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    A la Une: le Royaume-Uni dans l’inconnu

    La Première ministre Theresa May au Parlement, à Londres, le 12 mars 2019. Reuters TV via REUTERS

    Décidément, les Britanniques n’arrivent pas à trouver de porte de sortie. Quelle forme va prendre le Brexit ? Le Parlement a rejeté une seconde fois, hier soir, l’accord conclu avec les Vingt-Sept, à 16 jours de la sortie prévue de l’UE.

    « Les députés doivent se prononcer ce mercredi sur l'opportunité ou non de quitter l’UE sans accord le 29 mars, pointe Le Figaro. "Je continue à croire que le meilleur résultat pour le Royaume-Uni est de sortir de façon ordonnée avec un accord", a annoncé hier soir d’une voix d’outre-tombe Theresa May, qui laissera les conservateurs voter selon leur conscience. Si un "no deal" est écarté, la Chambre devra ensuite voter demain jeudi sur la possibilité d’un report de la date du Brexit. »

    « Jusqu’au bout, Theresa May a espéré, constatent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Jusqu’à la dernière minute, elle a voulu croire que les quelques avenants au contrat de divorce obtenus lundi à Strasbourg pouvaient trouver une majorité. Jusqu’au bout, elle s’est trompée. Ce n’est pas une surprise, c’est devenu sa marque de fabrique depuis qu’elle est à la tête du pays. Le Parlement britannique a ainsi, une nouvelle fois, désavoué sa Première ministre hier soir. Dans des proportions certes moins humiliantes qu’en janvier, mais de façon suffisamment significative pour consacrer la faillite d’un chef de gouvernement qui n’a désormais plus le destin de son pays entre ses mains. »

    « Un Brexit négocié avec l’Union européenne pouvait déjà être comparé à un saut à l’élastique, hier soir les députés britanniques ont coupé l’élastique, s’exclame La République des Pyrénées. En rejetant une nouvel fois l’accord passé entre Londres et Bruxelles qui avait donné lieu à une ultime concession "juridiquement contraignante" des Européens sur la question d’une frontière entre les deux Irlande, la majorité des élus a placé le pays dans une situation quasi inextricable où tout peut arriver, depuis une sortie sans accord jusqu’à… pas de sortie du tout. »

    Tout est possible…

    Justement, quel scénario ? « Que va-t-il se passer maintenant », s’interroge Libération. En fait, « personne n’en sait rien, relève le journal. Les scénarios des prochains jours sont innombrables et aucun ne semble plus vraisemblable que l’autre. »

    Sortie sans accord ? Extension de l’article 50 ? C’est-à-dire un report du Brexit ? « Si les parlementaires britanniques votaient en faveur de cette demande, il faudrait alors que Theresa May, ou un autre Premier ministre intérimaire si elle venait à démissionner (ce qui n’est pas non plus exclu), demande à Bruxelles d’approuver cette extension. Or le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et les dirigeants européens ont été très clairs, relève Libération : une extension ne pourrait être que très courte, jusqu’à la veille des élections européennes, fin mai, ce qui éviterait l’absurdité de voir un Royaume-Uni sur le départ élire des eurodéputés. »

    En tout cas, pointe La Croix, la situation est « grave » pour le Royaume-Uni. « Et pesante pour le reste de l’Union de ne pas savoir à quoi s’en tenir avec ce partenaire qui a eu depuis toujours un pied dedans et un pied dehors et qui cherche aujourd’hui interminablement comment avoir un pied dehors et un pied dedans. »

    A la Une également, l’impasse en Algérie…

    D’un côté, des manifestants qui poussent, de l’autre, un pouvoir qui s’accroche… Si les dirigeants français restent prudents, leur moindre propos suscitant immédiatement des réactions très vives sur place en Algérie, les commentateurs s’enthousiasment pour ce nouveau printemps arabe…

    Ainsi, pour La Nouvelle République, « l’élégance des étudiantes algéroises ou oranaises, l’inventivité de leurs slogans colorés renvoyant à notre Mai quinquagénaire, la patience de leurs aînés mêlés à leurs cortèges attendrissent les commentaires et brossent le portrait d’une révolution que l’on a envie d’aimer. Sur l’autre bord, mutique et sinueux, le pouvoir tapi dans ses manœuvres et ses ruses, patiente, jauge, soupèse, statique, en appui sur ses deux jambes. La première sert à esquiver, la seconde à écraser. »

    En tout cas, après les dernières propositions de Bouteflika, les Algériens ne sont pas dupes, affirme L’Humanité : « La ruse est éventée. Le pouvoir n’a plié que pour ne pas rompre et, en violant la Constitution par l’allongement du mandat présidentiel, il cherche à gagner du temps pour bâtir une solution de rechange et édifier une Constitution à sa main. Passé la joie d’avoir marqué un point, les manifestations ont redoublé et réclament un changement radical du système et non seulement un ravalement de façade. »

    Quelle transition ?

    De toute façon, pour Le Monde, le changement de régime est inéluctable : « Le mouvement est lancé et, faute d’avoir été pris au sérieux à temps, il ne s’arrêtera pas. Pour la deuxième fois depuis le début de la contestation populaire le 22 février, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a offert une concession aux manifestants, lundi, dans l’espoir de sauver le régime. En vain : pour la deuxième fois, ses propositions ont échoué à faire taire les revendications. (…) Il est trop tard, estime Le Monde. Le régime ne réalise pas qu’en formulant ces concessions tardives et insuffisantes, l’une après l’autre, il a déjà perdu la partie. »

    Et avec qui ?

    Alors, certes, constate encore Le Monde, « la rue a le pouvoir, mais il lui manque la méthode pour passer à l’étape suivante. La relève n’est pas prête, ou du moins n’est-elle pas encore connue. Il n’y a ni Vaclav Havel à hisser sur le trône, ni Adolfo Suarez post-franquiste pour mener cette indispensable transition. C’est cette tâche qui incombe aujourd’hui à l’opposition et au pouvoir algériens : trouver les acteurs sincèrement capables de bâtir sur cet extraordinaire mouvement spontané les bases d’un avenir librement choisi. »

    Enfin, ces propos dans Libération de l’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud : « Le régime s’est piégé lui-même depuis une décennie en détruisant toute opposition, il est coincé. On est face à une génération qui a une conception féodale mystique de l’Etat, ils se sentent comme les tuteurs légaux de la population, ça ne correspond pas à la vision de la jeunesse algérienne. (…) Ce qui fera tomber le régime, ce sont les défections en rafale, l’appareil du régime qui se vide peu à peu. »

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