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    A la Une: le pouvoir s’accroche en Algérie

    Le président candidat algérien Abdelaziz Bouteflika en avril 2018. ©REUTERS/Ramzi Boudina/File Photo

    « Les tenants du pouvoir n’envisagent pas, du moins pour le moment, de céder aux millions d’Algériens sortis dans la rue pour exiger le départ de tout le régime politique en place. » Constatation désabusée du quotidien El Watan. « Le Premier ministre, Noureddine Bedoui et son adjoint Ramtane Lamamra, ont entamé des consultations, poursuit-il, tendant à la formation du nouveau gouvernement. Cette démarche constitue une réponse négative, s’exclame El Watan, aux grandioses manifestations pacifiques, organisées vendredi dernier à travers l’ensemble des villes d’Algérie. Des manifestations durant lesquelles des millions d’Algériens ont exprimé, on ne peut plus clairs, leur rejet de l’offre du pouvoir portant prolongation du 4e mandat de Bouteflika et organisation d’une conférence nationale sous le patronage des émissaires du régime, Lamamra et Bedoui. Ces derniers ont été dépêchés par les tenants invisibles du pouvoir pour désamorcer le soulèvement populaire sans précédent que vit l’Algérie depuis le 22 février dernier. »

    En effet, le Premier ministre et son vice-premier ministre mènent donc depuis ce week-end des consultations. Des noms circulent déjà, rapporte le site ObservAlgérie. La quasi-totalité des ministres serait remplacée par des hommes du sérail…

    La pression s’intensifie dans la rue

    Dans le même temps, l’opposition a haussé le ton… C’est ce que constate notamment le Huffpost Algérie : « après la secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, Ali Benflis, président du parti Talaie El Houriat et Abderrezak Makri, chef du MSP, considèrent à leur tour que le “départ immédiat” du président Abdelaziz Bouteflika est la première étape de sortie de la crise politique actuelle. Les deux chefs de partis de l’opposition ont séparément rejeté la feuille de route présentée par le Chef de l’Etat, lui rappelant les revendications du mouvement populaire depuis le 22 février. »

    Pour sa part, la rue ne relâche pas la pression… Hier dimanche, rapporte TSA, « les manifestations contre le prolongement du mandat de Bouteflika se sont poursuivies à travers le pays. Avec la participation des enseignants, des avocats, des magistrats et des étudiants. »

    Qui plus est, pointe Liberté, « plusieurs rassemblements d’Algériens établis à l’étranger ont eu lieu hier dimanche pour soutenir les manifestations en Algérie contre la prolongation du quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika et pour le départ du système. » A Paris, ils étaient une dizaine de milliers Place de la République. Manifestations également à Berlin, Montréal, Francfort, ou encore à New York, devant le siège des Nations-Unies.

    Pour Le Matin la révolution n’est pas loin : « les imposantes manifestations de “la dignité” contre le “5e mandat de la honte” puis contre la prolongation du 4e mandat, par des millions d’Algériens dans tout le pays (et au-delà), expriment le net rejet d’un nouveau bail pour le Président sortant Abdelaziz Bouteflika et le régime en place dont il est le symbole. Elles sont le signe que l’Algérie d’en bas ne veut plus être gouvernée par l’Algérie d’en haut. »

    Et Le Matin de s’interroger : « cette rupture entre les gouvernants et les gouvernés n’est   elle pas le signe précurseur d’une situation prérévolutionnaire ? »

    Auto-organisation

    Enfin,Le Monde Afrique s’intéresse de près à ces manifestations.

    Le Monde Afrique qui constate que « toutes ces initiatives relèvent d’une forme d’auto-organisation à la base, territoire citoyen totalement inédit, s’ajoutant à la mise en mouvement de structures plus classiques, telles que les organisations professionnelles déjà plus ou moins constituées (avocats, juges, enseignants, journalistes, artistes, etc.). Pour l’heure, constate encore Le Monde Afrique, le mouvement se montre rétif à toute idée de verticalité. A mesure que le mouvement prendra corps se posera la question de sa représentation, surtout si un dialogue doit s’instaurer sur une sortie de crise. Parmi les têtes d’affiche les plus citées comme éventuels porte-parole, figure l’avocat Mustapha Bouchachi, ancien président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. Interrogé par Le Monde Afrique, Mustapha Bouchachi estime qu’“il est prématuré que le mouvement se structure. Il n’est pas dans l’intérêt de ce mouvement d’être encadré, précise-t-il. Il faut le laisser suivre son cours”. Et dans l’avenir ? “Quand nous serons saisis de propositions sérieuses, répond-il, et sans ce pouvoir, alors les gens se structureront naturellement”. »

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