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    A la Une: l’après Bouteflika

    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika en 2016. Alexander Shcherbak\TASS via Getty Images

    Après 20 ans de règne sans partage, le président algérien a donc démissionné et maintenant ? Que va-t-il se passer ? La question est dans tous les éditoriaux ce matin, à commencer par celui du Monde.

    « La fin d’un règne est acquise. L’avenir reste à inventer, et il est des plus énigmatiques, relève le quotidien du soir. Réprimés, dispersés ou achetés, les mouvements d’opposition ne paraissent pas en mesure de poser les bases d’un processus démocratique et transparent. Le retournement de l’armée et son appui aux revendications populaires ne trompent personne dans l’immédiat : elle entend maintenir un système dont elle est le pilier central, soit en assurant la stabilité du processus de transition, soit en le pilotant elle-même. Il reste au peuple algérien à s’organiser, estime Le Monde, pour poursuivre la refondation qu’il a engagée. Et à continuer de démontrer, dans les mois à venir, l’intelligence collective dont il fait preuve. »

    Certes, pointe Le Figaro, « les manifestants appellent à un nettoyage du “système” tout entier. Mais la question de ce qui peut lui succéder reste entière. Des décennies de pesanteur autoritaire et mafieuse n’ont pas favorisé la relève politique. L’opposition est faible et divisée. L’espoir, estime Le Figaro, c’est ce formidable réservoir de richesse humaine du peuple algérien. Il a mené la contestation avec autant de constance que de raison. Il attend avec la même détermination une refondation, pas un simple replâtrage. »

    L’armée au centre du jeu

    Reste que l’armée, pour l’instant, est en position de force, relève L’Est Républicain : « les hauts gradés ne céderont pas facilement leur place. Ni leurs privilèges, acquis tout au long de ces décennies passées à tirer dans l’ombre les ficelles du régime et de leur vieille marionnette présidentielle. Comment réagiront-ils, s’interroge le quotidien lorrain, si le peuple continue, dès demain, de descendre en masse dans la rue pour réclamer un changement d’ère ? Un scénario à l’égyptienne, où les généraux avaient fini par confisquer son Printemps au peuple de la place Tahrir, n’est pas à exclure. La révolution algérienne reste à écrire, et les militaires auront leur mot à dire dans ce nouveau chapitre. »

    En effet, complète Libération, « avec la chute du clan présidentiel, l’institution militaire se retrouve au centre du jeu. En forçant la main au Président sans laisser au clan présidentiel le temps d’organiser sa succession, l’armée fait d’une pierre deux coups. Elle donne d’abord des gages aux manifestants qui avaient fait du départ de Bouteflika la première de leurs revendications. Ensuite, en l’absence d’autre acteur crédible au sein d’un régime à bout de souffle, elle se pose en seul recours pour conduire la transition. »

    Mais attention, pointe Libération, « l’armée est désormais en première ligne. Le paratonnerre de la colère populaire a disparu : les critiques des manifestants pourraient maintenant se diriger contre l’état-major. Pour une bonne partie de la jeunesse, la révolution ne sera accomplie qu’à condition que l’armée cesse de s’ingérer dans les affaires politiques. »

    Quels seront les leaders de demain ?

    Autre problème soulevé par Libération : « pour l’heure, le mouvement de protestation n’a pas de leader clairement identifié. D’autant que les risques de se “brûler”, compte tenu de l’humeur dégagiste de la rue, refrènent les ambitions. Néanmoins, pointe le journal, certaines personnalités apparemment consensuelles ont émergé ces dernières semaines, parmi les associations ou la société civile, loin des partis traditionnels, y compris d’opposition. Ainsi, Mustapha Bouchachi, avocat, ex-député et militant des droits de l’homme, apparaît comme une boussole de la contestation. [...] D’autres personnalités plus traditionnelles pourraient aussi prétendre à un leadership. Ali Benflis, déjà candidat en 2004 et 2014 et ancien ministre de la Justice, semble se positionner à nouveau. [...] En attendant, “nous vendredirons !” clament déjà les protestataires sur les réseaux, en appelant à une nouvelle mobilisation demain. »

    Et Libération de conclure : « le verbe inventé par le mouvement qui dicte sa volonté au pays dans la rue tous les vendredis depuis le 22 février se conjugue encore au futur. »

    Partir à la retraite après 62 ans ?

    À la Une également : en France, la polémique sur l’âge de départ à la retraite…

    « Comme si elle n’avait pas assez à faire avec les Gilets jaunes et la sortie interminable du grand débat, la macronie semble prendre un malin plaisir à se mettre sur le dos une nouvelle crise politique, relève L’Opinion. Cette fois, c’est l’âge légal de la retraite qui focalise l’attention et provoque, au cœur de la majorité, cris et tiraillements. D’un côté, ceux qui militent pour dépasser l’âge actuel et viser les 65 ans ; de l’autre, ceux qui restent campés sur l’engagement de campagne d’Emmanuel Macron de ne pas toucher aux fameux 62 ans. »

    Du coup, pointe La Voix du Nord, « Jean-Paul Delevoye a fait passer le message en haut lieu. Si des ministres continuent de semer le doute sur le maintien de l’âge légal de départ à 62 ans, lui-même pourrait bien prendre une retraite anticipée dans ses fonctions de Haut-Commissaire à la réforme des retraites. Si l’ancien médiateur de la République rejette toute idée de reporter d’un, voire deux ans l’âge d’ouverture des droits, c’est parce qu’il joue sur cette question sa crédibilité en face de ses interlocuteurs syndicaux qui en ont fait un casus belli. Et qu’il s’agit d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron qu’il serait très risqué d’oublier dans le climat social actuel. »

    Des JO créateurs d’emplois…

    Enfin, bonne nouvelle pour l’emploi dans la capitale : « les Jeux olympiques de 2024 à Paris vont générer 150 000 emplois », c’est ce qu’annonce Le Parisien.

    « Les organisateurs des Jeux olympiques de Paris dévoilent ce jeudi leur plan emploi, pointe Le Parisien. Avec la volonté affichée de ne laisser personne en chemin, ni les demandeurs d’emploi, ni les petites entreprises, ni les habitants de l’Ile-de-France. [...] Au final, ce sont donc 150 000 emplois qui seront utiles à la réussite des JO : 78 300 dans le secteur de l’organisation (avec une montée en puissance en 2021), 60 000 dans le tourisme (pour la plupart en 2024) et 11 700 dans la construction (essentiellement entre 2021 et 2023). »

    Commentaire de Tony Estanguet, le président du comité d’organisation des Jeux : « Paris 2024 se veut innovant, ambitieux. Nous voulons   laisser une trace sportive, bien sûr, mais aussi sociale. »

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