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    Mourad Goumiri (Algérie): «Symboliquement, Ali Haddad incarne la corruption»

    Des gens arborent des drapeaux nationaux lors d'une manifestation appelant le président Abdelaziz Bouteflika à démissionner, à Alger, en Algérie, le 26 mars 2019. REUTERS / Ramzi Boudina

    Les rebondissements se sont succédés ce dimanche en Algérie. Un nouveau gouvernement de 27 membres a été nommé. En parallèle on a appris l'arrestation de l'ancien patron des patrons Ali Haddad à la frontière algéro-tunisienne, il était réputé proche du clan présidentiel. Et sur le front politique, des cadres dirigeants du FLN ont plaidé à leur tour pour une démission du chef de l’État. Pour parler de ces derniers événements, Mourad Goumiri, professeur de sciences économiques et sciences politiques à l’université d’Alger, est l’invité Afrique de RFI ce matin.

    RFI : Est-ce que ce nouveau gouvernement qui vient d’être annoncé hier soir peut calmer la rue, peut répondre à la demande des manifestants ?

    Mourad Goumiri : D’abord, il faut remarquer que l’ensemble des ministres, à part une ou deux exceptions, ont quitté leur portefeuille respectif et on a fait remonter des hauts fonctionnaires, afin qu’ils expédient les affaires courantes, de façon à ce que la machine administrative continue. L’essentiel des revendications, c’est le départ du pouvoir, d’une manière générale. Qu’on mette X ou Y importe peu. La revendication principale c’est le départ du président Bouteflika, de sa fratrie et de son clan.

    Donc, pour vous, l’esprit de cette nomination de gouvernement n’était pas de répondre à la rue ?

    Non, pas du tout. Le président doit démissionner dans les jours qui suivent. Donc il y a une contrainte, c’est que, c’est lui qui nomme le gouvernement. Il devait nommer le gouvernement et ensuite partir, démissionner.

    Pourquoi vous dites que le président doit démissionner ? Vous avez des informations qui font état d’une démission en préparation imminente ?

    C’est une logique. La démission est la meilleure manière et la plus courte, surtout, de répondre à la rue.

    Est-ce que c’est parce qu’une démission serait effectivement dans les tuyaux, comme vous le dites, que de plus en plus de voix au sein même de l’instance dirigeante du FLN s’élèvent en faveur de l’article 102 et d’une démission ?

    Le FLN, il y a quelques jours encore, disait : « Il faut que le président se présente pour un 5e mandat ». Ils sont mal placés, aujourd’hui, pour dire ceci ou cela. Il se trouve que tous ceux qui soutenaient le président, aujourd’hui, lui demandent de partir pour surfer dans la vague des marches tous les vendredis. Mais bon…

    Cela veut dire que le FLN n’avait plus le choix et il a été, finalement, obligé de se positionner dans ce sens ?

    Oui, tout à fait. Il essaie de sauver ce qui est possible de sauver. Aujourd’hui, 80% de la population pensent que le FLN doit retourner au musée, pour ne pas salir ce sigle qui a libéré l’Algérie du colonial. Donc c’est le dernier signe de vie. Il essaie d’être dans une situation où il ne puisse pas disparaître complètement.

    L’actualité de ce dimanche en Algérie a aussi été marquée par l’arrestation d’Ali Haddad, l’ancien patron des patrons. Elle est révélatrice de quoi, cette arrestation, pour vous ?

    D’abord, c’est assez rocambolesque. Une personne de ce type-là, qui va à la frontière tunisienne déguisé, avec un passeport du Royaume-Uni… La symbolique, c’est que cette personne fait l’objet de pressions depuis maintenant un mois, extrêmement importantes, puisqu’il est l’incarnation même des oligarques, des parvenus, des gens qui, en l’espace de dix ans-vingt ans, ont amassé une fortune colossale, alors qu’ils n’existaient pratiquement pas. Donc, le fait qu’il redevienne un citoyen normal et qu’on l’arrête et l’incarcère, ce sont des signes forts que malheureusement, peut-être, le peuple attend. Parce qu’il y a toujours une espèce de volonté de vengeance.

    Est-ce que cette arrestation signifie que le pouvoir dont il est réputé proche n’a pas été en mesure de le protéger ?

    A l’évidence. Aujourd’hui, c’est Sauve-qui-peut. Donc, si le pouvoir pour ses propres besoins doit couper des têtes, il le fera sans problème.

    Cela fait une semaine que le chef d’état-major AhmedGaïd Salah a proposé l’application de l’article 102. Pourquoi le Conseil constitutionnel ne s’est pas réuni depuis ?

    En fait, il n’a aucune prérogative pour suggérer ce genre de situations. Donc si ce n’est pas à lui de le faire, je ne vois pas comment le Conseil constitutionnel peut se saisir. Cela devient une injonction et cette injonction peut se traduire par une espèce de coup d’Etat qui ne porte pas son nom. Donc je ne vois pas pourquoi les gens se posent la question du Conseil constitutionnel qui ne s’est pas réuni.

    Est-ce que le fait que le Conseil constitutionnel ne se soit pas réuni veut dire qu’il a tout fait pour attendre une démission ou qu’il savait qu’une démission est actuellement en préparation ?

    Certainement. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a des tractations. Il faut trouver des compromis, peut-être même des compromissions, et surtout, il faut donner des garanties aux uns et aux autres. Donc je crois que c’est tout cela qui fait qu’il y a un décalage temporel entre les décisions à prendre et le timing à mettre en œuvre. C’est un rapport de force qui est en train de se dérouler sous nos yeux. L’élément essentiel, c’est la rue. Ça, c’est quelque chose qui est déterminant et qui peut faire basculer d’un côté comme d’un autre les décisions qui risquent d’être prises très, très bientôt. Parce que là, nous sommes dans un timing extrêmement serré et on ne peut plus continuer comme cela, dans l’expectative.


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