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    Pourquoi Monsanto empoisonne Bayer

    Monsanto, qui produit le Round up, est une des firmes épinglées dans le livre de Stéphane Horel. REUTERS/Yves Herman

    Ce jeudi la cour d'appel de Lyon doit confirmer ou pas l'intoxication à un herbicide Monsanto subie par un agriculteur du sud-ouest. Le semencier américain a essuyé récemment plusieurs condamnations retentissantes aux Etats-Unis à cause du round up. Un vrai calvaire pour l'allemand Bayer qui a racheté la société en 2018.

    Paul François a été victime du Lasso, un herbicide aujourd'hui interdit en France comme dans de nombreux autres pays. Il demande un million d'euros de dommages et intérêts et a obtenu déjà deux jugements en sa faveur, mais Bayer fait à chaque fois appel : pas question de reconnaitre la moindre défaillance du semencier américain si chèrement acquis. Pourtant, depuis qu'il a racheté la société, les condamnations tombent en rafale et à chaque fois font plonger le cours de son action. Le chimiste allemand pèse aujourd'hui bien moins que ce qu'il a dépensé pour acquérir le fabricant du round up. Sa capitalisation boursière a chuté de 38%, elle est tombée à 53 milliards d'euros.

    Et la descente aux enfers pourrait bien se poursuivre. Deka Investment, l'un de ses principaux actionnaires, s'est énervé hier, accusant l'Allemand d'avoir sous-estimé les risques juridiques. « Les choses ont échappé au contrôle de la direction, s'exclame le directeur du fonds, nous sommes désormais à un point où les décisions sont prises par les tribunaux. »

    Les tribunaux américains en l'occurrence ont déjà reconnu deux fois la nocivité du round up. En août 2018, un tribunal estime que c'est bien l'herbicide qui a causé le cancer de la lymphe du jardinier Dewayne Johnson. Que le fabricant n'avait pas suffisamment informé l'utilisateur des risques encourus. Il y a une quinzaine de jours, un autre tribunal américain est parvenu à la même conclusion pour une autre victime d'un lymphome. Ces deux jugements ont été assortis de lourdes peines financières pour la société. Les dommages et intérêts se chiffrent à chaque fois à environ 80 millions de dollars. Et cela ne fait que commencer. Six autres procès sont prévus cette année aux Etats-Unis. Bayer a reconnu en janvier que 11 200 plaintes ont été déposées.

    Est-ce que la facture judiciaire qui se profile met Bayer en péril ? Bayer minimise l'impact de ces procédures. Tout en prenant des mesures d'économies. 12 000 emplois sont supprimés à travers le monde et 660 millions d'euros ont été provisionnés pour couvrir les frais de justice. Un cabinet américain estime lui que l'addition pourrait être beaucoup plus salée : de l'ordre de 10 milliards de dollars. A condition que le groupe conclut un règlement du litige avec les plaignants. Or pour le moment Bayer fait le gros dos. Négocier impliquerait de reconnaitre que les molécules de Monsanto sont toxiques. Impensable pour le PDG du groupe, il continue à défendre le bien-fondé de son acquisition. La plus importante jamais réalisée par une société allemande.

    Le glyphosate, la molécule en cause, est-il commercialement condamné par ces décisions de justice ? Même si les autorités sanitaires, en Europe ou aux Etats-Unis, n'ont pas établi de lien scientifique entre l'apparition des cancers et l'usage de la molécule, ces jugements pourraient effectivement avoir un effet dévastateur sur le marché. Le Sri Lanka et le Salvador l'ont déjà interdit il y a plusieurs années, il pourrait être responsable chez eux de nombreux cas d'insuffisance rénale constatés chez les agriculteurs. Le Vietnam a pris la même décision il y a quelques jours suite à la décision du tribunal californien. Un vrai souci pour Monsanto, car le glyphosate génère le quart de ses ventes.

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