GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 19 Mars
Mercredi 20 Mars
Jeudi 21 Mars
Vendredi 22 Mars
Aujourd'hui
Dimanche 24 Mars
Lundi 25 Mars
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A la Une: la partie de bras de fer se poursuit en Algérie

    Des manifestants protestent contre la perspective d'un cinquième mandat du président algérien Abdelaziz Bouteflika, à Alger, le 8 mars 2019. REUTERS/Zohra Bensemra

    La rue a répondu hier aux propositions d’Abdelaziz Bouteflika de renoncer à un 5e mandat et de reporter la présidentielle : manifestations et grèves se sont poursuivies un peu partout dans le pays. Comme les jours précédents, les étudiants étaient à la pointe du mouvement, note le Huffpost Algérie.

    « Etudiants et lycéens observent un sit-in à la Grande-Poste à Alger avant d’amorcer une marche vers la place Audin. Les étudiants expriment leur indignation et leur refus des décisions "illégales", disent-ils, prises par le chef de l’Etat. "C’est une ruse du pouvoir", disent certains, d’autres précisent mieux leurs idées : "Son mandat prend fin le 28 avril. Ce n’est pas à lui de mener la transition." »

    Le mouvement de grogne devrait se poursuivre ce mercredi. Exemple, note Maghreb Emergent : les professeurs… « Les syndicats du secteur de l’éducation soutiennent les revendications de la rue exigeant le départ du système politique actuel. L’Intersyndicale de l’Education nationale appelle tous les travailleurs de l’éducation à faire grève et à organiser des marches dans les chefs-lieux de wilayas. »

    Les dirigeants français conspués

    Par ailleurs, « depuis hier soir, note le site d’information TSA, la France subit de vives critiques de la part de l’opposition et des Algériens sur les réseaux sociaux. Les déclarations de son ministre des Affaires étrangères, le premier à avoir réagi à la nouvelle lettre de Bouteflika, sont perçues comme un soutien précipité de Paris au régime algérien. "Je salue la déclaration du président Bouteflika par laquelle il annonce ne pas solliciter un cinquième mandat et prendre des mesures pour rénover le système politique algérien", a écrit Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. »

    Qui plus est, hier après-midi, note encore TSA, « le président français, Emmanuel Macron, a posté un tweet dans lequel il évoque "une nouvelle page pour la démocratie algérienne". » Aussitôt levée de boucliers sur les réseaux sociaux et au sein de l’opposition algérienne. « Atmane Mazouz, député RCD, s’insurge, rapporte TSA : "Macron parle de 'démocratie algérienne'. Désormais, les démocraties ne sont pas les mêmes ! Sacrée France officielle !" »

    Et puis cette caricature du dessinateur de presse algérien Dilem, où le président français est surnommé « Abdelaziz Macron… »

    « Dégagez ! »

    Mais la cible numéro 1 des commentateurs reste Bouteflika et son entourage… Le Matin, notamment, ne mâche pas ses mots : « Ainsi donc, après avoir échoué dans sa tentative de briguer un cinquième mandat à durée déterminée, Abdelaziz Bouteflika change de fusil d’épaule et opte pour un quatrième mandat à durée indéterminée.

    Aussi, poursuit le journal, au moment où des millions d’Algériens sont dans la rue pour exiger le départ de tout le système, Abdelaziz Bouteflika n’a pas trouvé mieux que de limoger le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour le remplacer par un membre de son gouvernement, Noureddine Bedoui en l’occurrence. C’est ce mépris total envers ses compatriotes qui poussera sans nul doute les Algériens à ressortir massivement dans la rue, vendredi prochain, s’exclame encore Le Matin. Les Algériens ne sont pas près de lâcher du lest. "Dégagez !", tel est le slogan phare des nouvelles manifestations. »

    La fin du régime ?

    Pour le quotidien Le Monde à Paris, le changement de régime est inéluctable : « Le mouvement est lancé et, faute d’avoir été pris au sérieux à temps, il ne s’arrêtera pas. Pour la deuxième fois depuis le début de la contestation populaire le 22 février, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a offert une concession aux manifestants, lundi, dans l’espoir de sauver le régime. En vain : pour la deuxième fois, ses propositions ont échoué à faire taire les revendications. (…) Il est trop tard, estime encore Le Monde. Le régime ne réalise pas qu’en formulant ces concessions tardives et insuffisantes, l’une après l’autre, il a déjà perdu la partie. »

    Qui pour la transition ?

    Du coup, relève Wakat Sera au Burkina, « l’Algérie n’est pas loin de basculer dans l’inconnu, le mouvement de protestation étant toujours sans leader connu qui pourrait servir de porte-parole dans des négociations, et au pire des cas, de soupape de sécurité pour éviter le chaos vers lequel ira inexorablement l’Algérie, si Bouteflika doit "dégager" hic et nunc (ici et maintenant). »

    Et Wakat Sera de s’interroger : « Le scénario tunisien, qui a mis hors-jeu Ben Ali à la faveur du printemps arabe, se rejoue-t-il en Algérie ? Par quoi remplacer un pouvoir vieux de presque deux décennies et qui fait face à sa brusque mise à mort ? En attendant, l’Algérie entame une transition de pouvoir Bouteflika, gérée par… le pouvoir Bouteflika. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.