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    A la Une: l’introuvable Brexit

    Le Brexit REUTERS/Eddie Keogh/File Photo

    A la Une du Figaro. Les députés britanniques ont en effet adopté hier une motion du gouvernement prévoyant un report du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ainsi qu'un nouveau vote sur l'accord négocié avec Bruxelles par la Première ministre britannique Theresa May.

    « Bienvenue dans un Brexit sans fin », lance Le Figaro, « le Brexit n’aura pas lieu à la date prévue depuis deux ans, le 29 mars, dans tout juste deux semaines ».

    Ce quotidien souligne également que les partisans d’un second référendum « se dégonflent », un amendement proposant une nouvelle consultation populaire ayant été rejeté à une majorité « écrasante », souligne-t-il.

    Et Le Figaro de reprendre à son compte la formule d’un ancien ministre de l’Europe de Tony Blair, celle de « brexéternité » !

    Quand Casta s’enjaille, les flics toussent

    En France, c’est la presse people qui lance ce pavé dans la mare. Le ministre de l’Intérieur est sorti en boîte de nuit, au soir de la dernière manifestation des « gilets jaunes » :

    Selon les hebdomadaires Closer et Voici, Christophe Castaner s’est en effet donné du bon temps en boîte de nuit samedi dernier.

    Portfolio à l’appui, Closer et Voici racontent cette « folle soirée » du ministre de l’Intérieur « dans un endroit très branché de la capitale française : le Noto ».

    Ce matin encore, Le Parisien, lui aussi, raconte. « Dans la nuit de samedi à dimanche, peu avant minuit, après la dix-septième journée de mobilisation des protestataires (…) le « premier flic » de France participait à une soirée bien arrosée en galante compagnie ».
     
    Dans ce quotidien, Christophe Castaner s’insurge. « Il s’agit de ma vie privée et de ma famille, qui peut être respectée. J’ai rejoint une soirée dans un cadre totalement privé ». Avis non partagé par un « responsable policier » qui dénonce, dans Le Parisien, « une faute professionnelle », tandis qu’un « syndicaliste » trouve dans ce même journal qu’il s’agit d’une « vraie connerie. Difficile d’être crédible et audible après », dit-il au Parisien.

    PS, le chant du cygne

    Coup de tonnerre annoncé en politique, le Parti socialiste pourrait bien ne pas conduire sa propre liste aux prochaines élections européennes. Il y a du ralliement dans l’air à gauche. Celui du parti socialiste au mouvement Place publique, de Raphaël Glucksmann. C’est le journal Libération qui l’annonce. Aujourd’hui vendredi, ce mouvement va confirmer qu’il conduira une liste aux prochaines élections européennes, liste qui sera conduite par ce-même Raphaël Glucksmann.

    Et demain, lors d’un conseil national « qui s’annonce bouillant », le PS « est partant pour se ranger derrière » Place publique, prévient Libé.

    Bouillant, le conseil national du PS demain ? C’est le moins que l’on puisse dire. Le journal Le Parisien annonce même un avis de « tempête européenne au PS ». Ce quotidien souligne que « pour la première fois depuis 1979, année du premier scrutin de cette élection, le PS pourrait en effet ne pas avoir de liste autonome le 26 mai. Pis ! Celle-ci risque de ne pas être conduite par un socialiste. Une catastrophe pour un parti qui, il y a quelques années encore, trustait presque tous les pouvoirs, nationaux ou territoriaux ».

    Dans Le Parisien, Patrick Kanner s’insurge. « Pourquoi le PS s’effacerait-il derrière Place publique ? ». Cet ancien ministre socialiste souligne que sa formation politique a « d’excellents eurodéputés qui pourrait prendre cette tête de liste. Nous avons le devoir de ne pas mettre les drapeaux sous la table avant même de commencer à nous battre, dit Patrick Kanner dans Le Parisien. Si le PS ne prenait pas la direction d’une liste, il y aurait des remous et des conséquences dramatiques pour le parti », prévient-il.

    Le grand débat à l’inventaire

    En France encore, c’est officiellement aujourd’hui que se termine la consultation de masse dans le grand débat national en réponse à la crise des gilets jaunes. « Grand débat : le bilan », lance  en Une Les Echos.

    Le Bilan ? Déjà ? Pas tout à fait. Place à présent aux arbitrages, qui vont prendre du temps. Et qui risquent de décevoir. Il reste « un mois à tuer », corrige en conséquence L’Opinion.

    Car « pour l’heure, les choses demeurent plus ou moins à l’état gazeux », confirme le quotidien catholique La Croix.

    Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, à l’issue de ce grand débat national, les Français manifestent « des attentes fortes (et parfois contradictoires) sur la fiscalité, le pouvoir d'achat, la lutte contre les fraudes sociales (et) relèguent au second plan certaines pistes apparemment envisagées par la majorité: hausse des taxes sur les successions, nouvelle étape de décentralisation, renforcement du maillage associatif ». En tout cas, prévient encore Le Figaro, « les impatiences qui traversent le pays ne peuvent être noyées dans un océan de mots. L'exécutif n'a donc pas le choix: il faut trancher, il faut agir ».

    Bilan à venir, donc, mais tout de même une première indication. Libération a fait les comptes. « Tous supports confondus », environ 1,5 million de personnes y ont participé. C’est un « succès d’audience », souligne Libé, qui publie une enquête du Centre d’études politiques de Sciences-Po mettant en évidence, dans les débats locaux, la surreprésentation de citoyens « âgés, diplômés et globalement satisfaits de leurs conditions de vie ».

    « Et maintenant on fait quoi ? », interroge Libération. Réponse, des « conférences citoyennes » pendant un mois supplémentaire. Car « l’exécutif n’est guère pressé de mettre un point final à cette expérience démocratique inédite », souligne ce journal, qui prédit une « déception » à l’issue du processus et qui convoque la du Barry, en reprenant à son compte les célèbre mots de la comtesse sur l’échafaud de la Révolution française : « Encore une minute, Monsieur le bourreau » ! Mais ladite déception prédite par Libé viendra après le scrutin européen. « D’abord l’élection, ensuite la déception », forme de journal.

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