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    A « la Une », l’acte XVIII des « gilets jaunes » allume le feu aux Champs-Elysées

    Un homme jette un drapeau de l'Union européenne dans les flammes. AFP/Zakaria Abdelkafi

    « Paris brule-t-il ? » Après le dix-huitième samedi consécutif de manifestations des « gilets jaunes », les images de saccage filmées hier sur les Champs Elysées ont encore fait le tour du monde et ravivé cette question posée par le célèbre livre de Dominique Lapierre et Larry Collins ou le non moins célèbre film de René Clément.  

    « Parsi brule-t-il ? ». Non, bien sûr, mais un peu quand même, tant l’acte XVIII des « gilets jaunes » a en effet été marqué par un vif regain de tension sur les Champs Elysées. Pour Le Parisien Dimanche, ce fut « le saccage de trop ».

    Le président de la République est rentré précipitamment de son séjour à la montagne hier et a promis des « décisions fortes complémentaires pour que cela n’advienne plus », rapporte Le Journal du Dimanche.

    Mais déjà, la polémique s’enflamme et « la droite fait feu », souligne Le JDD. Dans cet hebdomadaire, Éric Ciotti dénonce « l’impuissance et l’inefficacité du ministre de l’Intérieur » Christophe Castaner. Et ce député LR ajoute : « Le Président est au ski et le ministre de l’Intérieur je ne sais où… ». Ambiance.

    Ce grand malade qui gouverne l’Algérie

    En Algérie, le régime vacille et, face à cette situation, la France hésite. « Faut-il espérer ou avoir peur », lance, ce matin, la manchette du Journal du Dimanche. Pour cet hebdomadaire, l’Algérie, c’est « le dossier empoisonné », et le JDD se demande « quelles conséquences entrainerait pour la France » la fin du régime Bouteflika.

    Justement. L’hebdomadaire Le Point raconte « comment le camp Bouteflika s’est fait piéger » et publie un bulletin de santé du président algérien. Bulletin présumé car non-sourcé par ce journal, mais selon lequel (je cite) : « Bouteflika est sous « menace vitale permanente » en raison d’une atteinte systémique de ses réflexes corporels. Son problème principal ? Il présente de hauts risques de faire des fausses routes, c'est-à-dire que des aliments peuvent être dirigés vers ses voies respiratoires, ce qui peut entraîner une infection pulmonaire grave. En langage médical, on parle de broncho-aspiration », rapporte donc Le Point.

    Toujours est-il que le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah a fini par dire que « l’armée et le peuple partagent la même vision de l’avenir », rappelle ce magazine. « C’est le coup de grâce, souligne Le Point. Les Bouteflika semblent lâchés par le puissant patron de l’armée ». Pour ce journal, pas de doute, c’est une « terrible partie de poker menteur » qui se joue en Algérie.

    De Dunkerque à Tamanrasset, l’inquiétude

    De son côté, la France, contrairement à celle du lointain Venezuela, est demeurée bien discrète sur la situation qui prévaut dans la proche Algérie Justement, l’hebdomadaire L’Obs réclame un « devoir de non-indifférence » vis-à-vis de l’Algérie. « La France, et l’Europe avec elle, ne peut pas cautionner, ou même donner l’impression d’avaliser un éventuel passage en force du régime algérien contre une volonté populaire aussi massivement exprimée. Le pouvoir algérien doit comprendre qu’un Tiananmen place Maurice-Audin le condamnerait irrémédiablement à un isolement dont l’Algérie ne se remettrait pas ». Certes, admet L’Obs, « il est sans doute vrai que Paris redoute par-dessus tout l’instabilité chez son voisin d’outre-Méditerranée, pour des raisons qui tiennent aussi bien à la lutte contre le terrorisme au Sahel ou en Europe, qu’elle a peur de nouvelles vagues migratoires. Les citoyens français, eux, sont assurément impressionnés par la rue algérienne, et ne souhaitent rien d’autre que de voir ce grand pays, auquel ils sont intrinsèquement liée, retrouver le chemin pacifique de la démocratie », énonce L’Obs.

    Quelque chose de pourri au royaume du foot africain

    Du sang dans le football car cette fois –ci, les tirs dont il est ici question, s’ils sont bien avec des balles, le sont avec des balles réelles. Rien ne va plus en Afrique dans le monde du sport roi. C’est au Ghana que ça se passe, et c’est une histoire de « balles perdues » en effet, avec l’assassinat d’un journaliste qui enquêtait sur des faits de corruption.

    « Ahmed Hussein Suale était Ghanéen, journaliste, il avait 31 ans et il enquêtait sur la corruption dans le football. Il a été froidement assassiné le 17 janvier. Les tueurs à moto ne lui ont laissé aucune chance », raconte L’Equipe magazine. Les faits se sont déroulées à Accra, la capitale, où le journaliste a été victime d’un assassinat « calculé, professionnel, totalement inhabituel dans un pays comme le Ghana », souligne dans ce journal l’avocat Kissi Agyabeng, qui s’est emparé du dossier judiciaire.

    Pourquoi un tel présumé contrat ? Parce que la victime « appartenait à l’équipe d’Anas, un « journaliste d’infiltration » populaire aux méthodes contestées, dont les documentaires largement diffusés à l’international ont souvent révélé des scandales fracassants », explique cet hebdomadaire.

    Justement, « le dernier fait d’armes de l’équipe d’Anas était une enquête choc sur la corruption dans le football, coproduite par la BBC, « Number 12 », dans laquelle Ahmed avait joué un rôle-clé. Des arbitres, des intermédiaires, des administrateurs de clubs et des fonctionnaires ont été pris la main dans le sac (…) en caméra cachée ».

    Ce documentaire a été diffusé en juin 2018 au Ghana, où depuis les championnats sont à l’arrêt, la Fédération ghanéenne de football ayant été dissoute. « Mais depuis juin dernier, c’est tout le football africain qui est contaminé, souligne L’Equipe Magazine. Des arbitres ivoiriens et kenyans ont eux aussi été pris dans les filets de « Number 12 » ». Dans ce journal, le footballeur français originaire du Ghana Marcel Desailly, ancien champion du monde de football 1998, déclare que « ce problème de corruption, c’est celui de toute l’Afrique ». Ce problème ? Un journaliste ghanéen y a laissé sa vie. Et pour quelques dollars de plus. Et pour quelques cédis de plus…

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