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    A la Une : c’est terminé pour Bouteflika !

    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika fait des gestes en discutant avec le général Ahmed Gaed Salah, chef d'état-major de l'armée, lors d'une cérémonie de remise des diplômes à l'Académie militaire Cherchell, en Algérie, le 27 juin 2012. REUTERS/Ramzi Boudina

    La nouvelle est tombée hier soir à 19h 3 précises en Algérie : « le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République. » Aussitôt, un immense soulagement ainsi qu’un immense espoir s’est emparé des Algériens.

    Un soulagement et un espoir répercuté par les médias. Même le quotidien gouvernemental El Moudjahid, qui n’a eu cesse de défendre le régime, applaudit : « la notification hier, dans la soirée, du président Bouteflika de mettre fin à son mandat, constitue une victoire et une avancée majeure. C’est le début de la fin de tout un système. C’est au peuple de continuer de peser de tout son poids, de manière pacifique et sereine, d’être accompagné par l’Armée nationale populaire, afin que ses aspirations ne soient pas usurpées et que nous sortions le plus vite possible de la crise à laquelle nous sommes confrontés. »

    Une étape vers la victoire finale

    « Bouteflika est parti : un jour historique pour l’Algérie », s’exclame le site d’information TSA. « Pour la première fois depuis l’indépendance, les Algériens, mobilisés à travers tout le pays, ont réussi à pousser leur président vers la sortie. Certes, l’implication de l’armée ces derniers jours a contribué à accélérer les choses. Mais la victoire reste avant tout celle des Algériens. Sans leur mobilisation, l’armée aurait sans doute laissé faire un cinquième mandat. Ce mardi mérite d’être fêté comme un jour de victoire pour les Algériens. Mais cette victoire n’est qu’une étape, tempère TSA. Il reste le plus important : imposer une vraie transition démocratique. »

    Le site d’information Algérie Focus enfonce le clou : « la mise à la poubelle définitive de la fratrie Bouteflika est un premier pas dans l’entreprise de construction d’une Algérie démocratique. Aujourd’hui, il est clair que le peuple algérien ne se laissera plus jamais dominer par des despotes. »

    Alors attention, prévient pour sa part Le Matin d’Algérie : l’armée, en l’occurrence son chef, le général « Gaïd Salah ne peut s’ériger maintenant en solution ou en sauveur de la nation. Il fait partie du problème, et pour beaucoup, son départ n’est pas négociable, tout comme celui des autres hommes de l’appareil. (…) Ce qui est sûr, c’est que le départ de Bouteflika n’est que le début d’une lutte contre ce qu’a semé son régime mafieux en graines du mal, en poison et en bombes à retardement. Il faut désamorcer le pays, le cultiver, le faire fleurir pour que les générations futures puissent vivre enfin le rêve de l’indépendance. Première victoire, pointe encore Le Matin d’Algérie, mais très peu significative si elle n’aboutit pas à l’éclatement de tout le système et le jugement de ses apparatchiks et de leurs progéniture, repus des biens mal acquis de l’Algérie de papa. »

    Et maintenant ?

    La presse ouest-africaine se félicite également du départ de Bouteflika et s’interroge : et maintenant ?

    « A coup sûr, la démission de Bouteflika consacre une victoire de la contestation. Cependant, pour la suite, rien n’est encore acquis, relève Ledjely en Guinée. (…) De nombreux Algériens n’entendent pas se satisfaire du seul départ de Bouteflika. »

    « Les Algériens ne vont pas lâcher prise, estime Le Pays au Burkina, bien conscients qu’ au-delà de la personnalité du vieillard qui vient de jeter l’éponge, c’est le démantèlement d’un système corrompu et vieux de plusieurs décennies, qu’il faut à tout prix obtenir. C’est en cela que l’idée d’une transition arrangée et pilotée par le président du Sénat et le nouveau gouvernement, ne saurait être un compromis acceptable pour la rue. »

    Vers un gouvernement d’union nationale ?

    Enfin, retour à la presse algérienne, avec le Huffpost Algérie qui donne la parole à l’une des figures de la contestation, l’avocat, ex-député et militant pour les droits de l’homme, Mustapha Bouchachi : « tout reste à faire », affirme Mustapha Bouchachi, car les « Algériens demandent le départ du système. Si l’on veut réellement écouter le peuple, il faut appliquer l’article 7 [établissant que « le peuple est la source de tout pouvoir »], précise-t-il, en appelant à « entamer une transition » sous l’égide « d’un gouvernement d’union nationale. »

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