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    Ghana: la TVA à taux zéro sur le textile pour limiter le tissu de contrefaçon

    Le marché de Makola à Accra au Ghana. (Photo d'illustration) ©Ruth McDowall/AFP

    En début d'année, le gouvernement ghanéen a annoncé vouloir réduire à zéro la TVA pour les fabricants de textiles locaux pendant trois ans. La mesure devrait coûter au gouvernement plus de 40 millions de cédis, soit près de sept millions d'euros par an. L'objectif : aider les entreprises locales à faire face à une concurrence déloyale : les tissus de contrefaçon d'origine chinoise. Le secteur employait près de 30 000 personnes dans les années 1980, contre à peine 5 000 aujourd'hui.

    Au grand marché de Makola, dans le centre d’Accra, les vendeurs de wax se succèdent. Gladys Torkorno dirige une petite boutique, où l’on ne fait que du 100% local.

    « Notre défi avec les tissus de contrefaçon, c’est qu’ils ne sont pas chers. Au moins 50% moins chers ! Et les gens en veulent, même s’ils savent qu’ils sont de mauvaise qualité. Vous savez, nos manufacturiers locaux comme GTP, ATP, ils aimeraient pouvoir baisser leur prix. Mais ils ont de tels coûts de production que c’est impossible. »

    Sammy Acquah, responsable des ventes chez Akosombo Textiles Limited, l’un des principaux fabricants ghanéens, fait la tournée des clients.

    « Ça, ça vient de Chine ! Vous voyez la chemise que je porte et vous voyez ce tissu ? Ils ont repris notre produit, ont réduit la taille du motif, ils ont joué avec les couleurs. Et ils le vendent, et ils se font tellement d’argent ! C’est illégal ! Mais dans un cas comme ça, qu’est-ce qu’on peut faire ? On ne va pas saisir le produit et dénoncer notre client à la police. On ne peut pas faire ça dans notre business ! Tous ces tissus sont produits en Chine. Habituellement, ils passent par le Togo, ou d’autres routes. Leur but est d’éviter de payer les taxes et les droits de douane. »

    Des design imités, des qualités moindres, des prix cassés, le tissu de contrefaçon représenterait aujourd’hui 70% des textiles vendus le territoire. Pour Kofi Boateng, PDG d’Akosombo, l’initiative d’annuler la TVA sur trois ans est un soulagement.

    « À cause de tous ces produits de contrebande et cette compétition déloyale, on souffre ! La TVA à zéro nous aidera à être un tout petit peu plus compétitifs. On devrait pouvoir réduire le prix de nos produits de l'ordre de 20 à 50%. Ainsi, on va pouvoir s'agrandir, embaucher plus, faire de nouveaux bénéfices. C'est une aide importante, mais la baisse de la TVA seule ne va pas résoudre tous les problèmes. Il y a également de prévu l'introduction du " cachet de taxe ". Si vous vendez sur le marché et que vous n'avez pas ce tampon, c'est que votre produit n'a pas été produit au Ghana. Le vendeur verra son produit saisi. »

    Si ces tentatives de régulation nourrissent beaucoup d'espoir, leur mise en place se fait encore attendre.

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