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    A “la Une”, la macronie se déchire sur la retraite

    Le président français Emmanuel Macron lors de son discours de clôture du premier collège du renseignement qui s'est tenu à Paris le 5 mars 2019. Ludovic Marin/Pool via REUTERS

    Elle ne divise pas les Français, mais elle déchire la majorité, la réforme des retraites en France. Faut-il ou non allonger la durée de cotisations ? Les Français, en tout cas, sont contre. Et nettement. Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », l’Institut Montaigne et Radio Classique, 79 % des Français sont « opposés » à une augmentation de l’âge légal de départ à la retraite. Les « classes populaires » étant les plus attachées aux 62 ans, « le risque est grand de rouvrir un front social », souligne Les Echos.

    Mais dans les rangs de la majorité, c’est en effet une toute autre affaire

    « Le ton monte entre la majorité et le gouvernement », lance Le Parisien. Ce quotidien souligne « les frictions, pour ne pas dire les fractures, qui traversent la majorité et le gouvernement sur la très explosive question des retraites, véritable révélateur des clivages entre les uns et les autres ».

    Les uns et les autres ? Comprendre la droite « et en même temps » la gauche réunies au sein de ladite majorité autour d’Emmanuel Macron. « Bercy - et ses ministres de droite - tout comme Matignon sont en tout cas clairement dans le viseur de ces parlementaires » de La République en marche qui « refusent que l’on touche à l’âge légal du départ à la retraite», résume Le Parisien.

    Cette question « divise gouvernement et majorité », insiste « la manchette » du quotidien conservateur Le Figaro. Lequel journal en rend responsable le président de la République lui-même. « Submergé par les «gilets jaunes» et le grand débat, Emmanuel Macron se serait sans doute bien passé d’une telle cacophonie. Mais elle ne tient qu’à sa promesse (…) : réformer les retraites sans toucher à l’âge légal de 62 ans ».

    Impitoyablement, Le Figaro invoque en effet la loi d’airain de l’arithmétique. « Pour assurer dans le temps l’équilibre financier du système, sans réduire le montant des pensions et sans augmenter les impôts, il n’existe d’autre solution que de travailler plus longtemps », bucheronne-t-il, en évoquant cette promesse « intenable » d’Emmanuel Macron. Dure, dure, l’arithmétique, mais c’est la loi...

    L’Europe du désenchantement

    En France encore, c’était hier soir à la télévision le premier grand débat de la campagne pour les prochaines élections européennes. Mais l’Europe, les Français, n’y croient plus guère. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info, seuls 29 % des Français perçoivent la construction européenne « avec espoir », étant rappelé qu’il y a quinze ans, ils étaient 61 % dans ce cas. Une large majorité de Français trouve l'Europe inefficace, quel que soit le domaine d'action, mais surtout en matière d'emploi (80%), d'immigration (82%), et de fiscalité (82%).

    Autre enseignement de cette enquête, « le pouvoir d'achat et l'immigration seront les thèmes majeurs du scrutin », pointe Le Figaro : le pouvoir d'achat (36%), l'immigration (27%).

    Six Français sur dix pensent enfin que l'Europe sortira « affaiblie » par le Brexit.

    Dans ce contexte, le grand débat d’hier soir à la télé a viré « à la cacophonie », énonce Le Figaro. Parmi les douze têtes de liste réunies sur le plateau pour parler de l’Europe, «personne pour en être fier », souligne ce quotidien.

    A l’inverse, Le Parisien a trouvé cette « première séquence réussie ». Certes, admet ce journal, les échanges ont été « vifs », mais ils sont demeurés « courtois ».

    Alors, comme de coutume à chaque débat télévisé, une question se pose : qui a gagné ? Pour Le Parisien, ce fut « une première réussie » pour Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise ; ce journal a trouvé « sans relief » la prestation de la tête de liste LREM Nathalie Loiseau ; il qualifie de « poil à gratter » Jordan Bardella, essentiellement parce que la tête de liste du Rassemblement national a souvent coupé la parole à ses concurrents ; et il trouve que les débuts de Raphaël Gluksmann, tête de la liste Place publique-Parti socialiste ont été « laborieux ».

    Les grandes manœuvres des eurosceptiques

    C’est confirmé. Comme RFI l’annonçait hier, Marine Le Pen va recevoir Matteo Salvini aujourd’hui à Paris. Et ce matin, le journal Le Parisien se réfère à notre antenne, RFI, qui a en effet révélé cette information, la patronne du Rassemblement national « doit rencontrer ce matin à Paris son allié Matteo Salvini » pour évoquer notamment l’organisation d’un « grand meeting commun » en Italie à la fin de la campagne des élections européennes et qui devrait réunir plusieurs de leurs alliés eurosceptiques.

    Ce quotidien signale ainsi que « de nouveaux alliés devraient être présents le 8 avril à Milan, aux côtés de Matteo Salvini, comme les Allemands de l’Alternative für Deutschland (AfD), les Danois du Parti populaire danois, ainsi que les Vrais Finlandais ».

    Les parias de la République

    Cette liste de Français membres de l’Etat islamique présents au Kurdistan syrien, qui devaient être rapatriés en France. Mais pour ne pas heurter l’opinion publique, l’exécutif y a renoncé :

    « Tour était prêt », lance « en Une » Libération. L’opération de rapatriement d’environ 250 Français retenus au Kurdistan syrien avait été « organisée jusque dans les moindres détails », révèle ce quotidien, mais elle n’a finalement pas eu lieu, et ce journal y voit un « symptôme des hésitations de l’exécutif ».

    C’est un document « secret » émanant du renseignement intérieur auquel Libération a eu accès. Il dresse « de façon pointilleuse » la liste de 100 adultes, 37 hommes et 63 femmes, et 149 enfants (30 d’entre eux ont moins de 2 ans, 99 entre 2 et 13 ans, 7 ont 13 ans et plus), ils sont Français, membres  de l’Etat islamique retenus ou emprisonnés actuellement au Kurdistan syrien, une liste d’une « incroyable précision », souligne ce journal, contenant aussi bien les identités de ces Français que les numéros de vols qui devaient les ramener en France. Mais tout a été bloqué, ce fut le « retour à une ligne dure », énonce Libé. A Matignon, c’est motus et bouche cousue. A l’Elysée, on se borne à qualifier ce dossier de « très sensible ».

    Afin de rapatrier ces Français, un « plan précis » a donc été élaboré, « qui semble avoir été bloqué in extremis, pointe Libération, c’est probablement la crainte de l’opinion qui explique la décision française ».

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