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    Bénin : du baume de cajou pour l'industrie

    Baume de cajou, une huile extraite de la coque des noix de cajou. RFI/Delphine Bousquet

    Au Bénin, la saison du cajou a démarré le mois dernier. C’est l’un des principaux producteurs en Afrique, plus de 100 000 tonnes lors des dernières campagnes. Jusque-là, seule l’amande, qu’on mange, était vendue dans un marché très concurrentiel dominé par l’Inde. Aujourd’hui, d’autres parties de l’anarcarde sont utilisées : la pomme pour faire du jus et la coque pour faire du baume utilisé dans l’industrie. L’usine Fludor, filiale du groupe nigérian TGI, qui produit de l’huile alimentaire et transforme les noix de cajou, est la seule à en fabriquer dans la sous-région. Reportage à Cana, à 2 heures de route de Cotonou.

    Le baume de cajou, Cashew Nut Shell Liquid, CNSL en anglais, est un liquide brun contenu dans la coque des noix. Un liquide utilisé dans certaines peintures, des vernis, les patins de frein, l’aviation. Il est fabriqué dans une unité spéciale. Devant un énorme tas de coques, alors que les machines tournent à plein régime, Nicaise Degla, son responsable, nous explique le processus : « La première étape consiste à extraire l'huile par le biais de deux presses. La deuxième étape consiste à sécher l'huile, à soustraire l'humidité pour obtenir une huile de qualité. »

    Il y a deux sources d’approvisionnement : les noix achetées pour la transformation en interne, traitées par 800 femmes qui séparent la coque et l’amande qu’elles trient et dépelliculent ensuite. Et des noix achetées auprès des deux autres gros transformateurs. La fabrication de CNSL augmente depuis le démarrage de l’activité l’an dernier. Vinod Kumar, l’ingénieur indien qui a installé l’unité, est enthousiaste : « Actuellement, on produit dix tonnes d’huile par jour, pour ça on a besoin de 30 à 40 tonnes de coques. Notre objectif, c’est de prendre toutes les coques du Bénin. On exporte en Inde, au Japon, en Chine, là où les industries qui utilisent le CNSL se développent, il y a plein de nouvelles technologies autour de liquide tiré de la coque de cajou, important pour certaines industries. C’est donc un très bon marché. »

    La production de baume répond à des besoins industriels, mais aussi environnementaux. Au Bénin, on ne savait pas se débarrasser de l’huile qui est acide. Pour Roland Riboux, PDG de Fludor, c’est un moyen supplémentaire pour garder la valeur ajoutée, en plus de la transformation, alors qu’avant les noix de cajou brutes partaient à l’export : « Il y a 20% de baume de cajou dans la coque de cajou, c'est quand même significatif. Souvent on brûle les coques, on les enterre, mais c'est très mauvais pour le sol, pour la pollution atmosphérique. Également si on les brûle, c'est une technologie qui n'est pas très facile à maîtriser. Donc pour l'instant, j'ai l'impression que nous sommes les seuls en Afrique de l'Ouest. »

    En revanche, pas de risques sanitaires lors de la production, mais il y a des règles de manipulation. Les résidus de coque sont eux aussi utilisés, vendus comme combustibles à des entreprises béninoises.


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