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    Espagne: procès d'un professeur catholique accusé d'abus sexuels

    Joaquim Benitez à son arrivée à son procès. AFP/Lluis Gene

    En Espagne, a commencé, hier lundi 25 mars, le procès d’une affaire d’abus sexuel de professeur envers des élèves, dans une école catholique de Barcelone. C’est la plus grande affaire de ce type qu’a connu le pays et elle avait provoqué un véritable scandale lors de sa révélation dans la presse en 2016. La police catalane a reçu plus de 40 plaintes, mais seules 4 victimes étaient présentes hier à l’ouverture du procès.

    Suite à la publication en 2016 des premiers cas de pédocriminalité dans cette école gérée par des frères maristes, plusieurs autres anciens élèves avaient porté plainte. Au total, ce sont 43 victimes qui ont dénoncé une douzaine de professeurs de cette école pour des viols et agressions des années 1970 aux années 2010. Mais la plupart des faits étaient prescrits car, selon la loi espagnole, les victimes ont entre 5 et 15 ans pour dénoncer les faits, passée leur majorité. Finalement, seul un ancien professeur de gymnastique, Joaquim Benitez, est jugé depuis hier pour les viols et agressions de 4 victimes de 14 et 15 ans, entre 2006 et 2011. Le procureur requiert contre lui 22 ans de prison.

    Une direction non inquiétée

    Plusieurs parents d’élèves reprochent à la direction catholique d’avoir su et couvert notamment Joaquim Benitez. Et ce dernier l’a reconnu à plusieurs reprises dans la presse en expliquant que, dès le début des années 90, des parents avaient informé la direction d’attouchements que le professeur avait reconnu avant d’être sanctionné d’une simple suspension de salaire pendant quelques mois. Malgré cela, la direction n’est pas inquiétée outre mesure par la justice.

    Hier, l’ancien vicaire de l’école - entendu comme témoin - a même admis ne pas avoir averti le département de l’enfance en 2011 suite à une nouvelle plainte de parents, parce qu' « il n’y était pas obligé ». Benitez a finalement quitté volontairement l’école cette même année après avoir abusé d’élèves pendant plus de 30 ans, en toute impunité. Et les victimes attendent surtout que son témoignage aujourd’hui à la barre serve à ce que les maristes assument enfin leur responsabilité.

    Les langues se délient

    Le cas de l'école gérée par des frères maristes a surtout servi d’exemple pour que d’autres victimes de pédocriminalité osent témoigner, surtout pour celle liées aux écoles catholiques espagnoles. Depuis, d’autres affaires ont éclaté notamment en Catalogne avec les plaintes contre les bénedictins de l’abbaye de Montserrat. Mais ce scandale a aussi relancé le débat sur la prescription des viols et agressions sur mineurs. En décembre dernier, le gouvernement socialiste avait approuvé un avant-projet de loi visant à augmenter de 12 ans le délai de prescription. Une loi qui finalement ne verra pas le jour à cause de la convocation d’élections anticipées le 28 avril prochain.


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