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    A “la Une”, la Libye sous la menace d’un embrasement

    Un membre des forces pro-gouvernementales inspecte des véhicules confisqués aux partisans du maréchal Haftar, à l'ouest de Tripoli, le 5 avril 2019. REUTERS/Hani Amara

    Les troupes du maréchal Haftar tente de faire sauter le verrou sud de Tripoli, suscitant la plus vive inquiétude de la communauté internationale. « Menace d’embrasement aux portes de Tripoli », la capitale, lance « en Une » Le Figaro. Lequel quotidien pointe les « violents affrontements » qui ont eu lieu hier soir autour de l’ancien aéroport international, qualifiant cette offensive militaire de « risquée » mais y voyant un « sabotage politique évident ».

    Cette fois encore, le maréchal pourrait perdre beaucoup. « Khalifa Haftar a 25.000 hommes sous son commandement. Misrata en a 20.000 et recevra du soutien. Il suffit d’un rien pour que Khalifa Haftar se retrouve en situation de siège, estime dans Le Figaro Jalel Harchaoui, chercheur à l’institut Clingendael à La Haye. Ses troupes ne sont pas chez elles et auront besoin de ravitaillement ».

    Dans ce journal également, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye Ghassan Salamé déclare que « le pays a explosé en mille morceaux, il ne s’est pas divisé entre deux personnages. Ce n’est pas l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest que l’on réunifierait. Quarante-deux ans de dictature et huit années de chaos n’ont pas fait qu’éclater la structure de l’État, mais également le tissu social lui-même. C’est un travail de dentellière », formule Ghassan Salamé dans Le Figaro.

    Le Conseil de sécurité des Nations Unies demande aux forces du maréchal Haftar, qui se sont lancé avant-hier à l’assaut de Tripoli, de stopper leur offensive. Elles ont certes été repoussées, mais la crainte d’un embrasement qui torpillerait le processus de paix demeure. Le maréchal Haftar, qui n’a jamais reconnu l’autorité du gouvernement d’union nationale formé sous l’égide des Nations unies, est « prisonnier du théorème de la bicyclette : s’il n’avance pas, il tombe », résume Libération. Lequel journal estime que, « cette fois », le maréchal Haftar est « difficilement défendable », et il se demande si cette offensive ne va pas être considérée comme « celle de trop ».

    Le dernier génocide

    Au Rwanda, ce week-end sera marqué par les commémorations du génocide il y a 25 ans. «Pour qu’on n’oublie pas», lance « en Une » Libération, dont l’envoyée spéciale s’est rendue à Kabuga d’abord, bourgade proche de Kigali, la capitale, où une association met au jour des fosses communes recelant des cadavres par « milliers » et sur lesquelles, souvent, des maisons ont été construites pour effacer les traces du génocide. « Vingt-cinq ans après le drame, bien des secrets continuent de hanter le retour à la vie normale, comme ces fantômes qui ressurgissent sans prévenir », constate Libé.

    Coup de projecteur à la frontière entre les localités de Gisenyi et de Goma ensuite, à ce point de passage appelée « la grande barrière ». Cette région de collines brumeuses d’où étaient le président Juvénal Habyarimana, sa femme, Agathe et les plus hauts gradés de l’armée de l’époque, comme le colonel Théoneste Bagosora, général à la retraite, devenu directeur du cabinet du ministre de la Défense, aujourd’hui considéré comme le «cerveau du génocide», qui sera condamné en 2011 à trente-cinq ans de prison par le Tribunal pénal international pour le Rwanda ; c’est là que les « pogroms » ont commencé au début des années 90, rappelle Libération.

    Reportage enfin à Kayonza, dans l’est du Rwanda, car « le véritable enjeu reste celui des campagnes », souligne Libé. Qui l’a relevé sur place, vingt-cinq ans après le génocide, « les bourreaux et leurs victimes y cohabitent ».

    L’introuvable vérité du génocide

    Le président français sera absent des commémorations de Kigali, mais la France met en place une commission d’historiens chargée d’éplucher les archives. Emmanuel Macron a en effet mis en place une commission chargée d’ouvrir les archives de la France sur cette tragédie.

    « La France aux prises avec son passé, lance « en Une » le journal Le Monde. Dans les colonnes duquel l'historien et spécialiste de la question des génocides Vincent Duclert, président de ladite commission, promet qu’elle aura accès « à toutes les archives françaises ».

    Mais la composition de cette commission est d’ores et déjà dénoncée par Libération, car elle « renforce les pires craintes d’un nouveau verrouillage, estime ce quotidien. Tout d’abord, aucun spécialiste français du Rwanda n’en fait partie. La France ne manque pourtant pas de chercheurs qui travaillent depuis longtemps sur l’histoire de ce pays », énonce Libé, selon lequel, pas de doute, la crédibilité de cette commission est « d’ores et déjà entamée ».

    Ce quotidien insiste sur la « toute nécessité » de la « transparence ». Et quand il entend dire qu’il n’y a « rien dans ces archives », Libé remarque que, « s’il n’y a rien dans les archives, raison de plus pour les ouvrir. Ensuite, le débat pourra se poursuivre sur des bases plus saines. Et s’il y a quelque chose… ».

    Alors, « la France est-elle compromise ? C'est probable. La France est-elle coupable ? Rien ne l'indique », explique La Montagne. Vingt-cinq ans après, il est toujours difficile de dire si Paris est coupable d'avoir laissé faire le génocide et aidé d'une manière ou d'une autre une des factions. L'armée s'en défend et espère un jour être réhabilitée. Il est encore trop tôt pour la repentance ».

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