GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 15 Juillet
Mardi 16 Juillet
Mercredi 17 Juillet
Jeudi 18 Juillet
Aujourd'hui
Samedi 20 Juillet
Dimanche 21 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    L'industrie cinématographique marocaine, modèle pour l'Afrique sub-saharienne

    le Cinéma Royal à Rabat, au Maroc (Photo d'illlustration) ©FADEL SENNA/AFP

    Il y a tout juste 75 ans, le Maroc se dotait d'un centre cinématographique, en partie copié sur le modèle français. Aujourd'hui, le royaume chérifien produit près d'une trentaine de longs-métrages par an et exporte son savoir-faire en Afrique.

    Il y a tout juste 75 ans, le Maroc se dotait d'un centre cinématographique, en partie copié sur le modèle français. Aujourd'hui, le royaume chérifien produit près d'une trentaine de longs-métrages par an et exporte son savoir-faire en Afrique.

    Le cinéma marocain peut s'enorgueillir de posséder des réalisateurs de grand talent. Nabil Ayouch, Selma Bargach, Narjiss Nejjar, pour n'en citer que trois. Chaque année, Rabat produit entre vingt-cinq et trente longs-métrages et une centaine de courts. Un dynamisme qui repose en grande partie sur le travail du CCM, le Centre cinématographique marocain, qui soutient et finance la filière. Le producteur Sarim Faassi-Fihri en est le directeur-général depuis 2014.
    « Nous avons quatre fonds. Un fond pour la production nationale, un fond pour soutenir les festivals. Il y en a soixante-huit qui sont soutenus au Maroc, un fond pour soutenir la rénovation et la création de salles de cinéma - et notamment tout le passage au numérique a été financé par ce fond - et enfin, depuis un an, un fond pour la production étrangère. Don en tout on tourne autour de 20-21 millions d'euros. »

    Le tournant date de 2002 avec l'arrivée à la tête du CCM de Nourredine Saïl, un visionnaire selon l'universitaire et spécialiste de l'économie du cinéma africain, Claude Forest.
    « Lui, son point de vue, c'est qu'il fallait d'abord aider la production, donc la spécificité marocaine est là, depuis 2002 jusqu’à aujourd'hui. Et ça paye. Ils ont aussi soutenu leur industrie technique. Et c'est extrêmement important de pouvoir être autonome, d'avoir des outils, des laboratoires et des techniciens, gens qui travaillent. La visée était là, c'était de pouvoir relocaliser des emplois et des savoir-faire. Et je trouve que cela a plutôt bien fonctionné. »

    Selon Sarim Fassi-Fihri, l'un des enjeux pour le cinéma marocain est de renforcer la visibilité de ses productions.
    « Je pense qu'il faut les accompagner par des vendeurs internationaux avec une plus grande visibilité. Les accompagner aussi dans les travaux de sous-titrages pour certains territoires. Je pense que c'est important de le faire. »

    L'autre axe du développement de l'industrie cinématographique, c'est l'Afrique de l'Ouest. Des accords de coproduction existent avec le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso ou encore le Niger. Mais en la matière, selon Claude Forest, tout est à construire.
    « Aujourd'hui il n'y a plus de filière de cinéma dans aucun pays d'Afrique de l'Ouest. Donc c'est du coup par coup, en trouvant des partenaires privés individuels. Oui, moi je pense que cela peut être un outil de dynamisation mais je ne pense pas que le Maroc ait ni les moyens ni les ambitions pour que ce soit autre chose que du coup par coup. »

    L'avenir c'est aussi l'insertion du cinéma marocain dans les systèmes de distribution modernes, à savoir les plateformes numériques de type Netflix. Une réflexion est actuellement en cours dans tout le Maghreb, elle pourrait servir d'exemple au cinéma ouest-africain.

    Prochaine émission

    Guinée: les déplacés de la bauxite

    Guinée: les déplacés de la bauxite
    En Guinée, l’extraction de la bauxite, la matière première dont on tire l’aluminium, est la principale ressource financière du pays. Au nord-ouest du pays près de la ville de Sangaredi se trouve la mine de la CBG, la Compagnie des bauxites de Guinée. (…)
    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.