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    A la Une : Bouteflika «dégagé»

    Le président algérien "démissionnaire" Abdelaziz Bouteflika. AFP/Eric FEFERBERG

    « Dégagé » : c’est la Une de Libération avec cette photo pleine page du président algérien, de trois quarts, le regard perdu dans le vague.

    « Trente-huit jours, constate le journal. C’est le temps qui s’est écoulé entre la première manifestation dans les rues d’Alger le 22 février, et l’annonce officielle du départ d’Abdelaziz Bouteflika hier lundi. Rapide, pour une révolution. »

    Que va-t-il se passer désormais ? « Quels sont les scénarios possibles pour une future transition ? », question posée par Libération au politologue algérien Hasni Abidi : « quand Bouteflika démissionnera (fin avril), de nouvelles élections devront se dérouler sous trois mois, selon la Constitution. C’est court, pointe Hasni Abidi. Il faut un délai supplémentaire pour mettre sur pied des instances électorales indépendantes, réviser les listes d’électeurs et le code électoral, organiser un scrutin transparent, etc. Et quelles élections ? Doit-on commencer par élire une Assemblée constituante ? Est-ce que les partis sont prêts à cela ? Clairement non, répond le politologue. La 'conférence nationale inclusive' promise par l’exécutif est censée jouer ce rôle. Mais l’Algérie ne peut pas s’en remettre seulement à son armée pour garantir l’indépendance du processus. Le scénario égyptien hante la rue algérienne. Il faudra à mon avis, conclut Hasni Abidi, nommer une instance transitoire. Un trio de personnalités indépendantes, par exemple. Or l’institution militaire rejette pour l’instant cette solution. »

    Quelle transition ?

    Pour l’instant, note Le Monde : « le scénario qui se dessine est celui d’un intérim de courte durée géré par le pouvoir en place pour aller vers l’élection présidentielle. Or, constate le journal, cette option est très largement refusée par les acteurs de la contestation populaire. Ces derniers réclament la mise en place d’un gouvernement de transition composé de personnalités indépendantes et une période de transition plus longue avant d’aller à une élection constituante ou un scrutin présidentiel. »

    « Au fond, relève encore Le Monde, le bras de fer entre l’armée et la présidence se solde par un arrangement qui convient aux deux parties, mais pas à la contestation. Il s’agit précisément du scénario craint et rejeté par les protestataires, celui d’une transition administrée par le régime lui-même. »

    Et Le Monde de constater que « les appels à manifester une nouvelle fois 'avec force' vendredi 5 avril se multiplient déjà sur les réseaux sociaux. »

    Confusion au sommet de l’Etat

    Finalement, relève Le Figaro, « si le président algérien a annoncé qu’il partirait avant le 28 avril, la confusion règne encore au sommet de l’État. Le chef de l’État prendra auparavant des 'mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’État durant la période de transition', affirme un communiqué officiel. Mais ni la date de cette démission ni les 'décisions importantes' qui seront prises d’ici le 28 avril n’ont été précisées. »

    Qui plus est, « cette annonce survient alors que l’Algérie entame sa sixième semaine de crise politique dans un climat de complète incohérence, poursuit Le Figaro. Au cours du week-end, un capitaine d’industrie, président démissionnaire du plus influent syndicat patronal, a été déclaré +introuvable+ par son groupe 24 heures après son arrestation. Un humoriste de 35 ans a été parachuté ministre des Relations avec le Parlement. Et le chef de la diplomatie a été remercié alors qu’il se trouvait au sommet de la Ligue arabe à Tunis (et qu’il est à son poste depuis vingt jours à peine). »

    Un « film au ralenti »

    En tout cas, le journal La Croix se félicite de ce qu’il appelle la « retenue algérienne » : « en regardant ce qui se passe en Algérie depuis cinq semaines, on a le sentiment d’assister à un film au ralenti, pointe La Croix. Les ingrédients d’un bouleversement profond sont présents, qu’il s’agisse des manifestations répétées et massives ou des manœuvres multiples dans l’appareil d’État. Mais tout se déroule à un rythme mesuré, chacun des acteurs semblant vouloir éviter un affrontement destructeur. (…) Un accident est toujours possible, relève encore La Croix, mais, de part et d’autre, on semble avoir une conscience aiguë des limites à ne pas dépasser, dans le souvenir de la 'décennie noire', la guerre civile des années 1990, et des déboires connus par les printemps arabes de 2011. Chacun est sans doute aussi conscient que le plus difficile reste à faire : reconstruire le système politique et économique algérien au bénéfice d’une jeunesse aujourd’hui sans grand avenir. »

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