’exécutif agite la menace d’un retour aux années noires en Algérie.

    Dans ce message, lu hier par la ministre des Télécommunications et attribué au président, figure en effet une mise en garde aux Algériens contre « une partie insidieuse qui pourrait provoquer le chaos dans le pays ». Un chaos et un risque de dérapage qui pour Tout sur l’Algérie demeurent « le seul argument pour convaincre les citoyens de rester chez eux ».

    Alors que peut-il se passer à présent ? Recommencer, et manifester, à nouveau. Pour le quotidien El Watan, le mouvement devrait démontrer ce vendredi sa grandeur dans les rues du pays.

    « L’histoire se dessine », écrit El Watan, qui parle d’une journée « d’apogée pour les formidables énergies qui se sont exprimées depuis des semaines ». Toujours sur El Watan, et pour prendre un peu de hauteur, un article qui scanne cette fois les profils des manifestants. On y apprend que c’est l’Algérie des villes qui descend dans la rue. La jeunesse algérienne y est fortement représentée. L’occasion de rappeler que 54 % de la population algérienne a aujourd’hui moins de 30 ans.

    Fait historique, souligne El Watan, les classes moyennes habituellement silencieuses, sont fortement descendues dans la rue : « et si la révolte n’était pas que politique ? Mais aussi sociétale ? » L’Algérie, peut-on lire, connait de grandes mutations dans les rapports entre les sexes et les jeunes femmes n’ont pas été les dernières à descendre dans la rue, protégée par des hommes qui ont montré « une volonté de reconquête d’une masculinité ». Et le quotidien rappelle que lors de la guerre de libération déjà, « les femmes étaient sorties en nombre et s’étaient retrouvées mêlées au destin politique du pays ».

    Les femmes à la Une de la presse africaine

    En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, beaucoup de reportages dans la presse africaine. Alors on ne peut pas tous les citer, mais parmi les témoignages les plus courageux, il y a celui de Djéssira Diabaté. Son portrait est à lire sur Guinée matin.com. Elle raconte comment elle en est devenue l’une des rares femmes qui pratiquent la menuiserie à Conakry. Un mot qui ressort de ce témoignage « l’autonomie ». Djéssira Diabaté pour qui le 8 mars doit avant tout servir à rappeler que « tout ce que l’homme fait, la femme peut le faire ».

    La menuisière lance d’ailleurs un appel au gouvernement pour ne pas valoriser uniquement « les femmes intellectuelles », mais aussi les femmes qui exercent des métiers techniques.

    « La volonté d’autonomie », on en parlait à l’instant qui serait à l’origine de la montée du célibat en Afrique. Article à lire sur le courrier de Kinshasa. On y apprend que le taux de célibat féminin s’élève à 52 % au Mali au Nigeria ou en Mauritanie. Jusqu’à 60 % au Maroc. Des chiffres compilés par l’ONG britannique « family optimize ». Une situation qui tranche avec l’Afrique d’autrefois « où le mariage était la raison d’être de la femme » peut on lire.

    La question des violences faites aux femmes est aussi longuement abordée. Et malgré la prise de conscience et le mouvement me too, le chemin est encore long. Comme en Mauritanie où à deux reprises déjà, les députés ont rejeté le projet de loi prévoyant notamment l’aggravation des peines pour viol et la pénalisation du harcèlement sexuel.

    Et puis un tout petit mot des clichés d’un programme initié par médecins du monde « unsung heroes » pour témoigner cette fois des violences faites aux femmes. Les photos sont à découvrir sur le site de médecins du monde.

    Enfin l’actualité ce matin, c’est aussi l’élection d’Amadou Soumahoro qui succède à Guillaume Soro à la tête de l’Assemblée nationale en Côte d’Ivoire. Retour dans la galaxie masculine avec une élection sans surprise de ce proche d’Alassane Ouattara comme le soulignent ce matin de nombreux médias. Sans surprise, car l’opposition a décidé de boycotter la session extraordinaire de l’Assemblée nationale.

    Une opposition qui dénonce le mode de scrutin. Un scrutin à bulletins multiples au lieu d’un bulletin unique qui garantit le secret du vote de chaque député. Le site Ivoiresoir.net donne la parole à plusieurs députés qui n’hésitent pas à qualifier le vote « d’anti démocratique » et de parler de « brigandage politique ».

    Tout autre son de cloche évidemment chez Amadou Soumahoro dont on peut lire la réaction après l’élection sur l’Intelligent d’Abidjan. Le président de l’Assemblée nationale promet « la recherche de la paix » et la cohésion nationale ».

    Malgré le boycott de l’opposition, il juge son élection « démocratique ».  « le vote n’est pas obligatoire. Donc, ceux qui sont restés dehors, c’était leur choix », peut-on lire sur le site d’information. Enfin L’infodrome.com donne lui la parole au député Abel Djohoré pour qui l’opposition cherchait à « empêcher le vote ». Pour lui il n’y a aucun problème de légitimité.

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