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    Les Turcs sanctionnent le parti du président: c’est l’économie, idiot !

    Les élections municipales de ce dimanche 31 mars en Turquie marquent la fin d'un cycle électoral entamé en 2014. REUTERS/Murad Sezer

    En Turquie le parti au pouvoir, l'AKP de Recep Erdogan, a perdu plusieurs grandes villes aux élections municipales - dont très probablement la capitale Ankara selon les résultats encore partiels, à l'heure de publication. Ce revers affaiblit le président au moment où il doit au plus vite relever l'économie de son pays.

    Lui et son gendre, l'actuel ministre des Finances, ont juré avant l’élection que tout irait mieux après. Sans convaincre ceux qui subissent de plein fouet la première récession que leur pays ait connu depuis dix ans. Outre cette indomptable inflation à 20% qui dévore leur pouvoir d'achat depuis l'automne dernier, ils ont parfois perdu leur travail et ils ne voient pas d'issue rapide à leurs difficultés. Depuis l'arrivée au pouvoir de Recep Erdogan il y a 16 ans, le produit intérieur brut de la Turquie a triplé. Sa capacité à engendrer une prospérité durable a alimenté sa popularité et donc son crédit électoral, mais aujourd'hui ce lien semble rompu.

    Quelques jours avant ce vote crucial la livre turque a chuté de 5% face au dollar.

    En un an, la livre turque a perdu 30% de sa valeur. C'est JP Morgan qui a déclenché la nouvelle glissade en soulignant que les réserves de change de la banque centrale turque avaient fondu de plusieurs milliards de dollars en 15 jours. Une situation atypique et inquiétante pour un pays très endetté auprès des étrangers qui doit faire face à plusieurs échéances importantes de remboursement. D'où la panique sur les marchés et la colère du palais. Une fois encore Recep Erdogan a dénoncé un complot de l'étranger. Des poursuites judiciaires ont été engagées contre la banque américaine et un stratagème mis au point par la banque centrale pour empêcher les étrangers de vendre la livre pendant une semaine. Des réactions court-termistes, populistes qui ont une nouvelle fois consternés les marchés.

    Hier soir, après la publication des premiers résultats Recep Erdogan a promis de se consacrer désormais aux réformes économiques.

    Ses plans sont prêts depuis plusieurs mois. Il faut dire qu'il n'y a pas trente-six solutions. Au lieu de laisser filer les déficits pour stimuler l'économie comme il l'a fait depuis deux ans pour amadouer les électeurs avant chaque consultation, il faut maintenant assainir les comptes. Cela veut dire de la rigueur monétaire et surtout de l'austérité. Cette thérapie de choc intervient au pire moment. Quand le pays est en récession. Et ce sont donc les ménages qui vont régler l'addition.

    Après ce camouflet électoral Recep Erdogan a-t-il encore la confiance des électeurs pour imposer ces mesures?

    C'est la grande question qui effraie les investisseurs étrangers. Eux même se méfient de plus en plus de ce dirigeant qui s'est éloigné de l'orthodoxie budgétaire et monétaire. Recep Erdogan est certes libéré du calendrier électoral puisqu'il n'y a pas d'élections avant 2023, mais il subira très vite la pression des marchés. E la pression des Etats-Unis. Depuis qu'il a annoncé son intention d'acheter des missiles de défense aérienne à la Russie ce pays membre de l'Otan s'expose à la colère de Washington et à des menaces de sanctions et cela fait grimper la prime de risque sur la dette turque. La tension diplomatique est montée d'un cran avant le scrutin mais elle pourrait retomber très vite. Si la crise économique venait à s'aggraver, Ankara a intérêt à revenir au plus vite à de meilleurs sentiments avec Washington, son soutien sera bien utile si la Turquie doit solliciter l'aide du FMI

    ►En bref,

    En France un chômeur sur cinq perçoit une indemnité supérieure à son salaire antérieur

    Pôle emploi le confirme dans une note publiée pour mettre fin à la polémique. Car le chiffre avancé par la ministre du travail Muriel Pénicaud était contesté par les syndicats comme par le patronat. Sont concernés surtout les salariés qui multiplient les CDD. Cette situation atypique révèle les dysfonctionnements de l'indemnisation liée à la multiplication des contrats courts. La négociation sur l'assurance chômage a précisément échoué sur l'incapacité des partenaires sociaux à s'entendre sur la limitation de ces CDD.

    D'après l'agence Bloomberg le fabricant automobile français PSA et l'italo américain Fiat Chrysler continuent à discuter partenariat.

    Ils pourraient mutualiser leurs investissements pour produire des voitures électriques en Europe. Depuis plusieurs jours les rumeurs évoquent une possible alliance entre les deux constructeurs automobiles, Fiat Chrysler aurait repoussé les avances du Français.

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