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    A la Une: l’impasse

    Un manifestant «gilet jaune» avec un portrait d'Emmanuel Macron près d'une barricade en feu, le 16 mars 2019, à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer

    « Quatre mois après le début des manifestations et malgré le grand débat national, les gilets jaunes et l’exécutif semblent enlisés dans un affrontement dont la radicalisation est encore montée d’un cran samedi avec une recrudescence de la violence. » C’est le constat dressé par Libération ce matin qui parle d’« impasse ».

    « Retour à la casse départ », lance le journal en première page

    Alors que faire ? Renforcer encore les mesures sécuritaires ? Non, répond Libération : « à ce stade avancé, enkysté, de la crise sociale et politique, le retour à l’apaisement, nécessaire condition de la reprise d’un dialogue constructif, ne passera pas par une réponse sécuritaire et des coups de menton. Les 10 milliards de mesures en faveur du pouvoir d’achat et le grand débat national ont pu convaincre certains, mais les plus investis dans la lutte engagée pour davantage de justice sociale et fiscale sont depuis longtemps sourds à toute parole présidentielle. Eux aussi disent attendre des actes forts et complémentaires, seuls à même d’apaiser leur colère et de leur donner à nouveau envie de faire corps avec la République. »

    « Apporter une réponse crédible : voilà le casse-tête du gouvernement au lendemain du déferlement de violences sur les Champs-Élysées, relève Le Midi Libre. [...] Le grand débat engagé pour sortir de cette crise a fait naître des espoirs de profonds changements. Et urgents. La montagne ne devra pas accoucher d’une souris. Le gouvernement doit s’atteler à regagner rapidement la confiance d’une grande partie de la population qui ne voit toujours pas d’autre projet politique que celui dont les effets l’ont conduit dans la rue. »

    Un Grenelle social ?

    Comment ? On revient à Libération qui a posé la question à l’avocat Jean-Pierre Mignard, proche d’Emmanuel Macron : « certaines mesures annoncées cet hiver sont justes et efficaces, comme la suppression d’une partie de la hausse de la CSG frappant les retraités. Il y a eu beaucoup de débats de qualité dans les mairies et cela aura des répercussions sur l’administration communale et la gestion des finances locales. Mais on a peu parlé de salaires et de revenus. Il faut maintenant, comme le réclame la CFDT, un Grenelle social, une conférence nationale sur les salaires, estime Jean-Pierre Mignard. [...] Je pense que c’est au tour des entreprises d’entrer dans le jeu de l’apaisement, poursuit-il. Elles ne peuvent pas se contenter de verser une prime exceptionnelle. Les gens qui descendent dans la rue depuis mi-novembre   qu’on soit d’accord ou pas avec eux   veulent sortir de l’aléatoire. C’est compréhensible et c’est juste. »

    Revoir la stratégie de maintien de l’ordre ?

    Pour Le Figaro, la réponse à ce déferlement de violence doit d’abord être sécuritaire : « face à la menace d’un “samedi noir”, le gouvernement a opposé une légèreté coupable. Son défaut d’anticipation puis son impuissance à empêcher les fauteurs de troubles de passer à l’action suscitent plus que des interrogations. »

    Et Le Figaro de hausser le ton : « ce n’est pas parce que le président skie qu’il y a vacance du pouvoir. Et ce n’est pas parce que la loi anticasseurs n’est pas encore effective que pareil désordre ne peut pas être évité. C’est toute la stratégie du maintien de l’ordre qui doit être revue et corrigée. »

    Les Echos s’indignent également : « quand une foule haineuse se prend pour le peuple, c’est le début de la tyrannie. C’est la démocratie même qui est attaquée. Non, cette foule-là n’est pas le peuple, s’exclame le quotidien économique. Elle en est l’adversaire, n’inversons pas les rôles. Ce ne sont pas les lois et les principes républicains qui sont violents, mais ceux qui les contestent de samedi en samedi, dans une spirale de violence sans issue. Il est temps, concluent Les Echos, que la République se retourne pour de bon contre ses ennemis, qu’elle n’ait pas peur de les nommer et qu’elle les mette hors d’état de nuire. »

    Le Parisien insiste : « le samedi noir qu’a connu Paris réclame des mesures fortes. Il est indispensable de mettre les moyens pour contrer la menace des casseurs. Longtemps vus comme des figures folkloriques de fins de manifs, entre merguez et lacrymo, ces professionnels du chaos doivent faire l’objet d’un profond travail de renseignement policier et d’un traitement judiciaire sévère. En attaquant des policiers, des biens publics et privés, en allant jusqu’à incendier des immeubles d’habitation, ces anarchistes venus de l’ultragauche, ponctuellement rejoints par l’ultradroite et des pilleurs opportunistes, cherchent à saper l’autorité de l’Etat et les fondements de notre démocratie. [...] Il est temps que l’Etat baisse le rideau. »

    Quelles « mesures fortes » ?

    Le Journal de la Haute-Marne renchérit : « les casseurs qui n’ont vraiment rien à battre de la question sociale n’ont pas d’état d’âme. Ils ont même réussi à vider le mouvement des Gilets jaunes de sa substance revendicative. La réponse du pouvoir doit être à son tour sans état d’âme. Le gouvernement devrait d’ailleurs annoncer dès aujourd’hui une série de “mesures fortes”, pour reprendre les propos présidentiels dès samedi soir. »

    Justement, s’interroge La République des Pyrénées : « comment Macron va-t-il sortir de ce guêpier ? Car s’il avait espéré une issue avec le Grand débat, son impact sur les gilets jaunes est inexistant. Or, ils affirment vouloir continuer à manifester chaque samedi. Macron ne peut se permettre un nouveau samedi noir. On est curieux de savoir quelles seront les “décisions fortes pour que cela n’advienne plus”, promises samedi soir par le président dépassé. »

    Attention, prévient pour sa part La Voix du Nord, « plus le chef de l’État et le gouvernement paraissent impuissants à empêcher ces destructions systématiques, plus ils les banalisent et encouragent les professionnels de l’émeute et les amateurs fraîchement ralliés. Or, les dommages aux biens, qui affectent des vies d’ores et déjà, manquent rarement de se transformer tôt ou tard en violences contre les personnes. C’est la paix civile qui est menacée, relève encore le quotidien nordiste. La première mission d’un État est de protéger les personnes et des biens. Elle ne fut pas assurée, une fois encore, samedi dernier. Il vaudrait mieux qu’elle le soit samedi prochain. »

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