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    Vers la fin de l'organisation Etat islamique?

    De la fumée s'échappe du village de Baghouz, théâtre d'affrontements avec l'organisation Etat islamique, le 19 février 2019. REUTERS/Rodi Said

    Comme chaque semaine, nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. Retour sur la situation à la frontière irako-syrienne. L’assaut mené à Baghouz contre les derniers combattants de l’organisation Etats Islamique semble toucher à sa fin. Et la question posée est la suivante : avec cette dernière défaite annoncée, est-ce la fin du groupe Etat islamique ?

    Et la réponse est : oui, sur le plan des possessions territoriales. Non, en ce qui concerne l’activisme et les capacités opérationnelles de l’organisation Etat islamique. Retour en arrière de cinq ans : après une montée en puissance fulgurante en Irak et en Syrie, le groupe EI établit en juin 2014 un « califat » sur un territoire vaste comme la Grande-Bretagne, à cheval sur l’Irak et la Syrie.

    Les jihadistes y avaient établi leur propre administration, exécutant et torturant ceux qui ne respectaient pas leur loi d’airain. C’est de là aussi qu’ils fomentaient des attentats meurtriers, y compris à l’étranger. Un territoire qui s’est réduit comme peau de chagrin au fur et à mesure des reculs de l’organisation EI en Irak et en Syrie. Alors oui, nous vivons en ce moment la fin du règne territorial de l’organisation.

    Mais ce n’est pas la fin de l’organisation État islamique

    Car Daech s’est préparé depuis plus d’un an à se survivre à lui-même, en transférant ses capacités opérationnelles vers des cellules dormantes. L’organisation terroriste dispose encore d’un réseau de plusieurs milliers de sympathisants, surtout en Irak, notamment dans la province d’al-Anbar, et, dans une moindre proportion, en Syrie, autour de Deir Ezzor. Et elle est déjà repassée dans la lutte clandestine. Comme à l’origine du groupe.

    Une lutte qui sera menée par des Syriens et des Irakiens essentiellement. Les combattants étrangers en effet, dans ce nouveau contexte, ne peuvent pas se fondre dans la population. Plus voyants, différents, ne parlant pas l’arabe pour beaucoup d’entre eux, ils deviennent un poids pour l’organisation. Du coup, ces derniers et bien sûr leurs femmes et leurs enfants se retrouvent soit aux mains des forces kurdes, soit bientôt peut-être exfiltrés et jugés dans leurs pays d’origine. Des pays d'origine qui se retrouvent confrontés à un vrai casse-tête juridique et parfois politique.

    Repositionnement en organisation clandestine en Syrie et en Irak, des combattants étrangers sacrifiés sur l’autel de la nécessité, voilà les nouveaux axes stratégiques du groupe EI, sans oublier les tentatives pour se territorialiser à nouveau, avec un succès pour l’instant mitigé, en Afrique – Libye, Egypte, Mali, Yémen – et en Asie, notamment en Indonésie et aux Philippines. Les gouvernements occidentaux le savent : la victoire militaire qui se profile à Baghouz ne va pas renvoyer le groupe Etat islamique aux oubliettes de l’Histoire.

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