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    A la Une : Bouteflika, la fin

    Abdelaziz Bouteflika à Alger, le 11 décembre 2011. FAROUK BATICHE / AFP

    « Bouteflika, la fin », titre Le Figaro en première page. « Malgré les manœuvres dilatoires du régime, rien n’a pu apaiser la rue, relève le journal. Il y a d’abord eu la promesse du président de ne pas se représenter. Cela n’a pas suffi. Puis l’annonce d’une transition 'démocratique'. Cela n’a pas suffi non plus. Enfin l’appel du patron de l’armée à la mise à l’écart du président. Les manifestants n’ont pas désarmé. (…) Et hier, deux heures avant le communiqué de démission, l’armée reprenait leurs mots d’ordre, en lançant une nouvelle offensive contre la 'bande' Bouteflika. »

    Et Le Figaro de conclure : « dans l’ombre, des forces puissantes sont à l’œuvre. Des années d’accaparement du pouvoir, de prédation des richesses, de népotisme et de clientélisme ne se tournent pas aisément. La fin d’un règne est acquise. L’aube de celui qui suivra est encore incertaine. »

    Justement, « et maintenant ?, s’interroge Le Parisien. Selon la Constitution algérienne, c’est le président du Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui devrait assurer l’intérim après la démission de Bouteflika. Cet intérim ne pourra pas durer plus de 90 jours, période maximale au cours de laquelle une présidentielle doit être organisée. Ce qui signifie, si on suit la Constitution, que la prochaine élection présidentielle doit avoir lieu d’ici au mois de juillet. »

    Vers un gouvernement d’union nationale ?

    Toutefois, relève Le Monde, « cette perspective est rejetée par les acteurs du mouvement populaire qui estiment inacceptable une application stricte de l’article 102. Celle-ci permettrait en effet aux figures du régime, Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation et Noureddine Bedoui, Premier ministre, de gérer la transition. Aussi la désignation d’un gouvernement de personnalités intègres issues du mouvement populaire exigerait-t-elle de déroger à cet article 102.

    Dans une déclaration au Huffpost Algérie, poursuit Le Monde, l’avocat Mustapha Bouchachi, l’une des figures les plus en vue de la contestation, a qualifié 'd’acte positif' la démission du président Bouteflika mais, a-t-il ajouté, 'tout reste à faire', car les 'Algériens demandent le départ du système. Si l’on veut réellement écouter le peuple, poursuit-il, il faut appliquer l’article 7 [établissant que 'le peuple est la source de tout pouvoir'], et 'entamer une transition' sous l’égide d’'un gouvernement d’union nationale'. »

    Une retraite à 36,8 millions d’euros

    A la Une également le parachute un peu trop doré de Tom Enders…

    Le président exécutif d’Airbus devrait prochainement quitter le groupe avec une somme globale de 36,8 millions d’euros. Un somme qui fait polémique…

    Libération s’agace : « Tom Enders a fait le job. Très bien. Il a assumé sans aucun doute d’importantes responsabilités. Très bien. Il a créé des emplois ? Encore mieux. Mais comment tirer un trait droit entre l’irréalité de ces 36,8 millions d’euros et la réalité du travail de Tom Enders ? Comment apporter une explication qui tienne la route ? C’est impossible. La logique est imparable : on baigne dans l’irrationalité, le délire, le grand n’importe quoi d’un monde parallèle. »

    « Arrivés à une certaine altitude, plus rien ne semble atteindre les nouveaux princes des affaires, soupire La Charente Libre, pas plus les reproches des ministres, les lois de moralisation, les colères syndicales ou le simple bon sens. »

    « Même si ces bonus étaient présentés comme mérités, même s’ils n’obèrent pas le futur de leur payeur, ils sont perçus par ceux qui n’en verront jamais la couleur comme une claque civique, relèvent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. (…) C’est une symbolique entre l’individuel et le collectif qu’ébranlent les bains d’argent de patrons comme déconnectés de leurs congénères et des appointés de base : dans leur rapport au gain, ils sont hors-sol. »

    Brexit : un compromis avec les travaillistes ?

    Le feuilleton du Brexit : suite et pas encore fin…

    Theresa May va réclamer à Bruxelles un nouveau report du Brexit. La Première ministre britannique veut éviter une sortie sans accord le 12 avril et rechercher un compromis avec le leader travailliste Jeremy Corbyn. Encore un nouveau rebondissement dans ce feuilleton interminable…

    « Près de trois ans après le référendum, la dirigeante britannique se résout enfin à chercher une voie médiane, pointe Le Figaro. Elle fait le choix délibéré de privilégier la recherche d’un compromis avec l’opposition pour une solution 'd’intérêt national', plutôt que de céder à sa propre base europhobe. »

    Reste que « les Britanniques vont se tourner une nouvelle fois vers le continent pour tenter d’arracher aux Vingt- Sept un nouveau délai, soupire L’Opinion. Mais les Européens doivent maintenant cesser d’être indulgents. »

    La Presse de la Manche hausse le ton : « c’est sans aucun doute très amusant, le Brexit. Mais comme les plaisanteries les plus courtes ont l’avantage d’être les moins longues, il faudrait, pour qu’elles soient les meilleures, finir par toucher terre. En apparence, à la lecture des journaux, on constate qu’après s’être donné la peine de voter la sortie de l’Europe, sans la moindre préparation, et en enfilant des perles, nos voisins britanniques ont gentiment amusé la galerie. Dix-sept mois de négociations pourtant menées sérieusement par Michel Barnier au nom des vingt-sept autres États-membres, avec une Première ministre anglaise dont on découvre, déplore encore le quotidien normand, qu’elle est dans l’impossibilité de réunir une majorité sur ses propres propositions. »

    Comment rendre l’argent issu des biens mal acquis ?

    Enfin, que faire de l’argent issu des biens mal acquis ? Et bien le rendre aux populations concernées…

    « Une proposition de loi pour améliorer la législation sur la manière de restituer les avoirs illicites de potentats aux populations spoliées est débattue ce mercredi au Sénat, pointe Libération. Le socialiste Jean-Pierre Sueur, qui en est à l’origine, préconise de rapatrier l’argent sous l’égide des ONG, avec la surveillance accrue de la Banque mondiale. » En effet, il s’agit d’éviter que les sommes saisies et restituées ne retombent dans la poche de ceux qui les ont détournées… Pour l’instant, la France n’a jamais rien restitué des saisies opérées sur les biens des dirigeants du Gabon, du Congo ou encore de la Guinée équatoriale. Cette loi permettrait donc le faire. Mais encore faudrait-il que les ONG locales qui aideraient au mécanisme de restitution soient vraiment indépendantes des pouvoirs en place…

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