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    L'Irlande en première ligne sur le Brexit, Leo Varadkar rencontre Emmanuel Macron

    L'accord de retrait de l'Union européenne, conclu en novembre entre Londres et Bruxelles, prévoit un dispositif baptisé «filet de sécurité» censé éviter le retour d'une frontière physique entre les deux Irlande. REUTERS/Clodagh Kilcoyne

    Encore une semaine dite « décisive » pour le Brexit et pour l’Irlande. Car plus on se rapproche du 12 avril et d’un possible Brexit sans accord, plus il semble difficile de maintenir une frontière ouverte entre l’Irlande du Nord britannique et l’Irlande européenne. La chancelière allemande se rend à Dublin jeudi 4 avril tandis que le Premier ministre irlandais est à Paris ce 2 avril pour voir le président français. Un agenda chargé, avec pour thème central cette fameuse frontière.

    De notre correspondant à Dublin

    A dix jours d’une possible sortie britannique sans accord qui serait synonyme de rupture commerciale avec les 27, Dublin aura peut-être à mettre en place des contrôles avec l’Irlande du Nord afin de s’assurer que tous les biens et marchandises qui entrent dans le marché unique sont en conformité avec les règles européennes et que les droits de douanes sont collectés. Ce scénario, l’Irlande n’a jamais vraiment communiqué dessus. Elle s’est toujours bornée à éviter le sujet tout en soulignant les conséquences économiques et sociales majeures d’une frontière sur l’île.

    Le backstop, point névralgique du Brexit

    Le gouvernement irlandais a en effet toujours écarté l’hypothèse parce que le traité de divorce entre Bruxelles et Londres prévoit une option qui garantit l’absence de frontière en Irlande, le fameux backstop. Seulement, c’est ce même backstop qui cristallise l’opposition au Parlement britannique où le texte a été rejeté trois fois déjà. Autrement dit, rien ne garantit aujourd’hui l’absence de frontière sur l’île.

    Pour autant, Dublin jure ne rien préparer pour en instaurer une, alors que fin janvier, le Premier ministre irlandais avait été clair sur ce qu’un Brexit dur impliquerait en Irlande : « Cela supposera des postes de douanes. Cela supposera des hommes en uniformes. Cela pourrait aussi nécessiter des caméras, des infrastructures physiques avec potentiellement une présence policière, voire l’armée en soutien… »: pas vraiment la description d’une frontière ouverte. Sauf que Leo Varadkar n’a plus jamais fait mention de ce type d’aménagements. Et depuis peu, l’Union européenne et l’Irlande laissent au contraire entendre que même en cas de Brexit sans accord, ils feraient en sorte d’éviter d’y recourir…

    Mais cette option semble difficile à envisager. En vertu des règles européennes, il faut des contrôles sur toutes les marchandises qui entrent en Europe pour vérifier notamment leur conformité aux normes sanitaires. Il a été question de tenir ces contrôles « loin de la frontière », mais rien de clairement défini. Or, ces déclarations ont fait bondir les pro-Brexit : ils s’étonnent qu’au bord d’un divorce sans accord, les Européens envisagent une piste qu’ils avaient eux-mêmes écartée durant les négociations et crient à l’hypocrisie.

    La diplomatie irlandaise en action

    La rencontre avec Emmanuel Macron et la visite d’Angela Merkel devraient souligner le soutien de l’Europe à Dublin. Mais les 27 veulent savoir si l’Irlande acceptera et pourra mettre en place des contrôles si besoin avec l’Irlande du Nord. Or des doutes subsistent sur les moyens techniques et les effectifs dont elle dispose pour cela. En tout cas, le gouvernement irlandais affirme que Bruxelles ne lui force pas la main, seulement en cas de Brexit dur, si aucune solution de compromis n’est possible concernant la frontière, Dublin affrontera peut-être un dilemme : instaurer une séparation physique qu’il a promise de ne pas ériger avec son voisin pour respecter ses engagements européens ou bien s’y soustraire et risquer de voir l’UE instaurer elle-même des contrôles sur le continent et sur tous les mouvements en provenance d’Irlande.


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