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    Les États pétroliers du Moyen-Orient veulent contrôler le maillon du négoce

    Une vue générale de la raffinerie Aramco, le géant saoudien du pétrole. REUTERS/Ahmed Jadallah

    Longtemps cantonnées dans la production de pétrole, les compagnies nationales du Moyen-Orient s'impliquent de plus en plus dans le négoce du brut et des produits pétroliers.

    Cela devrait intéresser nombre de participants à la conférence sur l'énergie aux Émirats arabes unis en ce début de semaine. La principale compagnie pétrolière du pays, Abu Dhabi National Oil Company, recrute des traders. De son côté Aramco le géant saoudien du pétrole étoffe sa propre division de négoce : Aramco Trading doit installer cette année un nouveau bureau à Londres, après en avoir ouvert un en fin d'année dernière à Fujairah - dans l'un des Emirats arabes unis et surtout à proximité d'un des plus grands terminaux pétroliers au monde.

    Placer son brut

    L'intérêt pour les compagnies pétrolières nationales de s'impliquer dans le négoce ? Optimiser la valorisation de leur brut. Les compagnies pétrolières le font déjà en investissant dans la transformation du pétrole et du gaz. Saudi Aramco a ainsi construit des raffineries et des complexes de pétrochimie géants aux Etats-Unis, en Inde et en Chine.

    Capter les marges

    « Avec le trading, les compagnies pétrolières nationales peuvent espérer placer plus facilement leur brut, souligne Philippe Sébille-Lopez, expert du secteur pétrolier chez Géopolia. En particulier en Asie où l'on assiste à une bataille pour les parts de marché. Il s'agit aussi de « capter les marges qui échappaient souvent aux compagnies nationales quand les cargaisons étaient revendues en route par des intermédiaires, à savoir les sociétés de négoce ». Capter les marges sur les cargaisons de brut et, la boucle est bouclée, sur les cargaisons de produits pétroliers issues des installations pétrochimiques de ces compagnies nationales.

    Mutation

    Les compagnies nationales des Etats pétroliers qu'on appelle souvent les NOC (national oil compagnies), ne vont pas se substituer aux sociétés de négoce, comme Glencore, Vitol ou Trafigura. Mais c'est une mutation de la même ampleur, estime-t-on chez S&P Global Platts, qu'il y a dix ans, après la crise financière, lorsque les banques avaient abandonné le trading aux sociétés de négoce. Les compagnies pétrolières nationales, elles, ont commencé timidement.

    Aramco dans le top 3 ?

    La compagnie d'Oman s'est lancée dans le trading en s'associant à l'un des géants du négoce pétrolier Vitol. Aujourd'hui les NOC se lancent seules dans cette nouvelle activité. Grâce à leurs champs de pétrole, elles ont les reins financiers plus solides que certaines sociétés de négoce pures et elles peuvent jouer sur le marché physique et sur les marchés financiers dérivés. Saudi Aramco veut ainsi devenir l'un des trois premiers négociants de pétrole au monde en 2020, et commercialiser 6 millions de barils par jour, moitié plus qu'aujourd'hui.

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