GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 22 Mai
Jeudi 23 Mai
Vendredi 24 Mai
Samedi 25 Mai
Aujourd'hui
Lundi 27 Mai
Mardi 28 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A la Une: quel bazar ce Brexit !

    Theresa May et Jean-Claude Juncker ont présenté deux nouveaux documents en vue du vote du parlement britannique sur le Brexit, le 11 mars 2019. REUTERS/Vincent Kessler

    « What a mess ! Quel bazar !, s’exclame Le Parisien. Cette fois, plus personne ne sait comment va s’achever l’éprouvante série britannique du Brexit. De part et d’autre du Channel, l’épuisement le dispute à l’exaspération, à mesure qu’on se rapproche de la date couperet du 29 mars : date à laquelle le Royaume-Uni devait se détacher du continent.

    Derniers rebondissements, rappelle le journal : les députés de Westminster ont retoqué mardi, pour la deuxième fois, l’accord de divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne que leur soumettait Theresa May. Énième désaveu pour la Première ministre britannique. Et hier soir, les mêmes députés ont voté contre un +no deal+, préférant donc une sortie négociée de l’Union. Car un départ brutal le 29 mars se solderait par un cataclysme social et économique (mais aussi sanitaire puisque les médicaments n’arriveraient plus qu’au compte-gouttes) au pays de sa Gracieuse Majesté. »

    Enfin, ce jeudi, pointe encore Le Parisien, « les parlementaires britanniques devront se prononcer pour ou contre une extension de l’article 50 du traité de Lisbonne en vue de repousser l’échéance fatidique prévue dans quinze jours. Encore faudrait-il que les 27 pays membres y souscrivent tous, l’unanimité étant requise ! Or la valse-hésitation des Britanniques - qui n’ont jamais été aussi divisés de leur histoire - a mis les nerfs des Européens à vif. »

    Money time

    Le Midi Libre renchérit : « après avoir inventé le rugby, le football et le quidditch, les Britanniques se passionnent désormais pour un nouveau sport bien étrange : le crazy Brexit. Ou comment user les nerfs des Européens à deux semaines de leur sortie officielle de la maison commune. Les sujets de sa Gracieuse Majesté se hâtent avec lenteur dans ce money time aussi interminable que la Guerre de Cent ans. Un scénario digne des Monty Python, totalement fou et désopilant d’un point de vue politique. Un suspense qui prêterait à sourire si l’économie de vingt-six autres pays n’était prise en otage. »

    « Quel cinéma !, s’agace également L’Union. Le Brexit est aussi stressant qu’un mauvais film d’horreur, entretient un psychodrame politique et menace d’un grave danger économique tous les partenaires de l’Union. (…) Tout accord négocié par le Premier ministre, Theresa May, et présenté devant la Chambre des Communes, est sèchement retoqué ! Quel Premier ministre après autant de camouflets peut se maintenir sans donner l’impression d’être un pantin désarticulé mais reconstitué selon les besoins de ceux qui le manipulent ? »

    « Sang, larmes, sueur… »

    Libération, qui donne la parole aux écrivains ce matin, nous propose « trois sonnets pour les Anglais », écrits par le poète Jacques Jouet, inspiré par Shakespeare. En voici un extrait :

    « Partez-vous tant que ça, pour n’être pas entrés franchement, complètement, de gaieté de cœur ? Pourquoi jouer les satisfaits ou les prostrés quand il n’y aura pas de vaincus, de vainqueurs ? Sang, larmes, sueur… il ne faut pas dramatiser qui nous empêchera d’aller vous voir à Londres notre Histoire commune la remembérer plutôt que de l’+Union+ à jamais nous morfondre ? »

    Enfin, Le Monde dresse ce constat implacable : « le spectacle affligeant que donne l’exécutif dirigée par Theresa May montre de façon dramatique l’incapacité de Londres à sortir du statut d’enfant gâté auquel ses partenaires européens l’ont habitué. De rabais sur le budget en exemption sur l’accueil des réfugiés, de la non-appartenance à l’espace Schengen au refus de l’euro, les Britanniques se sont confortés dans l’exceptionnalisme, au point qu’ils ont cru, après le Brexit, pouvoir conserver les avantages de l’Union sans en subir les contraintes. »

    Et Le Monde de conclure : « s’il ne peut être question d’humilier les Britanniques, c’est à eux d’assumer les conséquences de la séparation. Et aux autres Etats membres d’admettre la réalité consternante mais sans appel du Brexit. En conservant évidemment le maximum de liens, sans pour autant chercher à retenir un partenaire toujours aimé, mais décidé à refaire sa vie. »

    ADP bradé ?

    A la Une également, en France, la question de la privatisation d’ADP, Aéroports de Paris, suscite des remous, y compris dans la majorité.

    En effet, relèvent Les Echos, « des questions sur la pertinence économique de la privatisation du groupe ADP débordent des rangs de l’opposition. En première lecture pourtant, au mois d’octobre dernier, les députés LREM avaient voté comme un seul homme pour la mise en concession. Depuis, le rejet par le Sénat de cette mesure est passé par là. Et aussi le mouvement des « gilets jaunes », qui a pris en grippe Vinci et le réseau autoroutier, lui aussi privatisé dans des conditions jugées peu optimales par l’ensemble de la classe politique. Ce même Vinci, et c’est bien là le nœud du problème, est l’un des candidats les plus sérieux au rachat des 50,6 % des parts détenues par l’Etat. »

    Vinci ou pas, privatiser ADP n’est pas une bonne affaire pour l’Etat, s’exclame La République des Pyrénées. En effet, s’interroge le quotidien béarnais, « Bercy, la forteresse de l’économie française est-elle bonne en calcul ? En plaçant sur un compte rémunéré le fruit de la vente rapportera 3 % de rémunération par an. Comme une vulgaire assurance-vie, alors qu’ADP assure aujourd'hui à l’Etat en dividendes une rentabilité proche de 10 %. Trois fois plus ! »

    Les Dernières Nouvelles d’Alsace insistent : « le gouvernement est-il en train de céder des bijoux de famille très rentables à de voraces groupes privés ? Aéroports de Paris constitue en effet une belle proie. En 2018, ADP a enregistré quelque 600 millions d’euros de profit. Le spectre de la privatisation des autoroutes, véritable scandale rappelé à chaque hausse du prix des péages, hante tous les esprits et donne du grain à moudre aux opposants du désengagement de l’État. Il n’y a guère que les députés LaREM, et encore pas tous, qui soutiennent la démarche initiée par le libéral Emmanuel Macron. »

    Qui plus est, concluent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « la plupart des États ont conservé la mainmise sur leurs aéroports. On se demande bien pourquoi. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.