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    A la Une: la bouteille à l’encre du Brexit

    La Première ministre britannique Theresa May fait une déclaration sur le Brexit à Downing Street à Londres, le 20 mars 2019. Jonathan Brady / Pool via REUTERS

    Le Conseil européen a décidé cette nuit de reporter au minimum de quinze jours la décision de sortie ou non du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et le moins que l’on puisse dire est que cette affaire est de plus en plus compliquée.

    Comme s’en divertit avec ironie le site Internet du quotidien Libération, ces partisans du Brexit que sont Nigel Farage et autre Boris Johnson « peuvent ranger leur vin anglais pétillant, leurs fanions et drapeaux de l’Union Jack, l’Independence Day est annulé. Pour le moment en tout cas. Le 29 mars prochain, le Royaume-Uni sera toujours membre de l’Union européenne. Le 12 avril en revanche, c’est moins sûr, alors autant garder les bouteilles au frais » !

    Et vous le disiez, cette histoire de Brexit, c’est la bouteille à l’encre. Alors ? Alors Libération s’en amuse d’une de ses formules qui ont fait sa réputation : « Le Brexit n'aura pas lieu le 29 mars, mais le 12 avril, à moins que ce ne soit le 22 mai » !

    Impossible, faute de temps, d’entrer ici dans les dispositions de ce énième « accord » sur le Brexit, mais on relèvera tout de même les remarques qui émaillent les articles des versions en ligne des journaux français consacrés au-dit « accord ». Ainsi, celui du quotidien Le Monde le trouve-t-il « aussi malin que complexe », en référence à l’esprit de ce nouveau compromis consistant, en fait, à rendre les Britanniques entièrement maîtres de leur futur destin hors ou dans l’Union européenne.

    Comme l’a résumé le président français Emmanuel Macron cité par le site web du journal Le Figaro, « l’Europe a protégé ses intérêts, à Londres de décider ». Cette déclaration recueillie à l’issue de la réunion de Bruxelles cette nuit, le chef de l’Etat l’a complétée en soulignant qu’il appartient aux Britanniques de « lever les ambiguïtés qui sont les leurs, nous, nous n'en avons pas ».

    Elysée-Sénat, le bras de fer

    En France, de nouveau l’affaire Benalla et ce coup de froid entre l’Elysée et le Sénat. Lequel a décidé de transmettre à la justice les cas de trois proches collaborateurs du président Macron. Et ce faisant, le Sénat a porté un « coup dur à une maison Elysée déjà affaiblie », souligne le journal Les Echos. Car c’est « le cœur du réacteur (qui) est touché », formule le quotidien économique français.

    « Le Sénat défie Macron », lance en Une  Le Parisien. Pour ce quotidien, pas de doute, le renvoi devant la justice de ces trois « piliers de la macronie » que sont le Secrétaire général de l’Elysée, le directeur de cabinet du président et le chef du groupe de sécurité de la présidence, est tout simplement « explosif ». Pour Le Parisien, les sénateurs font rien moins que « vaciller l’Elysée », que ce journal compare à un bateau qui « gite à nouveau dangereusement ».

    Les Sénateurs ont volontairement franchi « la ligne rouge » et déclenché « l'arme atomique » contre l'exécutif, rehausse Le Midi Libre.

    Entre l’Elysée et le Sénat, « la guerre est déclarée », enchérit Le Figaro. Dans les colonnes duquel le président de l’Assemblée nationale dénonce ce matin ce qu’il appelle une « attaque frontale » d’une « agressivité inédite » et dans laquelle Richard Ferrand voit une décision au cheminement « tortueux et choquant » qu’il juge « strictement manœuvrière ». Pour l’actuel titulaire du perchoir en France, pas de doute, on assiste en ce moment à une « danse du scalp autour du président de la République ». N’en jetez plus !

    Mais au-delà de ce florilège de formules plus martiales les unes que les autres, l'Élysée est désormais confrontée à un dilemme. Au-delà, en effet, de cette exhumation de la hache de guerre entre l’Elysée et le Sénat, l’Elysée doit trancher : « ou se séparer des trois personnalités concernées au risque de valider la démarche du Sénat, ou les garder, décision politiquement acceptable mais moralement peu supportable », résume le journal La Montagne. Lequel prévient : « cette affaire laissera des traces ».

    Dire que tout a commencé lorsqu’Alexandre Benalla et son compère Vincent Crase, 1er mai dernier, se sont fait prendre, non pas la main dans le sac, mais dans la figure de manifestants à Paris. « Ainsi, une expédition, de basse police, de gros bras, suivie de mensonges éhontés, s'est changée en une affaire politique explosive », soupire Sud Ouest. « Quand on songe qu'au début se trouve l'inénarrable Benalla dans un raid incontrôlé sur une place de Paris lors d'une manifestation de mai, et que, près d'un an plus tard, les deux plus hauts personnages de l'État en arrivent à se retrouver dans une opposition qu'ils ne maîtrisent plus ! Il est des conflits dont la destinée est d'éclater », philosophece quotidien régional.

    Et s’il n’y avait que le Sénat. Pour ne rien arranger, une majorité de Français désapprouvent les mesures décidées par le gouvernement après le saccage des Champs-Elysées à paris samedi dernier, en marge d'une manifestation des gilets jaunes. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info, deux Français sur trois désavouent le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 76 % des personnes interrogées ne lui faisant pas confiance pour restaurer l’ordre public et éviter les débordements à l’avenir. 68% des sondés estiment que le limogeage du préfet de police de Paris et du directeur de la sécurité publique dans la capitale est une « mauvaise » décision « car c'est (selon eux) le ministre de l'Intérieur (...) qui est le principal responsable de cet échec ».

    Toutefois, les sondés jugent à 58% que le mouvement des gilets jaunes est « discrédité » après ces exactions, un Français sur deux trouve que ce mouvement porte une part de responsabilité dans ces événements (51%) et 55% d’entre eux qu'il « doit cesser ». Les Français qui toutefois considèrent à 55% que les manifestants expriment une « protestation légitime ».

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