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    Manifestations algériennes, du silence à la protestation

    Des manifestants protestent contre la perspective d'un cinquième mandat du président algérien Abdelaziz Bouteflika, à Alger, le 8 mars 2019. REUTERS/Zohra Bensemra

    Nous parlons des manifestations algériennes qui ont réuni des centaines de milliers de personnes vendredi, selon Le Monde, et que les médias officiels ne peuvent plus aujourd’hui ignorer.

    Et si le vent du changement finissait par souffler sur les médias algériens ? Il n’y a pas si longtemps, on pensait qu’un mouvement social n’existait pas, ou pas vraiment en Algérie, dès lors que l’écho médiatique en était limité. C’est encore ce qui prévalait il y a quinze jours, lors du premier vendredi de manifestations, où ni la télé publique ni les chaînes privées n’ont diffusé d’images des protestataires.

    Les médias, on le sait, sont tenus en mains par le clan Bouteflika. Les dirigeants des chaînes publiques sont dépendants du gouvernement qui les a nommés. Les télés privées ne peuvent défier le pouvoir sous peine de perdre leur autorisation d’émettre. Les journaux, quant à eux, peuvent se retrouver à court de papier si les imprimeries d’Etat leur refusent tout approvisionnement. Ils peuvent aussi perdre leurs contrats publicitaires, comme Echorouk ou El Bilad, lorsqu’ils ont rendu compte des manifestations Voilà pour le schéma de base. Et pourtant, malgré les difficultés d’accès à l’Internet haut débit en Algérie, la révolution numérique est en train de pulvériser ce monde ancien. On se partage des photos ou des vidéos sur les réseaux sociaux, on commente les positions officielles, on s’envoie des messages ou des infos, on se donne rendez-vous à un endroit donné. De nouveaux journaux en ligne apparaissent. Cela a un parfum de printemps arabe à l’âge de la maturité numérique. D’où, jusqu’ici, des manifestations très pacifiques pour ne pas prêter le flanc à une interprétation abusive sur Internet donnant raison au pouvoir qui agite le spectre de la guerre civile algérienne.

    Il n’empêche, l’interpellation, le 28 février, d’une quinzaine de journalistes, très vite relâchés, est venu rappeler que la couverture médiatique était sous la pression des autorités. Selon RSF, le ministère de la Communication a passé des instructions pour que l’on aborde les manifestations que sous l’angle d’un appel à des réformes socioéconomiques et non comme le refus d’un cinquième mandat pour Abdelaziz Bouteflika.

    Et pourtant, des journalistes commencent à entrouvrir la porte. Il y eut cette rédactrice en chef de la radio nationale, Meriem Abdou, qui a démissionné de ses fonctions pour ne pas cautionner une telle omerta. Il y a eu cette présentatrice de la chaîne Canal Algérie, Nadia Massani, qui s’est retirée de son journal pour s’opposer à l’ordre de taire le nom d’un opposant à l’oreillette. Il y eut enfin ces dizaines, ces centaines de journalistes qui ont écrit, protesté, fait des sit-in pour en finir avec « l’enfer de l’exercice au quotidien de leur métier ». Le 4 mars, la télé d’Etat a fait un premier reportage sur les manifestations dans son JT de 20 heures.


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